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Notre essai
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| Audi S4 V8 344 ch : Noble "S"La nouvelle S4 V8, en succédant à la version V6 suralimentée, troque deux turbos contre deux cylindres de plus pour un poids moteur identique, et gagne au passage près de 80 chevaux supplémentaires. Voici le portrait de cette berline, atypique dans son segment avec un tel choix de motorisation. |
| | Fiche | | Voiture essayée : Audi S4 V8 344 ch | Moteur | 8 cylindres en V - | 0 à 100
km/h | 5.6 sec. | Puissance | 344 ch | Conso mixte | 13.4 l/100 | Prix | 60 140 € | |
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| Quattro | Impossible d'imaginer une Audi « S » sans sa transmission intégrale permanente, surtout avec un couple très généreux de 410 Nm à 3500 tr/mn. La nouvelle S4 reprend donc l'excellente transmission intégrale quattro avec différentiel Torsen (Torque Sensing) qui, rappellons-le, améliore la motricité en répartissant la puissance sur les roues qui ont le plus d'adhérence lorsque c'est nécessaire. En conduite normale, c'est totalement transparent pour le conducteur. En conduite sportive, cela permet de transmettre plus de puissance au sol lorsqu'on est à la limite. Enfin en situation de faible adhérence, c'est une sécurité active très avantageuse et rassurante, mais attention lorsqu'on accélère le rythme : la fausse sensation d'adhérence engendrée par la motricité importante peut tromper le conducteur peu expérimenté. Il faut donc garder un oil au tableau de bord pour surveiller le déclenchement éventuel de l'ESP qui indique qu'on est proche des limites. | | | Extérieur | La S4 permettra à son propriétaire de surprendre bien des conducteurs de sportives qui ne s'attendent pas à être « déposés » de la sorte par une berline d'apparence discrète. En effet, seuls les badges, les sorties d'échappement et les grosses jantes de 18 pouces trahissent la cavalerie planquée sous le capot. Dans sa livrée noire métal avec intérieur cuir blanc (en option), notre modèle d'essai jouait même carrément la carte du chic. Attention toutefois, cette combinaison de coloris assez salissants nécessite un entretien régulier.
L'observateur averti pourra tout de même repérer une S4 à sa peinture intégrale, ses prises d'air plus larges, et ses rétroviseurs en aluminium poli. L'ensemble offre un compromis entre rondeurs des anciens modèles et tranchant des plus récents assez agréable à l'oeil. | | | Intérieur | L'habitacle est sans surprise pour un habitué de la gamme Audi, c'est-à-dire élégant et d'une qualité sans reproche. Nous avons toutefois regretté quelques détails d'ordre ergonomique comme les commandes de lève-vitre trop reculées dans les contre-portes, et une instrumentation du système GPS Plus Audi Navigation System (navigation dans la fenêtre de l'ordinateur de bord + carte sur l'écran LCD couleur) particulièrement riche en boutons et commandes pas forcément intuitives. Les sièges sport Recaro offrent un bon maintien et des possibilités de réglages permettant de trouver à coup sûr une position de conduite idéale.
L'instrumentation cerclée de contours chromés est agréable et rappelle les aptitudes hors normes de cette auto. Il est toutefois regrettable de ne pas pouvoir disposer d'un détecteur de pluie ou d'autres équipements courants chez les concurrents comme les mémoires de réglages des sièges électriques par exemple. En revanche, nous notons la qualité remarquable du son fourni par le système audio Bose (en option) ainsi que, dans un autre registre, les filets du coffre qui permettent de maintenir facilement ce qu'on y déposera en évitant ainsi l'effet « centrifugeuse » inévitable lorsque le conducteur décidera de laisser les 344 chevaux s'exprimer. | | | Tenue de route | Bien que rabaissée et raffermie, la suspension reste suffisamment souple pour être confortable. Mais venons-en tout de suite au fait : ce qui ressort bien avant tout autre chose sur cette S4, c'est l'immense sécurité apportée par la combinaison quattro/ESP. La direction se durcit proportionnellement à la vitesse et le châssis procure des sensations de maniabilité et de tenue de route très intéressantes. L'auto semble pouvoir corriger toutes les erreurs que pourrait faire un conducteur peu expérimenté lorsqu'il se met à chercher les limites. En virage, tant qu'on maintient l'accélération il est quasiment impossible de perdre le contrôle et même un lâcher de gaz brutal ne sera pas sanctionné violemment si l'ESP est déconnecté ; ce qui nous amène à mettre l'accent sur quelques particularités de ce modèle en utilisation sportive.
En effet, cette S4 affiche une forte tendance naturelle au sous-virage qui devient presque perturbante lorsqu'on cherche à glisser. De plus le moindre déclenchement imprévu de l'ABS lors d'un freinage sur revêtement dégradé engendre immédiatement la remise en service temporaire de l'ESP, et l'auto se met alors à faire l'inverse de ce qu'on recherche. Sur revêtement mouillé, dans les épingles des routes bosselées et vallonnées de campagne où nous avons fait notre essai, l'ESP nous a même gratifié d'un sous-virage spectaculaire sur un déclenchement inopiné de l'ABS. Efficace, cette auto l'est incontestablement mais elle ne permet malheureusement pas à un conducteur chevronné d'exploiter l'intégralité de ses capacités. En revanche le freinage est tout à fait performant et en rapport avec les capacités d'accélération de l'auto, et l'ABS est particulièrement agréable car son déclenchement est assez tardif et « intelligent » lors des freinages effectués sur de petites bosses qui conduisent la voiture à décoller d'une ou plusieurs roues. D'autre part un système d'assistance Dual Rate équipe la S4, réduisant l'effort nécessaire sur la pédale lorsque la décélération dépasse 0,5 g. Enfin, les larges pneumatiques de 235/40 R 18 encouragent des décélérations aussi franches que les accélérations sur sol sec.
Au final, malgré sa vivacité l'auto est handicapée par son poids (notre modèle d'essai approchait les 1800 Kg) et son architecture : le V8 en porte-à-faux avant a tendance à entraîner le reste de la caisse dans son inertie, pénalisant le comportement dynamique dans le serré. Les performances dynamiques de la nouvelle S4 restent impressionnantes tant qu'on privilégie l'efficacité. | | | Moteur / Boîte | Le moteur est le plus remarquable des attraits de l'Audi S4. L'échappement produit de délicieux « glou-glous » lorsqu'on accélère depuis le ralenti et les vibrations du V8 à basse fréquence vous saisissent de l'intérieur. Dans l'habitacle, sa sonorité est discrètement présente, et la tonalité passe d'un son grave et rauque à un feulement clair vraiment plaisant lorsqu'on taquine le rupteur, qui n'intervient qu'à 7200 tr/mn, autorisant des montées en régime d'autant plus impressionnantes que l'étagement de la boîte manuelle à 6 vitesses lui permet d'exprimer pleinement sa puissance sur toutes les plages de régimes.
Ainsi vous pouvez reprendre de la vitesse immédiatement sur tous les rapports, même le plus long lorsque vous commencez depuis de très bas régimes. L'agrément de conduite est donc saisissant, à tel point qu'on arrive parfois à oublier le rapport qu'on a enclenché tant la disponibilité de la puissance est omniprésente : les chiffrent confirment ces impressions puisque 300 Nm (soit 73% du couple maximum) sont disponibles dès 1100 tr/mn ! Pour loger les 4,2 litres du V8 dans l'A4, Audi a remplacé les courroies par des chaînes pour les arbres à cames et les accessoires, lui donnant des dimensions particulièrement compactes. Avec un rapport poids-puissance proche de 4,8 Kg/ch., la puissance du V8 autorise des accélérations et des vitesses de passage en courbe impressionnantes. Quant à la boîte de vitesse, elle est bien étagée et typée sport : la commande est ferme, précise, et le débattement court. Passer de 0 à 200 km/h en 20,6 secondes et donc non seulement possible, mais particulièrement agréable. sur autoroute allemande bien entendu.
Jusqu'à la fin de l'année, seule la boîte manuelle est proposée. A l'avenir, une boîte 6 tiptronic avec palettes au volant sera disponible avec des raffinements tels que la prise en compte de nouveaux paramètres, comme les accélérations longitudinales et transversales et les types d'actions imprimées à la pédale d'accélérateur afin d'éviter les changements de rapports inadéquats, en courbes par exemple. Lors de notre essai les valeurs de consommation de carburant affichées par l'ordinateur de bord nous ont quelque peu interpellé : le plaisir des reprises et des accélérations du V8 a un prix. Ne comptez donc pas rouler économique avec la nouvelle S4, ce n'est clairement pas sa vocation. Avec une capacité de réservoir de 66 litres, vous serez d'ailleurs fréquemment amenés à ravitailler. Mais à près de 67 000 euros options comprises, notre modèle d'essai n'est de toute façons pas destiné à des clients dont c'est la principale | |
| Notre avis | | Style intérieur et extérieur | | Sécurité active
et passive | | | Qualité et finition | | Plaisir de conduite | | | Ergonomie et simplicité | | Performances pures | | | Equipement et options | | Agrément Moteur | | | Confort et suspension | | Budget achat et essence | | |
| | Conclusion | La nouvelle Audi S4 remplace avantageusement la précédente, et se positionne de manière originale dans son segment avec l'adoption d'une motorisation noble. Elle rend la route plus sûre et plus agréable avec un niveau de performances hors du commun.
Vous pouvez choisir entre une conduite souple et coulée sur un filet de gaz, ou lâcher les 344 chevaux et en tirer la quintessence grâce à des qualités dynamiques inhabituelles. Et même si tout cela a un prix, il est bon de rouler en S4 sur les routes de France. |
| | A retenir | | | Fiche technique | | Voiture essayée
: Audi S4 V8 344 ch | | Vitesse max | 250
km/h
| | 0 à 100 km/h | 5.6
sec.
| | Conso autoroute | 9.8
l/100
| | Conso mixte | 13.4
l/100
| | Conso ville | 19.5
l/100
| | Poids | 1660
kg
| | Moteur | 8 cylindres en V - 4163 cc - | | Puissance | 344
ch à 7000 tr/minute | | Couple | 410
Nm dès 3500 tr/minute | | Transmission | Traction - BVM à 6 rapports
| | Dimensions (L/l/h) | 4.58
/ 1.78
/ 1.42
m
| | Réservoir / Coffre | 66
litres
/ 445
dm3
| | Puissance fiscale | 26
CV
| | Prix | 60 140 € |
|
| Comparateur Assurance auto |
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| Crédits | | |
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