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Mercedes Classe E Coupé 350 CDI BlueEfficiency Executive
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Le CLK n'est plus ! Après douze années de bons et loyaux services, le "petit" coupé quatre places de Mercedes disparaît du catalogue pour laisser le champ libre à la nouvelle Classe E Coupé. A première vue, la montée en gamme est manifeste mais le challenge est surtout d'apporter des qualités dynamiques au nouveau coupé, sans lui faire perdre l'essence de la philosophie de la Classe E , basée sur le confort et le raffinement. Quelles ont été les solutions adoptées ? Y a-t-il eu beaucoup de compromis ? Nous avons été invités à en apprécier le résultat lors d'une prise en main en avant première sur les splendides routes de Toscane.

Mercedes Classe E Coupe 350 CDI
Mercedes Classe E Coupe 350 CDI

Dimensions

Les familles Classe C et E reposent toutes deux sur une plateforme commune, dotée de caractéristiques similaires, mais avec un empattement différent : court pour la C et la « E Coupé » qui revendiquent un minimum de dynamisme, et long pour la « Classe E berline » qui se doit de faire la part belle à l'habitabilité.

Résultat, avec 4.70 mètres, la Classe E Coupé est plus courte que la berline de 17 centimètres. Un écart qui s'observe principalement au niveau de l'empattement (2.76 mètres), réduit de 11 centimètres, mais toujours 7 centimètres plus long que celui de l'ancien CLK. C'est bon signe pour l'habitabilité.

Un design athlétique

Le look est un critère d'achat décisif dans ce segment de véhicules « passion ». Celui de la Classe E Coupé concilie subtilement élégance et sportivité. Nous retrouvons les codes stylistiques de la berline (proue, poupe, ailes arrière.) et ceux des coupés de la marque. Sous certains angles, notamment de profil, la silhouette de la « E Coupé » fait même penser à une CLS, avec sa courbe de toit plongeante et son espace vitrée en arc de cercle affranchi de montants B. Pour le côté statutaire, c'est réussi !

Question finitions, seule la calandre constellée est conservée, la berline se réservant le modèle avec étoile sur le capot. Très félin, le style chic et raffiné gagne en agressivité avec le kit carrosserie AMG composé de boucliers, jantes et bas de caisse spécifiques. Plus musclée, l'allure générale ne perd pourtant rien de son charme. Seule l'aérodynamique est pénalisée par la largeur des pneumatiques, avec un Cx passant de 0,24 (Record mondial pour une berline) à 0,26.

Habitacle

A bord, nous retrouvons bien l'esprit « E » guidé par le confort et le raffinement. Les deux ambiances « Elegance » et « Avantgarde » sont ici toujours disponibles : ton sur ton pour la première, l'atmosphère devient contrastée en « Avantgarde » avec un ciel de pavillon noir, des inserts et des selleries exclusives aux allures bien plus sportives.

Le dessin des nouveaux sièges nous a particulièrement séduits. L'accès aux deux places arrière (individuelles et rabattables) est facilité par la fonction « Easy-entry » (avancée automatique des sièges avant). Seule la garde au toit nous a parue un peu juste pour les personnes de plus d'1.80 mètre.

A cela peut s'ajouter la ligne « Executive » (de série à partir de six cylindres sous le capot), intégrant un équipement particulièrement complet (sellerie cuir, GPS.) à un tarif avantageux. Des Pack « Technologie » et « Sport AMG » sont également disponibles. Enfin, la série spéciale « Prime Edition » regroupe ce qui se fait de mieux, comme le toit panoramique en verre et les jantes AMG en 18 pouces.

L'autre qualité de la Classe E Coupé est son équipement moderne récupéré de la berline qui la positionne en référence dans sa catégorie : amortissement régulé, système de détection de somnolence, détecteurs de panneaux, freinage automatique en cas de risque d'accident, capot moteur actif, la liste est longue et sans concurrence.

Plus puissants, moins gourmands

La Classe E Coupé est disponible en cinq motorisations, deux diesel et trois essence. Durant cet essai nous avons eu l'occasion d'essayer les trois motorisations qui devraient représenter le coeur des ventes.

- Nous avons débuté avec le quatre cylindres à injection directe 2.1 litres 250 CDI réputé pour sa puissance (204 ch), son couple important en rapport à sa cylindrée (500 Nm dès 1600 tr/min !) et sa sobriété (5,1 litres aux cent et 139 g de CO2 rejetés par kilomètre en cycle mixte soit le plus économique de son segment).
Associé à une boîte manuelle à 5 rapports ferme et précise, ce bloc se révèle un peu rugueux pour une Classe E, mais assez plaisant à l'oreille et surtout parfaitement à l'aise pour propulser les près de 1700 kg de la caisse. C'est le principal me direz-vous !

- Nous lui avons tout de même (j'ai envie de dire « bien sûr ») préféré la version 350 CDI muée par un six cylindres de 2996 cc et couplée de série à l'excellente boîte automatique 7G-Tronic. Une cylindrée qui nous dit quelque chose, et pour cause, ce n'est autre que le bon vieux 320 CDI remis au goût du jour pour notre plus grand plaisir (+7 ch soit 231 chevaux).
Déjà réputé pour son allonge et son agrément, ce vigoureux V6 se montre pourtant économe avec sa consommation moyenne de 6.8 litres aux cent kilomètres et des émissions de CO2 de 179 g / kilomètre.

- Côté essence, nous avons essayé le V6 - 3.5 litres à injection directe 350 CGI de 292 ch associé à cette même boîte automatique (adaptative) 7G-Tronic et au pack Sport AMG offrant les commandes au volant.
Dynamique sans être un foudre de guerre, ce moteur se prête particulièrement bien à une conduite coulée et s'harmonise parfaitement avec l'esprit de la Classe E : silencieux et exempt de vibrations, il brille par sa souplesse en offrant de bonnes reprises dès les plus bas régimes. Frugal pour un essence, il ne consomme que 8.7 litres / 100 km et ne rejette que 199 g de CO2 par kilomètre en cycle mixte.

Sur la route

Au volant, on ne retrouve plus les sensations de conduite de l'ancienne Classe E ni du CLK. Terminé la sensation de survirage à certains enchainement de virage, la caisse se révèle bien équilibrée et ultra sécurisante pour une propulsion. Pas besoin de transmission intégrale ni de train arrière directionnel, le comportement est exceptionnel même sur le mouillé, avec des aides à la conduite peu intrusives.

Si les mouvements de caisse sont bien gérés, la direction se montre toutefois un peu floue et la suspension un peu flottante avec les pneumatiques à faible résistance au roulement. Mercedes propose alors des packs suspensions qui limitent la prise de roulis et rendent la caisse plus dynamique :

- Agility Control : L'amortissement s'adapte automatiquement à la situation. D'une pression sur le bouton « Sport » (accessible sur la console centrale), le comportement de la caisse devient plus stable et la direction plus directe et précise. Associé à la transmission auto, le passage des rapports devient aussi doux en mode « Auto » que réactif en mode « Manuel ».

- L'option Sport Agility Control offre une direction paramétrique (de série à partir de six cylindres sous le capot) plus franche et une tendance au roulis minimisée grâce à des amortisseurs plus fermes et des barres de torsion renforcées.

- Dynamique Handling Package : Top du top et livré de série sur le E 500, ce pack « conduite dynamique » spécifique au coupé offre un système d'amortissement à réglages électrique qui agit indépendamment sur chaque roue. Les deux modes disponibles : « Confort » et « Sport » agissent non seulement sur l'amortissement, la course de l'accélérateur et la direction mais également sur les points de passage des rapports de la boîte auto.

Conclusion

En présentant la Classe E Coupé, l'ambition de Mercedes était de rattraper son retard sur la concurrence en conciliant au mieux la sportivité, le raffinement et le confort. Le constructeur semble aujourd'hui détenir l'arme ultime pour contrer le succès de l'Audi A5.

La Classe E Coupé offre des prestations de haut niveau, des motorisations de pointe et des habitacles très chics. Seules les sensations de conduite sont en léger retrait face aux bavaroises.

Disponible en concession à partir du 15 mai, la Classe E Coupé ne sera disponible dans un premier temps qu'en version haut de gamme Executive équipée de V6 ou de V8 (de 52 500 euros en 350 CDI à 70 900 euros en 500 CGI). La version 250 CDI sera disponible dès septembre à partir de 44 800 euros. Des versions « Start & Stop » et « coupé cabriolet » devraient voir le jour un peu plus tard.


    • Mercedes
    • Article du 12/05/2009
      De Stéphane Capela
  • Style intérieur / extérieur 
  • Qualité et finition 
  • Ergonomie et simplicité 
  • Equipements et options 
  • Confort et suspensions 
  • Sécurité active et passive 
  • Plaisir de conduite 
  • Performances pures 
  • Agrément moteur 
  • Budget achat et carburant 
Note : 8,6 / 10
Coup de coeur :

On aime :

  • Look
  • Qualité de l'habitacle
  • Motorisations
  • Polyvalence

On regrette :

  • Amortissement (hors packs)
  • Garde au toit aux places arrière
  • Légèreté de la malle de coffre

Mercedes Fiche technique

Modèle essayé :  Mercedes Classe E Coupe 350 CDI
  • Vitesse max 250 km/h
  • 0 à 100 km/h 6.7 sec
  • Conso autoroute 5.6 litres / 100 km
  • Conso mixte 6.8 litres / 100 km
  • Conso ville 8.9 litres / 100 km
  • Poids 1730 kg
  • Moteur 6 cylindres en V
  • Cylindrée 2987
  • Carburant Diesel
  • Puissance 231 ch à 3800 tr/mn
  • Couple 540 Nm dès 1600 tr/mn
  • Puissance fiscale -
  • Boîte de vitesses BVA à 7 rapports
  • Transmission Propulsion
  • Dimensions (L/l/H) 4.70 / 1.79 / 1.40 m
  • Réservoir 66 litres
  • Capacité coffre 450 dm3
  • Emissions CO2 -
52 500 €
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