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Notre essai
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| Cadillac CTS 3.6 Sport Luxury : Le renouveau de la marqueLe moins que l'on puisse dire, est que les autos américaines ont quelques difficultés à convaincre les potentiels acheteurs européens que nous sommes. Il y a plusieurs raisons à cela, globalement les causes sont économiques et philosophiques : L'essence n'est pas cher donc les américains ne s'encombrent pas de motorisations Diesel, la surconsommation n'est pas un souci ancré depuis des lustres mais une préoccupation naissante, les routes sont longues et droites aux US, et la qualité des habitacles ne semble pas une priorité. A l'instar de Lexus, Cadillac commence à se dire que c'est idiot de se passer de la riche clientèle européenne, et cherche donc à exporter ses véhicules. Pour arriver à se faire une place face aux véhicules européens globalement plus qualitatifs, le constructeur américain, pourtant pionnier dans le marché des berlines de luxe, a intérêt à moderniser son cahier des charges habituel. L'arrivée de la CTS en 2002 est une première étape qui inaugure le nouveau style de la marque, la gamme "V-Series" arrivée ensuite, a confirmé cette impression et encore amélioré la perception de la marque. Aujourd'hui, c'est au tour de la nouvelle CTS de consolider sa réputation. Cette fois nous franchissons un cap, que dis-je, une péninsule. |
| | Fiche | | Voiture essayée : Cadillac CTS 3.6 Sport Luxury | Moteur | 6 cylindres en V - Essence | 0 à 100
km/h | 6.3 sec. | Puissance | 311 ch | Conso mixte | 11.1 l/100 | Prix | 46 990 € | |
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| Un look moderne à la fois luxueux et sportif | Maintenant que Cadillac a trouvé sa nouvelle signature stylistique, il ne faut pas bouleverser le travail des designers. La nouvelle CTS évolue donc subtilement, sans que sa silhouette élancée à la façon d'un coupé ne soit totalement revue. Nous retrouvons ainsi l'allure futuriste de la 1ère CTS et du concept Evoq, dont le style athlétique est renforcé par des lignes plus harmonieuses : Plus une once de douceur, tout est désormais taillé à la serpe, des optiques verticales (directionnelles) aux boucliers, en passant par l'énorme calandre coupe frites et les rétroviseurs profilés. La nouvelle CTS est agressive à souhait, il fallait oser.
Plus proche d'une japonaise que d'une européenne, la silhouette de la CTS offre un parfait compromis entre dynamisme et finesse : la ceinture de caisse élancée et les ailes larges sont misent en valeur par des vitres latérales plus inclinées et une ligne de toit abaissée (sans compromettre pour autant l'habitabilité). L'aérodynamique profite des technologies les plus modernes : les panneaux de toit sont associés au laser avec une grande précision, le pare-brise est dépourvu de joints apparents et les panneaux de coffre et de portières bénéficient de jointures optimisées pour un meilleur contrôle des sources de bruit. | | | Ersatz Germano-Nippon | Que dire de l'habitacle de cette Cadillac ? Le bon terme est : surprenant ! Terminé les matériaux peu qualitatifs de la première CTS, l'habitacle est du meilleur niveau et mêle désormais la quintessence des modèles "V-Series" au nouveau style Cadillac. Les premiers mots qui me viennent à l'esprit sont : "confort, élégance, sport et technologie", que du bon, que nous n'avions plus vraiment l'habitude d'associer jusqu'à présent à Cadillac, et encore moins aux dernières productions US, les dernières importations en date étant les Chrysler Sebring et Dodge Avenger. Le luxe est omniprésent dans l'habitacle, on se croirait dans une Lexus, une BMW ou une Mercedes, tant au niveau de la précision des ajustements, de la qualité des finitions, qu'au niveau du raffinement des matériaux. Nous sommes surpris par l'impression de modernité qui s'en dégage, notamment avec les inserts carbones (couplés à un liseré lumineux) qui entourent l'habitacle, ou par l'écran de GPS escamotable qui trône au sommet de la console centrale couleur alu. La planche de bord recouverte d'une nouvelle texture en plastique moussé respire la qualité et se montre au moins aussi agréable au touché que du cuir (c'est Mme Bardot qui va être contente). En témoigne les surpiqures apparentes, sa section supérieure, au même titre que les garnitures de portes, ont été découpées et cousues à la main par des artisans experts. A l'avant, le conducteur profite de l'excellent confort des sièges et de la bonne habitabilité (mis à part pour le genou droit), mais l'ergonomie générale est entachée par le nombre important des commandes de la console centrale. A l'arrière, si les passagers profitent de l'élargissement des voies (la largeur aux épaules passe à 1427 mm) et du double toit ouvrant issu de la SRX, ils ont tout de même un peu moins de place aux jambes et en hauteur que chez la concurrence. Le coffre est également parmi les plus petits avec une capacité de 373 dm3. | | | Moteur / boîte | Les évolutions se retrouvent également sous le capot, le bon vieux six cylindres 3.2 litres de l'ancienne CTS est remplacé par des motorisations plus modernes à injection directe d'essence : un V6 - 2.8 litres de 211ch que nous n'avons pas eu l'occasion de prendre en main et un V6 - 3.6 litres que nous avions déjà essayé sur la STS, mais qui voit aujourd'hui sa puissance portée à 311 ch grâce à l'injection directe. Une révolution de ce côté de l'atlantique, qui permet à Cadillac de réduire l'écart avec les européennes, plus souples mais moins gourmandes et polluantes. En effet, le nouveau V6 - 3.6 litres est 15 % plus puissant, 8 % plus coupleux, 3 % plus économique en carburant et 25 % plus écolo en émissions d'hydrocarbures à froid que son prédécesseur. Concrètement, cela se traduit par une offre plus sportive que celle de la concurrence. La sonorité métallique est assez discrète mais devient très plaisante à mesure que l'on grimpe dans les tours, et les performances sont de premier ordre malgré le poids important de l'auto (1798 kg). Le 0 à 100 km/h est effectué en 6.3 secondes et la vitesse de pointe est limitée à 249 km/h. Les consommations sont dans la norme avec 12 litres / 100 km en cycle mixte. Côté impressions, nous regrettons le manque de progressivité de l'accélérateur et le léger temps de latence de la boîte de vitesse automatique à six rapports. La souplesse est excellente mais la concurrence fait bien mieux en terme de dynamisme : DSG, 7G-tronic, Multitronic. Une boîte manuelle à 6 rapports est également disponible. | | | Sur la route | C'est au niveau du comportement que nous attendions cette nouvelle CTS au virage. Et bien c'est encore une surprise, même en l'absence de l'amortissement adaptatif " Magnetic Ride Control", l'auto est très bien suspendue. Les suspensions optimisées pour nos routes distillent un confort satisfaisant sans pénaliser les qualités dynamiques, proches de nos références européennes. La CTS récupère directement à son profit la barre transversale supérieure qui équipe le modèle hautes performances CTS-V. La rigidité des suspensions avant ainsi renforcée, diminue le roulis et augmente la précision de la direction. Si notre modèle d'essai privilégie la sportivité avec son mode propulsion, elle ne fait pas pour autant l'impasse sur la sécurité et intègre un correcteur d'assiette automatique qui limite les mouvements de caisse. Pour encore plus de sécurité, vous pouvez opter en option pour la version transmission intégrale, qui supprimera la légère tendance au survirage en transférant en cas de nécessité le couple jusqu'à 100 % sur les roues avant. Un différentiel à glissement limité est également de série. Pendant que nous sommes dans la sécurité, la CTS intègre des assistances au freinage très utiles pour stopper les 1798 kg de l'engin, et un dispositif de protection des piétons similaire à celui employé par Citroën sur la C6, qui soulève le capot de quelques centimètres pour amortir le choc et réduire le contact avec les éléments rigides tels que le moteur, en cas de collision avec un véhicule circulant entre 27 et 45 km/h. | |
| Notre avis | | Style intérieur et extérieur | | Sécurité active
et passive | | | Qualité et finition | | Plaisir de conduite | | | Ergonomie et simplicité | | Performances pures | | | Equipement et options | | Agrément Moteur | | | Confort et suspension | | Budget achat et essence | | |
| | Conclusion | Après une période difficile, Cadillac commence à retrouver ses lauriers. La CTS de 2002 a enfin signé le retour de la grosse berline américaine à la fois distinguée et sportive. Aujourd'hui, le constructeur conserve son exotisme, mais adapte ses véhicules à nos routes. La nouvelle CTS conjugue un look hors norme à un habitacle cossu, des motorisations modernes et une plateforme polyvalente. Chez 321auto, nous avons été unanimement séduits. Dans ce segment de grosses berlines, la proportion de motorisations essence en Europe ne dépasse pas les 25 %. Heureusement, un Diesel arrivera en 2009 pour permettre au constructeur américain de retourner enfin dans l'élite mondiale. Pour vous en persuader, sachez que la nouvelle CTS a été élue "voiture de l'année" par nos confrères de Motor Trend. Les tarifs très compétitifs sont la cerise sur le gâteau. Disponible à partir de 46 990 €, la Cadillac CTS est la berline familiale qui donne envie d'être vieux. La concurrence : Volvo S80, BMW Série 5, Audi A6, Mercedes Classe E, Lexus GS aurait intérêt à revoir ses tarifs à la baisse. |
| | A retenir | | | Fiche technique | | Voiture essayée
: Cadillac CTS 3.6 Sport Luxury | | Vitesse max | 241
km/h
| | 0 à 100 km/h | 6.3
sec.
| | Conso autoroute | 7.9
l/100
| | Conso mixte | 11.1
l/100
| | Conso ville | 16.6
l/100
| | Poids | 1798
kg
| | Moteur | 6 cylindres en V - 3564 cc - Essence | | Puissance | 311
ch à 6400 tr/minute | | Couple | 374
Nm dès 5200 tr/minute | | Transmission | Propulsion - BVA à 6 rapports
| | Dimensions (L/l/h) | 4.86
/ 1.84
/ 1.46
m
| | Réservoir / Coffre | 68
litres
/ 373
dm3
| | Puissance fiscale | nc
| | Prix | 46 990 € |
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| Comparateur Assurance auto |
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| Simulation de crédit pour 46 990 € |
| Durée |
24 mois |
48 mois |
59 mois |
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| Montant de la mensualité |
2 097,27 € |
1 118,49 € |
936,79 € |
| Cout total du crédit |
3 344,48 € |
6 697,52 € |
8 280,61 € |
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| Taux effectif Global fixe |
6,90 % |
6,90 % |
6,90 % |
| Prêt personnel sous réserve d'acceptation par Cetelem. Mensualités calculées hors assurances facultatives. Conditions en vigueur au 17/08/06. Financement effectué conformément à la réglementation en vigueur et après expiration du délai légal de rétractation. |
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| Crédits | | |
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