Treize ans après la McLaren F1 (produite à seulement 106 exemplaires de 1993 à 1998), la MP4-12C marque le retour de la firme britannique à la série. Elle sera la tête de pont d'une future gamme de modèle supersportifs biplace à moteur central.
McLaren a snobé le Mondial de Paris pour mieux cibler sa clientèle, laquelle attend d'ores et déjà la MP4-12C. La marque produira 1 000 exemplaires de sa future super sportive en 2011, mais selon ses affirmations 2 800 clients l'ont déjà réclamée. Inutile alors d'investir dans un couteux stand à la porte de Versailles, mieux vaut capitaliser sur les futurs distributeurs (35 de par le monde dont deux en France Paris et Monaco) par des évènements plus ponctuels.
Longue de 4,50 m, la MP4-12C est à mi chemin d'une Lamborghini Gallardo (4,35 m) et d'une Murcielago (4,61 m). Assemblée autour d'une cellule en carbone, laquelle affiche seulement 80 kg sur la balance, la nouvelle McLaren soigne son poids (1300 kg au total). McLaren insiste sur le fait que la totalité des pièces est développée en interne, y compris le moteur, malgré le partenariat qui lie la firme avec Mercedes en F1 jusqu'à l'orée 2015.
Le moteur V8 3.8 biturbo fort de 600 ch et d'une valeur de couple de 600 Nm permet au bolide d'atteindre 200 km/h en moins de 10 secondes. Tandis que la vitesse maximale est de 320 km/h.
En position centrale arrière, le moteur est avancé au maximum derrière l'habitacle, afin de répartir au mieux les masses, ses organes périphériques (pompe à eau et alternateur) étant placé latéralement. Idem pour l'échappement qui ressort en hauteur entre les feux arrière.
Deux raisons à cette position inhabituelle, d'une part le tube est plus court ce qui de fait réduit le poids de l'ensemble du système d'échappement et d'autre part, l'extracteur d'air placé en partie basse pour l'effet de sol n'a pas besoin d'être découpé pour laisser passer le silencieux.
Cintrée au plus près des éléments mécaniques, la robe de la MP4-12C evite tout artifice disgracieux. Comme l'affirme Franck Stephenson, le designer du bolide « la fonction définit la forme ». Un travail main dans la main avec les ingénieurs aérodynamiciens qui permet de se passer d'un aileron aileron à l'arrière de l'auto.
En revanche, la poupe recèle un aéro frein lequel permet une rapide décélération : moins de 5 secondes pour passer de 200 à 0 km/h et moins de 3 secondes pour stopper net à 100 km/h pour une distance de freinage de 30 m. Au chapitre freinage, un dispositif en carbone céramique est livrable en option, les ingénieurs ont préféré un système plus conventionnel pour la version de série : le poids toujours le poids !
Une fois installé à bord - la manoeuvre n'est guère aisée puisqu'il faut au préalable enjamber une large poutre structurelle - toutes les commandes s'avèrent parfaitement distribuées. Large comme la paume de la main, la console centrale regroupe le strict nécessaire dans un écran de type iPhone XXL.
Les palettes de changement de vitesse étant au volant et la commande de frein quant à elle électrique permettent de gagner de la place. Pour le confort du pilote et de son passager, la climatisation bi-zone est réglage par le biais d'une commande placé sur chaque contre porte : une implantation digne d'un monospace !


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