|
|
 |
Notre essai
|  |
|
 |
| Dodge Journey 2.0 CRD : Le bélier à sept cornesSi la simple allusion à la marque Dodge vous fait encore penser à la mythique Viper, alors il est temps de vous mettre à la page car Dodge a changé les cornes de son bélier depuis pas mal de temps en délaissant le segment des voitures exotiques pour revenir à des véhicules plus en phase avec les attentes de la clientèle européenne. Il ne sera donc pas question ici de carrosserie bodybuildée, de châssis rabaissé et encore moins de cylindrée écologiquement incorrecte, mais plutôt de confort de conduite, de fonctionnalité et de rangements, d'espace à bord et même de moteur diesel ! |
| | Fiche | | Voiture essayée : Dodge Journey 2.0 CRD RT - 7 places | Moteur | 4 cylindres en ligne - Diesel | 0 à 100
km/h | 11.8 sec. | Puissance | 140 ch | Conso mixte | 7 l/100 | Prix | 33 250 € | |
|
| Mi-SUV, mi-Break | Après les SUV's Caliber et Nitro et la berline familiale Avenger, Dodge se lance maintenant sur le créneau des monospaces avec le Journey. Ce véhicule imposant aux faux airs de 4X4 et de gros break surélevé, bien campé sur ses grosses roues de 19 pouces (!), ne laissera pas indifférent les pères de familles dynamiques qui préféreront son design audacieux à celui des traditionnels monospaces "camionnette" bien plus fades. Et si le style du Journey s'avère un peu moins exubérant que celui du Nitro, il ne peut renier son appartenance à la famille Dodge : calandre chromée en forme de croix, ligne musclée et virile, capot nervuré et passages de roues proéminents sont des détails qui ne trompent pas, le Journey est bien l'oeuvre de Dodge ! | | | Qualité en net progrès | Original à l'extérieur, le Journey se montre plus timide à l'intérieur. La planche de bord est assez massive mais son dessin est somme toute assez soigné. L'ergonomie est en revanche déplorable puisque la profusion de boutons sur la console centrale oblige à quitter la route des yeux pour trouver la bonne commande. En bonne américaine, la Dodge Journey abuse du chrome dans l'habitacle : couvercle de la boîte à gants, console centrale, levier de vitesses, contre-portes... Il y en a pour tout le monde !
Mais ce que nous retenons principalement de l'habitacle du Journey, ce sont les efforts réalisés par Dodge sur la qualité des matériaux. Fini les plastiques tocs et peu qualitatifs, le Journey fait la part belle à des plastiques rembourrés plus valorisants. Il y a encore certaines lacunes à combler pour atteindre le niveau des références européennes mais Dodge va dans la bonne direction, c'est déjà ça ! | | | Cinq ou sept places, c'est à vous de choisir | D'un gabarit équivalent à celui d'un Mercedes Classe R, le Journey dispose d'une habitabilité suffisante pour accueillir confortablement sept passagers à son bord (une version 5 places est également disponible). Pour faciliter l'accès à la troisième rangée de sièges, les ingénieurs ont trouvé un ingénieux système au nom biscornu : le "Tilt'N Slide" qui, d'une simple manipulation, fait basculer le dossier de la deuxième rangée. La montée à bord est, en outre, facilitée par des portes qui s'articulent sur 90°. Si la capacité du coffre est quasiment nulle en configuration 7 places (155 litres), le rabattement des sièges de la troisième rangée, dont le maniement est très simple, la fait grimper à 783 litres et à plus de 1600 litres en configuration deux places, avec en prime un plancher plat qui permet de caser des objets encombrants. On aurait juste préféré que le seuil de chargement soit un peu moins haut. Cerise sur le donut, le Journey abonde de rangements pratiques, que ce soit dans le coffre, dans le plancher, dans les contre-portes, dans la boîte à gants, dans l'accoudoir central et même dans le siège passager pour ranger, par exemple, le sac à main de madame. | | | Un moteur en manque de chevaux | Malgré un compartiment moteur qui pourrait loger sans mal un gros V8, la gamme du Dodge Journey se résume à une seule et unique motorisation...diesel, du moins sur le marché français puisque un V6 essence est disponible aux Etats-Unis. Une fois n'est pas coutume, ce rôle revient au 2.0 TDI à injecteurs pompe de 140 ch d'origine Volkswagen, rebaptisé "CRD" chez Dodge. Fidèle à sa réputation, ce quatre cylindres brille plus par son faible appétit que par sa discrétion. Il s'avère en outre un peu juste pour tracter les 1900 kg de l'engin...à vide, alors imaginez avec le réservoir rempli jusqu'à la gueule et sept personnes à bord ! Une mécanique plus vigoureuse sur la version 7 places n'aurait pas été un luxe. La commercialisation du Journey coïncide avec l'arrivée chez Dodge d'une nouvelle boîte automatique 6 rapports à double embrayage. Relativement rapide et efficace, cette transmission n'égale pas le brio et l'agrément de la DSG de Volkswagen, que nous avons déjà essayé sur l' Eos. Peut-être est-ce dû au poids de la caisse ? | | | L'effet "chewing gum" | Avec sa garde au sol élevée et sa position de conduite en hauteur, le Journey donne la sensation d'être au volant d'un SUV. Ce qui n'est pas forcément désagréable. Malgré sa monte pneumatique généreuse, le confort de roulement est préservé et même très appréciable pour les passagers mais pas pour le conducteur qui doit compenser l'importante prise de roulis par une certaine prudence dans les virages. Heureusement que l'électronique est là pour veiller aux écarts de trajectoires.
Même s'il n'a pas le gabarit d'un véhicule urbain, le Journey peut se risquer aussi à quelques escapades dans la jungle des grandes villes grâce à sa bonne rétrovision et à sa caméra de recul (en option) qui facilite les manoeuvres de stationnement. Mais son terrain favori reste les voies rapides, c'est là que le Journey se sent le plus à son aise et s'avère être le compagnon idéal pour partir sur la route des vacances. | |
| Notre avis | | Style intérieur et extérieur | | Sécurité active
et passive | | | Qualité et finition | | Plaisir de conduite | | | Ergonomie et simplicité | | Performances pures | | | Equipement et options | | Agrément Moteur | | | Confort et suspension | | Budget achat et essence | | |
| | Conclusion | Malgré sa plus grande carrure, le Dodge Journey joue sur les plate-bandes des Ford S-Max et Citroën Grand C4 Picasso, voire des SUV compacts du type Chevrolet Captiva et nouveau Nissan Qashqai+2. Pour faire face à une telle concurrence, Dodge, qui souffre encore d'un certain manque de notoriété en Europe, est resté fidèle à sa stratégie habituelle en proposant des tarifs attractifs (à partir de 25 500 €) et un équipement de série complet dès l'entrée de gamme. Typé SUV pour son look et monospace pour sa modularité et sa flexibilité généreuse, l'américain a toutes les chances d'intriguer les familles à la recherche d'un véhicule d'un genre différent, d'un véhicule qui sent bon l'Amérique avec toutes les qualités et les défauts qui vont avec. |
| | A retenir | | | Fiche technique | | Voiture essayée
: Dodge Journey 2.0 CRD RT - 7 places | | Vitesse max | 182
km/h
| | 0 à 100 km/h | 11.8
sec.
| | Conso autoroute | 5.9
l/100
| | Conso mixte | 7
l/100
| | Conso ville | 9.1
l/100
| | Poids | 1905
kg
| | Moteur | 4 cylindres en ligne - 1968 cc - Diesel | | Puissance | 140
ch à 4000 tr/minute | | Couple | 310
Nm dès 1750 tr/minute | | Transmission | Traction - Boîte auto à 6 rapports
| | Dimensions (L/l/h) | 4.89
/ 1.88
/ 1.69
m
| | Réservoir / Coffre | 75
litres
/ 783-1610
dm3
| | Puissance fiscale | 9
CV
| | Prix | 33 250 € |
|
| Comparateur Assurance auto |
|
| Simulation de crédit pour 33 250 € |
| Durée |
24 mois |
48 mois |
59 mois |
|
| Montant de la mensualité |
1 484,02 € |
791,44 € |
662,87 € |
| Cout total du crédit |
2 366,48 € |
4 739,12 € |
5 859,33 € |
|
| Taux effectif Global fixe |
6,90 % |
6,90 % |
6,90 % |
| Prêt personnel sous réserve d'acceptation par Cetelem. Mensualités calculées hors assurances facultatives. Conditions en vigueur au 17/08/06. Financement effectué conformément à la réglementation en vigueur et après expiration du délai légal de rétractation. |
|
| Crédits | | |
 |
Notre essai
|
 |
|
 |
|
|