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Les énergies alternatives

 

Espace vert

Les énergies alternatives

Pour se substituer aux énergies d'origines fossiles (essence et diesel), certains carburants dits "écologique" ont vu le jour ces dernières années. Qu'ils utilisent le gaz, l'éthanol ou l'électricité, ils ont tous pour objectif de faire baisser les rejets polluants dans l'atmosphère.

Les biocarburants

Les biocarburants ont fait une entrée fracassante sur le marché du particulier au 1er janvier 2007. Produits à partir de cultures agricoles issues de la biomasse (blé, maïs, cannes à sucre, betterave...) et composés à 85% d'éthanol (alcool), les biocarburants ont l'avantage de rejeter moins de gaz à effet de serre que les carburants d'origine fossile (les biocarburants réutilisent le carbone déjà présent dans l'atmosphère) et d'être environ deux fois moins chers à la pompe qu'un litre de diesel ou de sans plomb.
En quelques semaines, il y a eu un énorme engouement autour des biocarburants. Les ambitions du Gouvernement étaient si grandes qu'il s'est payé les services d'Alain Prost en personne pour promouvoir les bienfaits de ce carburant "vert" et développer le réseau de distribution en France.
500 pompes devaient voir le jour au cours de l'année 2007. Or, début 2008, on en dénombrait à peine plus de 200 sur tout le territoire...

Certains diront que c'est la faute des compagnies pétrolières qui ne se seraient pas investis à 100% dans le projet, d'autres affirmeront que la faute revient aux constructeurs qui ne se sont pas bousculés pour proposer des véhicules fonctionnant à l'éthanol E85 dans leur catalogue. Toujours est-il que le Gouvernement semble avoir subitement changé de position sur les vertus de ce carburant en pénalisant ses rejets de CO² au même titre que ceux d'un carburant classique. En fait, les biocarburants ne présentent pas que des qualités : leur production pollue et il est difficilement concevable de produire des cultures alimentaires pour nourrir nos voitures, alors que des gens meurent de faim chaque jour sur Terre.

L'avenir des biocarburants passera par de nouvelles filières plus énergétiques et plus intéressantes sur le plan environnemental, issues de déchets multiples, du bois, de la paille ou encore des algues.

Le GPL

Le GPL, ou Gaz de Pétrole Liquéfié, est un carburant composé de butane et de propane. L'essor du GPL dans l'industrie automobile a débuté à la fin du XXème siècle grâce à de nombreux avantages fiscaux qui en font le carburant le moins cher à la pompe. Depuis 2000, tous les véhicules GPL doivent être équipés d'une soupape de sécurité pour écarter tous les risques d'explosion (dans les parkings souterrains notamment).

Le bilan environnemental du GPL est globalement bon. Il ne rejette pas de particules de NOx et ses émissions de CO² sont inférieures à celles d'un moteur essence. Toutefois, le GPL rejette plus de monoxyde de carbone (CO).

En France, 200.000 automobilistes seulement roulent au GPL. Pourtant, les avantages ne manquent pas :

- Crédit d'impôt de 2000 € accordé par l'Etat (depuis 2006),

- Possibilité d'installer un kit GPL en seconde monte,

- Amortissement quasi immédiat,

- Facilité d'approvisionnement,

- Meilleure souplesse à bas régime,

- Longévité du moteur améliorée,

- Entretien réduit,

- Bi-carburation (essence ou gaz).

En fait, le succès mitigé du GPL est peut être à mettre sur le compte de l'impact psychologique qu'il crée autour de lui. Difficile, en effet, de rouler la conscience tranquille dans une voiture chargée de gaz...même si les risques d'explosion semblent écartés aujourd'hui.

Le GNV

Le GNV, Gaz Naturel pour Véhicules, est un gaz naturel composé à 97% de méthane. Très diffusé chez nos voisins transalpins (400.000 italiens roulent au gaz naturel), le GNV reste peu répandu dans l'Hexagone (pour les particuliers) même si plusieurs constructeurs européens commencent à s'engager dans cette direction notamment Fiat et PSA, qui commercialisent des voitures fonctionnant en bi-carburation (autonomie de 300 km en gaz naturel et de 500 km avec du sans plomb).

Si les stations-service délivrant du gaz naturel ne courent pas les bords de routes françaises, le GNV présente un réel intérêt pour les particuliers vivant dans un pavillon relié au réseau de gaz puisque Gaz de France propose l'installation d'une mini-station individuelle pour faire le plein dans son garage.

Sur le plan sécuritaire et écologique, le GNV présente de nombreuses qualités par rapport au GPL. Il est nettement moins dangereux car plus difficilement inflammable, il n'est pas sujet au BLEVE (risques d'explosion) et présente un bon bilan environnemental (25% de gaz à effet de serre en moins que l'essence, aucune particule ni odeur et peu d'oxydes d'azote).

L'électrique

C'est à la fin du 19ème siècle qu'est apparue la première voiture électrique. A l'époque, rien ne prédisait encore l'essor du moteur à explosion au cours du 20ème siècle, et pourtant.

Aujourd'hui, la majorité des voitures électriques est possédée par des entreprises ou des collectivités territoriales. Si le silence de fonctionnement et le bilan écologique très favorable en font des véhicules très appréciables, on ne peut pas en dire autant de l'autonomie dépassant à peine les 100 km et du temps de chargement de 6 longues heures.

Au cours des années 90, PSA et Renault ont mis sur le marché plusieurs modèles de véhicules électriques (Peugeot 106, Renault Clio, Kangoo et Citroën Saxo) mais sans grand succès commercial.
Peut-être qu'il en sera autrement avec la nouvelle génération de voitures électriques qui devrait voir le jour d'ici quelques années ?

L'hybridation

On appelle hybride, un véhicule faisant appel à plusieurs sources d'énergie distinctes. La voiture hybride la plus célèbre est sûrement la Toyota Prius, qui fait un véritable carton dans le monde entier. Son principe de fonctionnement est simple : le moteur thermique est secondé par un moteur électrique pour favoriser les économies de carburant (de 10 à 50% selon l'utilisation).

Ainsi, en ville il est possible de rouler 100% électrique pendant quelques minutes si le conducteur ne sollicite pas trop la pédale des gaz. Et si la puissance venait à manquer ou que les batteries étaient déchargées, c'est le moteur thermique qui prendrait alors le relais, tandis que le moteur électrique récupérerait l'énergie cinétique lors des phases de freinage pour réalimenter les batteries.

En attendant l'arrivée d'énergies plus propres, les moteurs hybrides s'annoncent comme une solution d'avenir sur le court terme (baisses des consommations et des émissions polluantes). Et si le prix d'achat s'avère plus élevé, il est en partie compensé par un crédit d'impôt de 2000 € accordé par l'Etat.

Toyota n'est pas le seul constructeur à s'être aventuré dans la technologie de l'hybridation. Honda lui a emboîté le pas il y a quelques années avec la Civic Hybrid, tandis que General Motors et Mercedes s'apprêtent à lancer à leur tour des véhicules hybrides. PSA Peugeot Citroën pourrait suivre dans quelques années (vers 2010) en commercialisant la première voiture hybride diesel + électrique.

Les énergies de demain

Les ingénieurs planchent sur les nouvelles technologies qui équiperont nos voitures de demain. Si la pile à combustible ou l'hydrogène attendront encore un peu, les innovations ne manquent pas pour réduire les émissions de gaz polluants.

Voici les nouvelles énergies qui verront sûrement le jour dans quelques années :

- La voiture électrique

En une décennie, les voitures électriques auront formidablement bien progressé. Elles seront plus légères, plus puissantes et plus performantes, leur autonomie dépassera les 400 km et les batteries se rechargeront en récupérant l'énergie cinétique créée par les freins et grâce à des panneaux solaires installés sur le toit de la voiture.
Renault et Nissan ont d'ores et déjà annoncé qu'ils travaillaient sur un projet de voitures tout électrique pour 2010, tandis que le groupe français Bolloré et le constructeur italien Pininfarina ont collaboré pour créer la Blue Car, une petite voiture électrique qui sera commercialisée fin 2008.


- Les biocarburants de 2ème génération

Malgré un prix à la pompe avantageux, les biocarburants n'ont pas percé sur le marché français. Qu'à cela ne tienne, la voie de ce carburant "vert" n'est pas complètement fermée pour autant. Les biocarburants dits de "nouvelle génération" auront un meilleur rendement énergétique à l'hectare et ne dépendront plus des cultures agricoles destinés à l'alimentation, mais de végétaux comme les plantes, le bois et les micro-algues.
Les nouveaux biocarburants pourront également être présents à 100% dans les réservoirs de nos voitures (E100), contre 85% d'éthanol aujourd'hui (E85).


- La pile à combustible

C'est au suisse Christian Schönbein que l'on doit la découverte de la pile à combustible, en 1839. Techniquement parlant, la pile à combustible alimentée à l'hydrogène (elle fonctionne comme un générateur et fournit l'énergie aux moteurs électriques) est une solution maîtrisée par les constructeurs automobiles aujourd'hui, comme en témoignent les nombreux prototypes roulants qui ont vu le jour ces dernières années (Honda FCX, Ford Focus FCV, Mercedes Classe A F-Cell...).

Problèmes : le coût d'une voiture à l'hydrogène est 100 fois plus élevé qu'une voiture à moteur thermique et certaines contraintes de production et de poids restent à résoudre. La commercialisation à grande échelle attendra donc encore un peu, on parle d'une quinzaine d'années (2010-2015).

Quoi qu'il en soit, l'hydrogène est présenté comme le carburant de l'avenir puisqu'il ne rejette que de la vapeur d'eau.


 

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