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Fiat Freemont 2.0 Multijet 140 - 4x2
L'attaque du clone

Fiat, désormais propriétaire de Chrysler, s'est servi chez Dodge pour renouveler son offre de véhicule familial. Mais ce "nouveau" Freemont est davantage qu'un Dodge Journey rebadgé : châssis, moteurs et planche de bord sont revus pour séduire la clientèle européenne.

Fiat Freemont 2.0 Mjet 140
Fiat Freemont 2.0 Mjet 140

Dodge Journey, cela vous dit quelque chose ? Si votre réponse est négative, personne ne vous en voudra : ce grand monospace (4,89 m) aux allures de SUV s'est à peine écoulé à plus de 400 exemplaires en France en 2010.

Sous le blason Fiat, il devra faire mieux. Et pour cause : il compense à lui seul le départ en retraite des trois modèles familiaux de la marque (Multipla, Ulysse et Croma). Dès lors, Fiat a ouvré pour que l'Europe lui réserve meilleur accueil. Suspensions et direction ont été revues. La planche de bord aussi. Mais l'italien a gardé les qualités de l'américain : le prix est doux (26 600 euros), l'équipement riche et l'habitacle bien pensé.

Sept places de série

À bord ainsi, le Freemont choie les familles : ESP et contrôle de pression des pneus pour la sécurité, prises jack et USB pour les voyages en musique,climatisation trois zones avec flux d'air au plafond pour les passagers arrière, et plus de 100 l de rangement disséminés dans l'habitacle.
La modularité plaît aussi. Si la banquette de second rang, ferme et non extractible, paraît dépassée face aux sièges individuels, elle offre moult qualités : assise coulissante sur 10 cm, dossier inclinable sur une forte amplitude.

Elle dispose aussi, aux places latérales, de rehausseurs intégrés, qui rendent inutiles les sièges pour enfants dès que ceux-ci dépassent 15 kg. Au troisième rang, l'espace est moindre et l'assise basse génère des maux de fesse sur longs trajets.

Mais globalement, les voyages à sept passagers n'ont rien d'un supplice, contrairement aux monospaces compacts, dont les sièges du fond imitent souvent des strapontins.

Enfin, les sièges s'escamotent pour former un plancher plat jusqu'à la planche de bord, car le dossier passager se rabat pour offrir jusqu'à 2,80 m de longueur de chargement.

Légers retards

À l'avant, le conducteur est d'abord bien accueilli : rangements nombreux et spacieux (qui compensent la petitesse de la boîte à gant), position de conduite facile à trouver, équipement plaisant (clef mains-libres de série). Mais aura vite le sentiment d'évoluer dans un habitacle « vieillot ».

Le graphisme de l'écran tactile, qui commande la radio et la climatisation, manque de modernisme. L'ordinateur de bord n'est pas très intuitif. Quant aux aptitudes routières, elles restent éloignées de celles des concurrents : direction légère, amortissement lâche sur les grandes ondulations et efficacité moyenne (pneus Yokohama bas de gamme) rendent les montées de col peu agréables. En ville, on peste contre le piètre diamètre de braquage, et les commandes qui réclament trop d'effort (embrayage et levier de vitesse fermes).

Volontaire mais sonore

C'est dommage car le premier diesel, développant 140 ch, s'adapte à toutes les situations : souple dès 1 500 tr/min, il déplace sans difficulté les 1 870 kg de l'engin. La boîte à six rapports, bien étagée, préserve les relances en charge sans faire exploser la consommation (8,4 l/100 km à 130 km/h, d'après l'ordinateur de bord).

Mais si le niveau sonore et vibratoire marque un net progrès par rapport au Dodge Journey (qui utilisait le vieux TDI Volkswagen à injecteurs-pompes), il reste moins bien maîtrisé que chez les rivaux. Un défaut qui n'aura plus cours sur une future version du Freemont attendue en 2012, équipée d'un improbable V6 3.6 essence de... 276 ch !

Conclusion

Le Freemont est un grand monospace, facturé au prix d'un compact. Si l'agrément de roulage reste perfectible, modularité bien pensée, rangements nombreux et belle habitabilité séduiront les familles qui ont besoin de sept vraies places.


    • Fiat
    • Article du 27/06/2011
      De Mathieu Sentis
      Photos : C.Hunsicker/Ace Team
  • Style intérieur / extérieur 
  • Qualité et finition 
  • Ergonomie et simplicité 
  • Equipements et options 
  • Confort et suspensions 
  • Sécurité active et passive 
  • Plaisir de conduite 
  • Performances pures 
  • Agrément moteur 
  • Budget achat et carburant 
Note : 5,6 / 10
Coup de coeur :

On aime :

  • Le rapport entre prix et équipement
  • La modularité, l'espace à bord et les rangements
  • Les 7 places de série

On regrette :

  • L'insonorisation perfectible
  • La banquette trop dure
  • L'amortissement lâche et les pneus bas de gamme

Fiche technique

Modèle essayé :  Fiat Freemont 2.0 Mjet 140
  • Vitesse max 180 km/h
  • 0 à 100 km/h 12.3 sec
  • Conso autoroute 5.3 litres / 100 km
  • Conso mixte 6.4 litres / 100 km
  • Conso ville 8.3 litres / 100 km
  • Poids 1874 kg
  • Moteur Quatre cylindres en ligne
  • Cylindrée 1956
  • Carburant Diesel
  • Puissance 140 ch -
  • Couple 350 Nm -
  • Puissance fiscale 8 CV
  • Boîte de vitesses BVM6
  • Transmission Traction
  • Dimensions (L/l/H) 4.89 / 1.88 / 1.69 m
  • Réservoir 78 litres
  • Capacité coffre 540 dm3
  • Emissions CO2 169 g/km
26 600 €
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