Une Dacia ? Oui et non : 850 ch, 950 kg, quatres roues motrices. Et un pilote/propriétaire nommé Jean-Philippe Dayraut, assez fou pour nous en laisser le volant...
Jean-Philippe Dayraut avait tout pour être « sportivement heureux » : triple vainqueur du Trophée Andros, champion de France en Formule Campus, Supertourisme et Peugeot RC Cup, sans oublier une participation aux 24H du Mans en 2001.
Mais cela ne suffisait pas au pilote qui, depuis tout jeune, rêvait de la course de Pikes Peak. 20 km, 156 virages, 1 440 mètres de dénivelé, ou l'une des épreuves les plus mythiques au Monde qui réunit, tous les ans, des milliers de fans dans l'état du Colorado.
Restait une interrogation : avec quel engin grimper Pikes Peak ? En catégorie Unlimited, la réglementation est la fois simple et claire : aucune limite de puissance ! Avec le soutien de Dacia, Jean-Philippe imagina donc un engin du diable baptisé Duster "No Limit".
Sous ses airs de Duster, le "No Limit" partage bien peu de pièces avec le SUV roumain. Coque composite, châssis tubulaire, transmission SADEV et, pour moteur, un V6 biturbo de Nissan GT-R poussé de 535 ch à. 850 ch. Vous avez bien lu : cette coque de noix pesant moins d'une tonne dépasse la puissance d'une Formule 1 2011. Une valeur qui devrait passer à 1 000 ch l'an prochain, puisque Jean-Philippe, troisième de la course pour sa première participation, compte décrocher la victoire à Pikes Peak dès 2012.
Propriétaire d'un engin estimé à 400 000 euros, notre pilote n'a pourtant pas hésité à prêter son Duster à quelques journalistes peu expérimentés. Après cette brève description, un constat s'impose : cet homme est fou !
Au volant du monstre...
Circuit d'Abbeville, 9H du matin, 3°C. Les taches d'humidité n'ont pas encore séché, nous ne connaissons pas la piste et n'aurons droit qu'à trois tours au volant du dragster. Peu rassurant, d'autant que les premiers mots de Jean-Philippe ne mettent pas vraiment en confiance. « Fais gaffe avec le sens de la boîte séquentielle. Si tu pousses le levier au lieu de le tirer, tu exploses tout ». Autre chose ? « Vas-y molo : malgré les quatre roues motrices, la piste est encore grasse, tu as 850 ch et. tu passes le premier ! ». Merci Jean-Phi.
Les premiers mètres s'effectuent en douceur et la pédale de droite reste « caressée ». Je ne dois utiliser que 500 ch : une broutille ! Pourtant, l'auto met vite en confiance. Peu d'à-coups, des commandes fermes mais pas « camionesques », et un châssis facile à sentir : grâce aux pneus mixtes retaillés (et non slicks), les réactions restent tout sauf brutales. Le train avant élargit progressivement la trajectoire dans les virages serrés, l'arrière accompagne le mouvement en douceur au freinage, et il suffit d'accélérer modérément pour sortir, volant droit, dans une légère dérive des quatre roues.
Arrive la ligne droite tant attendue, et la possibilité d'amener l'accélérateur au plancher. On comprend alors le sens du mot « indescriptible ». En seconde, la poussée arrache la tête. Ne faiblit pas d'un iota en troisième. Non plus en quatrième. Et ainsi de suite.
Résultat ? Je viens à peine d'entamer la ligne droite et le rupteur cogne déjà, en fond de sixième, à 215 km/h. Peut-être une idée de la téléportation. Signe du commissaire, retour aux stands, déjà. Les trois tours semblent avoir durés 15 secondes et moi, j'ai perdu 15 kilos. Le meilleur reste à venir : un baptême aux cotés du maitre !
Un tour en sac de sable
Dès le départ, le tour de manège prend une nouvelle dimension. Ressentie en passager, la poussée semble plus terrifiante encore. Le râle du moteur envahit l'habitacle, les six rapports s'enchaînent en moins de cinq secondes et il est impossible, avec le casque, de retenir sa tête vers l'avant. Au freinage, Jean-Philippe semble arriver quatre fois trop vite. Il balance le volant de gauche à droite, la voiture suit le mouvement puis pivote comme une toupie à l'entrée de la courbe. Mon chauffeur reprend l'accélérateur là où j'aurais écrasé la pédale de frein, et extirpe le Duster dans un panache de fumée, face au bac à sable, tout en expliquant calmement que cette auto est formidable.
De retour aux stands, la gomme tendre des pneus n'a pas apprécié l'exercice... Nous, si ! Alors, pour tenter de partager ce voyage intergalactique, voici un petit aperçu du baptême en vidéo.
Conclusion
Châssis
Type tubulaire en acier 25CD4S
Suspensions double triangle
Amortisseur OHLINS TT 40 MK2
Moteur
Base moteur NISSAN VR 38 DETT / Nissan GTR
6 cylindres en V 3.8 Litres bi-turbo 4 soupapes / cylindre
Alésage x Course = 95.5 x 88.4 mm
Transmissions
Boîte de vitesses séquentielle SADEV 6 rapports
Pont avant SADEV
Freinage
Freins avant (diamètre en mm - type) 355 - acier ventilé
Freins arrière (diamètre en mm - type) 330 - acier ventilé
Roues
9''x18'' alliage d'aluminium forgé
Pneumatiques Pirelli 24/65 -18
Dimensions / masse
Voie avant / arrière : 1 690 mm
Empattement : 2 500 mm


Fiche technique
j'ai lu la critique sur le duster 1,5dci , je pense que tous véhicules de cette cylindrée ne doit pas avoir la reprise que vous espérez.c'est pour cela que moi-même je ne prends aucun véhicule au-dessous de1L9.on ne peut pas demander à un âne avoir les performance d'un pur-sang.![]()
merci Charly de penser à moi, il reste que le vrai DUSTER du commerce et son 1.5 dci de 90 cv est une vraie purge et un véhicule dangereux !!! car doubler quand on est une famille et les bagages dans cette camionnette reste un exploit !!! il est clair que ce super duster n'est qu'un coup de PUB le chassis et moteur pourrait acceullir n'importe quelle autre carosserie !! ![]()
Enfin une "DACIA" à la mesure de "Jeff986". Mais je pense qu'elle plairait à plus d'un "passionné".![]()
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