Le fait qu'Audi m'ait invité à Monte-Carlo pour essayer la nouvelle RS3 n'a rien d'anodin. C'est ici même que la marque aux anneaux a écrit les plus belles pages de ses années « rallyes » au début des années 80. Trente ans plus tard, la passion automobile est-elle toujours intacte au volant de cette RS3?
La découverte
La météo est assez capricieuse ce matin sur le rocher de Monaco mais la voiture qui m'attend sur le parking a plutôt de quoi me remonter le moral : une 5 portes équipée d'un 5 cylindres turbo de 340 ch pour 450 Nm, quatre roues motrices, 250 km/h en vitesse de pointe et un 0 à 100 km/h avalé aussi vite qu'une Porsche 911.
Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, faisons le tour du propriétaire. Le regard sombre et les larges entrées d'air ne laissent pas de place au doute : l'A3 s'est métamorphosée.
Ses bas de caisse se sont élargis, sa calandre et ses rétroviseurs ont revêtu de l'aluminium, ses ailes de la fibre de carbone afin de réduire le poids. Un diffuseur est venu se greffer à son postérieur, ses freins comme ses jantes ont pris du volume et une peinture rouge nacrée du plus bel effet est venue recouvrir sa carrosserie. Bref, impossible de la confondre avec l'A3 TDI du voisin !
Plus sobre, l'habitacle de la RS3 marie habillement le cuir sur les sièges et l'aluminium sur le pédalier, les contre-portes, autour des aérateurs et du levier de vitesses ou encore sur le volant à méplat et les palettes au volant. Trop discret avec votre goût ? En piochant dans les options, vous pourrez équiper votre RS3 de magnifiques sièges baquets avec surpiqûres rouges, moyennant un surcoût de 3280 euros.
Le côté doux
Un tour de clé réveille le 5 cylindres en ligne (le même que celui du TT RS) en toute discrétion. Pas un grognement ne se fait entendre depuis l'habitacle, ni même un léger feulement. La RS3 est tout simplement muette au ralenti !
Les premiers tours de roues dans les rues étroites de la Principauté me laissent craindre le pire. Les 340 ch de la RS3 sont-ils exploitables en ville ? Il ne m'aura pas fallu attendre bien longtemps pour comprendre que oui : tenez le volant, dosez la pédale des gaz et la boîte S-Tronic à 7 rapports se charge du reste.
Capable de passer les rapports en un battement de cil et sans le moindre à-coup, cette boîte magique profite de la grande élasticité du moteur pour rendre la conduite de la RS3 agréable en ville et plutôt confortable compte tenu de la monte pneumatique généreuse (19 pouces). Après quelques kilomètres, j'en viens même à me demander si la RS3 est vraiment une voiture sportive ? Et pourtant...
Le côté brut
Changement de décor, changement d'ambiance. Me voici en France, arrêté à un feu rouge bordant une grande route nationale. Le trafic est fluide, c'est le bon moment pour voir ce que la RS3 a vraiment sous le capot.
Boîte S-Tronic engagé en mode « S », système ESP déconnecté, bouton « Sport » activé pour libérer les décibels, un pied sur la pédale des gaz, l'autre sur les freins : la voiture gronde, prête à bondir. J'ai vraiment la sensation d'être dans la peau d'un pilote au moment du départ d'une course. Le feu passe au vert, je relâche les freins et là. c'est l'explosion. La RS3 bondit, plaquant violemment ma tête contre l'appuie-tête. La poussée est phénoménale et la sonorité du 5 cylindres un véritable bonheur. La vitesse à laquelle l'aiguille du compteur défile est impressionnante. Quel pied !
A peine remis de mes émotions, je poursuis mon essai dans l'arrière pays Niçois, à l'endroit même où Michèle Mouton a fait briller la Quattro S1 il y a 30 ans. Les routes en lacets mettent en exergue la qualité du châssis sport, rabaissé de 25 mm par rapport à une A3 traditionnelle. La RS3 mord le bitume, vire à plat, la direction asservie à la vitesse offre un très bon feeling et les freins 4 pistons aux dimensions généreuses (370 mm à l'avant, 310 mm à l'arrière) mordent fort et longtemps.
En forçant un peu la cadence, j'en viens tout de même à regretter que la RS3 ne soit pas plus amusante à conduire. Sa transmission intégrale Quattro de type Haldex tend effectivement à rendre le comportement trop policé et plutôt sous-vireur dans les épingles, mais c'est bien pour lui trouver un défaut...
Conclusion
La RS3 est une sportive à double facette. D'un côté, une voiture familiale qui peut vous emmener sur la route des vacances avec les valises. De l'autre, une machine à sensations fortes, redoutable d'efficacité. Une polyvalence qui se paye au prix fort : 55 400 euros, auquel il faut ajouter un malus de 1600 euros et quelques options.


Fiche technique
vous crachez votre fiel sur la RS3 mais LA Vérité c'est qu'aucun d entre vous ne pourra se la payer ..![]()
Very nice site!![]()
Hello! bcgeadd interesting bcgeadd site!![]()
je l'aime![]()
Désolé Karl, j'ai possédé une clio 3 rs R27 JAUNE SIRIUS n°920 juste avant d'avoir la S3 et mon père a fait j'acquisition d'une Mégane 3 RS le mois dernier, c'est pourquoi je me permet de faire ces remarques sur ces véhicules que je connais manifestement bien.
Ceci dit, ça n'engage que moi.
Renault font de superbes sportives, j'insiste simplement sur le fait que chez Audi, les sportive sont plus POLYVALENTES !![]()
vous dite que cette rs3 est la meilleure petite sportive du monde. comment le savez-vous ? aucun de vous ne l'a conduit aujourd'hui. seriez-vous des petits pro allemandes limités en neurones (pléonasme) ?![]()
Avant de parler des Clio et Mégane RS que visiblement tu ne connais absolument pas. Renseignes toi un minimum, cela t'évitera de poster des âneries![]()
L'A3 fait vieillotte aujourd'hui![]()
J'ai roulé en S3 265ch pendant 2 ans et j'avoue que ces Audi ne sont pas les sportives les plus radicales mais elle ont un gros avantage comparé aux clio ou Mégane RS, c'est leur polyvalence !
Ce sont des voitures que l'on conduit suivant son humeur et qu'on ne subit pas. Je pense que la RS3 sera pour moi un exellent compromis.
Seul soucis, son tarif !! Comme pour la S3, je vais attendre 2 ans que ça rentre dans mon budget !!![]()
Extérieurement, ces jantes rouges et noires, je trouve que ça manque de sobriété, ça fait un peu tuning ou, pire, caisse de kakou, vous ne trouvez pas ? Mécaniquement, ce 5 cylindres est remarquable d'onctuosité et de puissance: souple tout en bas du compte-tours et sacrément velu dès qu'on appuie sur la pédale de droite. Mais pourquoi Audi lui a mis un Haldex (comme le coupé TT d'ailleurs) et non pas un vrai système Quatro avec visco-coupleur ? Le résultat est que les 4 roues ne sont pas motrices en permanence. J'ai eu l'occasion de conduire un TT RS équipé du même moteur 5 cylindres/340 ch et de la même transmission: on a bizarrement la sensation -par moments et selon les virages et les postures de la voiture- de piloter une traction qui se met d'un coup à "pousser du cul" comme une pure propulsion et qui soudainement, va se comporter comme une propulsion qui tracterait avec son train avant. Assez déroutant pour ceux qui aiment les réactions franches et prévisibles de leur véhicule lorsqu'on pilote sportivement. D'où la difficulté de "jouer" vraiment avec la voiture, sa tendance sous-vireuse assez prononcée qui n'aide pas au placement en entrée de courbe, sauf à user d'artifices tels qu'un gros transfert de masse au freinage ou un appel/contre-appel, artifices qui ne sont évidemment pas de mise sur une route ouverte. Mais à 55000 euros la RS3, ne nous plaignons pas! Sans doute que l'installation d'un vrai système Quatro aurait fait grimper la note de 2 ou 300 euros... ![]()
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