Les monospaces rugissent et la Caravan passe Chez Opel, le terme "Caravan" est l'addition des mots "Car" (voiture) et "Van" (camionnette) il illustre particulièrement bien la volonté de conjuguer esthétique et fonctionnalité. Cependant l'appellation "Caravan" n'est pas forcément aussi vendeuse dans toutes les langues, Opel tolérera donc que l'on appelle cette Astra "Station Wagon" ou tout simplement "Break".
Extérieur
Alors que la tendance à la "monospacisation" des véhicules est à son apogée, Opel persiste sur la voie du break familial avec beaucoup de bon sens.
La partie avant du break est identique à celle de la berline, les optiques à glaces lisses donne un aspect très moderne au véhicule, la large barrette chromée qui traverse la calandre se charge d'apporter la touche de chic nécessaire.
Bien sûr, le profil évolue beaucoup plus. Le vitrage latéral garde une ligne fluide et se termine si élégamment que ce break a des allures de coupé. On n'a jamais l'impression que la partie arrière a été collée sur la berline. Les passages de roues bien marqués achèvent de dynamiser l'ensemble.
A l'arrière, les feux tridimensionnels remontent largement sur les flancs de la voiture. Mais la priorité a été donnée à l'ouverture du hayon, le look est donc un peu moins séduisant que sur la berline. Cela est vite compensé par un seuil de chargement très bas et une bonne visibilité arrière.
Intérieur
Bienvenue en Allemagne ! Rigueur, austérité, efficacité : on est sûr que cette voiture ne vient ni de Turin, ni de Detroit !
L'arrête centrale qui sert de fil rouge à l'Astra en partant du capot pour arriver jusqu'à la 5ème porte se retrouve sur le tableau de bord. Toutes les commandes sont bien positionnées, mais même le GPS couleur ne parvient pas à égayer cet habitacle extrêmement sérieux.
Cependant le volant est assez joli et les fonctions intégrées pratiques. Globalement l'ergonomie est sans reproche.
L'empattement a gagné 9 cm pour atteindre 2.70 mètres, cela profite essentiellement à l'espace aux jambes à l'arrière.
Innovation intéressante pour un break, la banquette arrière est coulissante sur 105 mm (sur la version Enjoy) cela permet de gagner 40 litres de capacité dans le coffre qui contient habituellement 500 litres. Des enfants seront toujours à l'aise avec la banquette avancée et cela vous évitera peut-être de charger la voiture jusqu'au plafond !
Tenue de route / Moteur
Sur les routes du Devon, au Sud Ouest de l'Angleterre, nous avons pu essayer l'Astra Break dans 3 configurations bien différentes.
La première Astra était mue par le 1.7 CDTI, ce Diesel d'entrée de gamme profite déjà de l'injection directe et du common rail de seconde génération. Ses 100 ch lui permettent d'atteindre 168 km/h. Malheureusement son couple un peu faible (170 Nm) oblige à avoir trop souvent recours à la boîte de vitesse, ce qui implique de nombreuses montées en régime et un volume sonore excessif. Avec ce moteur, impossible de déborder le châssis qui se montre très sain, la voiture s'inscrit bien dans les virages et le freinage est impérial.
Changement d'univers avec la deuxième voiture, équipée de la dernière version du 2.0 Turbo essence qui a gagné 30 ch pour atteindre la barre symbolique des 200 canassons !
Les vibration du Diesel ont disparues, remplacées par le feulement de la ligne d'échappement. Dès le premier coup de gaz on sent que ce moteur est plein de fougue. L'énergie est présente à tous les régimes. La boîte de vitesse est typée sport avec des rapports plus serrés, notamment une 6ème plus courte pour toujours garder une réserve de puissance.
Avec ce moteur, l'Astra est automatiquement équipée du châssis "IDS plus" à amortissement piloté. Parfaitement stable en ligne droite ou sur autoroute, la voiture devient inquiétante lorsque le revêtement est imparfait. Une accélération un peu trop forte sur une petite bosse et la voiture prend son autonomie, la direction devient floue et la trajectoire n'est plus maîtrisée. Il faut donc un petit temps d'adaptation pour ne plus être surpris par les envolées de la voiture. Cela dit, le quatre cylindre Opel vous fera jouir d'un caractère sportif que les V6 de la concurrence ont un peu laissé au placard !
Pour finir nous avons pris le volant de la version qui semble offrir le meilleur compromis : le 1.9 CDTI 150 ch. Ce moulin qui donnait déjà des ailes à la Vectra, fait merveille dans l'Astra. Le système d'injection multiple améliore les performances, la consommation et le silence de fonctionnement. Au final on a une voiture très polyvalente avec un 3ème rapport de boîte qui peut faire office de transmission automatique tellement sa plage d'utilisation est large. La châssis est beaucoup plus sain que celui du 2.0 Turbo et le confort de roulement exceptionnel.
Conclusion
La dernière génération d'Opel Astra break était au top des ventes de la catégorie et il est fort probable que la "Caravan" reprenne cette place. A ceux qui ont tendance à préférer les monospaces nous répondront qu'un break de ce type offre plus de coffre, plus d'espace aux jambes pour les passagers et surtout une tenue de route incomparablement supérieure. Choisissez votre camp.

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Article du 14/09/2004
Julien Caupeil
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