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| Citroën C4 Coupé VTS |
| Une sportive embourgeoisée et technologique |
Depuis la victoire de Sébastien Loeb, Champion du monde des Rallyes 2004 au volant de la Xsara WRC, Citroën continue la quête aux succès avec la commercialisation de la toute nouvelle Citroên C4 Coupé VTS. Quel dommage qu'elle ne soit pas inscrite sur la ligne de départ en 2005 ! En effet, notre champion national est retourné taquiner les Subaru, Mitsubishi et autres Ford à l’aide de la Xsara qui lui a permis de gagner le championnat 2004 et se place directement premier en remportant le Rallye du Monte-Carlo. J’arrête immédiatement la comparaison, le sigle « VTS » ne signale apparemment plus les prétentions sportives de la marque mais sa signification a évolué vers un esprit de véhicule haut de gamme et technologique.
Dévoilée en fin d’année 2004, la nouvelle Citroën C4 Coupé VTS récupère la ligne élancée du concept « Airdream ». Son style imposant lui confère un look agressif et moderne. La poupe fait référence aux anciens modèles qui ont fait la renommée de la marque aux chevrons, pourtant aujourd’hui elle étonne toujours par son originalité. |
| Extérieur |
La ligne de la Citroën Coupé VTS est séduisante. Le capot court et plongeant lui donne un style agressif déjà bien marqué par un spoiler massif et les gros chevrons qui utilisent toute la largeur de la calandre. Les très belles jantes de 17" confirment ce tempérament au détriment d'un peu de confort. Elles disposent d'un boulon antivol de série. Les magnifiques optiques avant étirées sur les ailes, symbolisent l'écoulement d'air et le dynamisme. Les projecteurs xénon sont directionnels. Cette technologie révolutionnaire (ébauchée sur les anciennes Citroën DS) est très sympathique et sécurisante.
Le pare brise avant très large, offre une bonne visibilité. La profondeur importante du tableau de bord permet un faible angle d'inclinaison.A l’arrière, l'essuie glace est très petit et l'espace balayé ne permet pas de voir grand-chose. Le hayon offre une visibilité réduite car formé par deux lunettes comme sur une Audi A2. Détail pratique, nous trouvons des fils de désembuage sur les vitres arrière. Le coupé expose une ligne fluide grâce à sa carrosserie épurée de toute baguette latérale de protection, cependant ce choix esthétique la rend vulnérable aux chocs extérieurs. Dans le même esprit, à l'avant, les pare-chocs très souples et le capot en aluminium extrêmement léger permettent une meilleure absorption d'un éventuel choc piéton.
Les rétroviseurs extérieurs électrochromatiques adoptent une forme sportive et hébergent les clignotants afin de garder une ligne d'ensemble fluide en évitant leur incrustation dans les ailes. Ils peuvent être rabattus de l’intérieur à l'aide d'une simple touche et se rétractent automatiquement à la fermeture du véhicule. Des radars de stationnement avant et arrière avec signaux distincts, trouvent leurs places aux endroits stratégiques de la carrosserie afin de faciliter les manœuvres. Le style original de la poupe élancée vers l'arrière, affirme l'aspect sportif recherché. A défaut de plaire à tout le monde, sa silhouette particulière attire tous les regards. Le hayon est surplombé d'un petit aileron qui coupe avec la fluidité de la ligne mais fait référence à sa future cousine WRC. L’arrière est imposant et les feux utilisent toute la hauteur pour être bien remarqués. En regardant de plus près, la silhouette n'est pas si moderne qu'elle pourrait y paraître. Les designers de la marque se sont certainement inspirés des études de style de l'époque tel que l'Ami 6, DS ou autre SM. Un bel hommage à Mr André. |
| Intérieur |
La luminosité dans l'habitacle est importante malgré l'absence du toit panoramique en verre proposé en option. La position des montants de pare-brise gêne quelque fois la visibilité mais ces derniers restent assez fins pour se faire oublier. Le niveau de finition est très élevé. Les matériaux sont de bonne facture mais salissants, leur entretien doit donc être quotidien. La planche de bord allongée est sobre et agréable au touché. Les commandes du volant et du tableau de bord sont nombreuses et pas toujours intuitives, nous pouvons reprocher leurs manque d'ergonomie à la manière des "roulettes" qui permettent de naviguer dans les menus. L'instrumentation est composée de trois écrans digitaux dont le compte tours qui trouve sa place au sommet du volant. L'écran de contrôle de la ventilation, identique au compte tour, contraste avec l'aspect translucide de la réglette situé au milieu du tableau. L'ensemble n'est pas très homogène surtout avec l'écran central de la radio et du GPS. Un parfumeur d'ambiance se trouve sur l'aérateur central et diffuse des senteurs via la système de climatisation bizone. La boite à gants réfrigérée permet de garder une bouteille d’un litre au frais. Les sièges baquets en tissu et alcantara sont originaux. Leur style sportif ne passe pas inaperçu et ne manque pas de charme. Trouver sa position de conduite est simple compte tenu du nombre de réglages possibles. De plus ils sont chauffants ce qui n'est pas négligeable en cette période. Il est toutefois regrettable que l'accès aux places arrière soit à chaque fois une opération délicate alors que l'habitabilité y est très raisonnable. La banquette arrière et l'assise sont rabattables. Le coffre dispose d'une capacité de chargement de 314 litres et bénéficie d'une vraie roue de secours sous le plancher. Il peux recevoir un système de compartiments en option.
Le pommeau de vitesses en aluminium apporte du caractère à l'habitacle, il est cependant très sensible aux rayures. Il faut un certain temps d’accoutumance avant de maîtriser parfaitement le pédalier en aluminium. La sensibilité des pédales provoque un à-coup lors du freinage et de l'accélération. Ce phénomène est amplifié avec l’aide au freinage d’urgence "AFU". Le volant réglable en hauteur et profondeur est à moyeu fixe. Cette innovation est la plus marquante de ce véhicule. Elle permet d'offrir un niveau de sécurité très élevé. Son immobilité permet un déploiement de l'Airbag plus en phase avec la morphologie du conducteur. Un second coussin, présent sous la colonne de direction protège les genoux. La majorité des commandes du volant se retrouvent autour du moyeu central. Le limitateur et le régulateur de vitesse très utiles sur nos routes, sont tout de suite à porté de main. Les commandes du téléphone (bluetooth), de la radio et du GPS y trouvent également leur place. Le système audio JBL est puissant et de qualité. Les 6 hauts parleurs et le caisson de basse placé dans le coffre, sont accompagnés d'un chargeur 5 CD situé dans l'accoudoir central. |
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| Tenue de route |
| L'empattement important, les portes à faux réduits et les 1,77 m de large confirment les prétentions sportives de la C4 VTS en offrant une bonne tenue de route et un comportement agréable sans grosse prise de roulis. Son caractère sous-vireur (typique à tous véhicule traction) rend la conduite aisée. Son châssis prévenant est un gage de sécurité car il est rarement pris à défaut. Sa ligne aérodynamique permet d'obtenir un coefficient de résistance à l'air record pour sa catégorie 0.28, ce qui explique les consommations raisonnables et les émissions de CO2 réduites. L'équipement de série est composé d'un ABS avec répartiteur de freinage couplé à un correcteur électronique de trajectoire "ESP" complètement déconnectable. L'aide au freinage d'urgence "AFU" fait partie de l'équipement de série. La sécurité est renforcée par un contrôle électronique de la pression des pneumatiques et 4 disques ventilés qui fournissent un freinage très endurant. Les jantes 17" sont associées à des pneus taille basse en 205/50 afin d'assurer un comportement réactif et un aspect plus contemporain. A partir de 80 Km/h, l'alerte de franchissement involontaire de ligne "AFIL" se déclenche et averti le conducteur des changements de voie par une vibration du siège conducteur. Ce système déconnectable, permet d'éviter que le conducteur seul s'endorme au volant. Il fonctionne à l'aide de capteurs situés dans le bouclier avant. |
| Moteur/boîte |
Compte tenu de la catégorie des acheteurs ciblés par Citroën, c’est avec quelques préjugés que je suis parti essayer la dernière sportive directement issue de la compétition et descendante de la Xsara VTS. La C4 VTS assume bien cette responsabilité mais son comportement moteur souple, manque de vivacité surtout à bas régime. Le quatre cylindres 2,0 litres, 16 soupapes délivre une puissance de 180 ch à 7000 tr/mn. Il est agréable et extrêmement silencieux à faible allure mais devient bruyant et décevant en utilisation sportive. Le couple maximum de 202 Nm est atteint à 4750 tr/mn et se révèle insuffisant. L’adjonction d’un turbo lui aurait permis de rivaliser avec la concurrence actuelle. En terme de performances, la C4 VTS est discrète et rivalise avec ses anciennes sœurs ennemies que sont la Seat Léon 1.8 litre 20 VT ou encore la Fiat Stilo 2.4 litres 20V Abarth. La production actuelle (Golf GTI, Mégane RS) est nettement plus chère mais offre des performances supérieures. Les accélérations sont décevantes pour une puissance de 180ch mais les performances générales restent tout de même satisfaisantes compte tenu de son poids élevé (1350kg). Le 0 à 100 est abattu en 8"3 et le 1000 m en 28.9 secondes, les reprises sont de bon niveau avec le 80 à 120 km/h parcouru en moins de 12 secondes sur le 5ème rapport.
Fiche Technique
Le silencieux arrière de forme allongée est spécifique à la C4 VTS et distille une sonorité plaisante très calfeutrée. En conduite sportive, nous pouvons lui reprocher un étagement de la boite de vitesse inadapté. Pourtant assez courte, son comportement est entaché par un frein moteur par moment quasi inexistant et des reprises décevantes. En effet, cette motorisation n’est pas dotée de la boîte à 6 rapports et lui fait cruellement défaut. Elle lui aurait permis de réduire le niveau sonore sur autoroute. Elle ne supporte pas non plus les bas régimes et oblige à rester dans les tours pour optimiser la puissance du moteur. D’un autre point de vue, nous pouvons penser que fort de ses récents succès, Citroën s’est embourgeoisé et préfère miser sur le confort en positionnant la C4 en tant que véhicule haut de gamme au détriment du caractère sportif. |
| Conclusion |
| La nouvelle Citroën C4 Coupé VTS est à coup sûr un futur succès commercial. Sa silhouette intemporelle laisse présager une durée de commercialisation relativement importante. Son style et son équipement résolument modernes risquent de faire des émules parmi ses concurrentes et son rapport qualité / prix excellent devrait lui laisser un avantage certain. Le coupé C4 VTS aurait pu être épaulé d’une suralimentation ou par le choix d’une motorisation plus puissante, toutefois compte tenu de sa vocation de véhicule familial, nous lui pardonnons ce petit défaut de jeunesse. |
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Manque de couple à bas régime |
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Accès aux places arrière |
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Projecteurs Xénon directionnels |
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Rapport qualité / prix (24 000€) |
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Originalité de la sellerie |
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| Liens pratiques |
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| Fond d'écran |
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Fond d'écran "Citroën C4 Coupé VTS"
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| Crédits |
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Essai réalisé le 31 janvier 2005 |
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Texte & photos : Stéphane CAPELA |
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