Attaquée par les Audi A1 et Citroën DS3, la Mini contre-attaque et s'aventure sur un terrain déserté par ses ennemies : le diesel sportif !
« Un diesel dans une Cooper S ? Un non-sens ! ». C'est un peu vrai. Voire, très vrai. Mais, on n'oublie parfois de penser au client. Le vrai : celui qui engloutit 70 ? tous les trois jours pour remplir le réservoir, lit 13 l/100 km sur l'ordinateur de bord dès qu'il s'attarde un peu en ville, voire 20 l/100 km lorsqu'il profite réellement de ses 184 ch.
Alors Mini, grand seigneur, a pensé à lui. Et implanté un diesel (2.0d 143 ch) sous une coquille de Cooper S. Pas de problème devant les collègues de notre « vrai » client. L'attirail sportif de la Mini délurée est toujours là : un capot percé d'une large prise d'air, un becquet surplombant le hayon, deux sorties d'échappement centrales. Sans oublier les logos « S » sur les ailes avant, et un Cooper. SD, à l'arrière, qu'il devra enlever s'il veut faire semblant.
Mais il ne le pourra très longtemps : dès la mise en route du moteur, les claquements, notamment à froid, le feront repérer. Comme les vibrations ressenties, selon le régime, dans le pédalier ou le volant, puis dans le levier lorsque le système Stop & Start coupe ou redémarre la mécanique.
Bruyant mais performant
Une fois habitué aux castagnettes, qui traduisent un manque plus général d'insonorisation (remontées d'amortisseurs, bruits de roulement et de mobilier), le conducteur, même le plus allergique au mazout, sera toutefois séduit.
C'est la souplesse qui étonne vraiment : quand la plupart des diesels attendent 1 800 tr/min pour se réveiller, le 2.0d de la Mini bondit dès 1 300 tr/min, propulse sa légère carcasse vers l'avant et ses occupants vers l'arrière.
Là n'est pas son unique talent, puisque la poussée s'intensifie encore passé 2 000 tr/min, pour faiblir peu de temps après, vers 4 000 tr/min. Et comme la boîte est agréable à manipuler, les changements fréquents de rapports participent à l'ambiance ludique créée par la conduite de l'engin.
Négociante en virages
Un 2.0 diesel plutôt qu'un 1.6 à essence : on imagine déjà le poids supplémentaire sur les roues directrices, et leur nouvelle tendance à tirer tout droit. Mais, non : la direction peu démultipliée sert toujours un train avant très incisif, voire trop pour le train arrière qui suit la trajectoire, puis la déborde un peu, une fois l'antidérapage débranché.
L'auto se conduit alors avec les fesses, aromatisée des petits défauts de l'essence : la direction suit davantage le relief de la route que les mains du conducteur, la course de la pédale de frein s'allonge rapidement en conduite sportive et, sur route mouillé, l'exercice se transforme en séance de rodéo lorsque la voiture glisse tantôt de l'avant, tantôt de l'arrière, à des vitesses qui ne posent aucun problème à une sage Peugeot 508.
Mais c'est justement tout le charme de la Cooper SD, qui vit, sautille sur les bosses, se jette dans les virages, et toute sa force de nous faire oublier que l'on chevauche un quatre cylindres mazout moins puissant que celui de la Peugeot susnommée.
Conclusion
Dès lors ? La Cooper SD n'usurpe pas son nom, puisque le plaisir est réel au volant. L'économie réalisée à la pompe permettra d'investir dans un système audio plus performant (option à 250 euros), histoire de couvrir le bruit du mazout. Mais, il faudra parcourir beaucoup de kilomètres avant de le rentabiliser : la Cooper SD, pourtant 41 ch moins puissante que la Cooper S, coûte 1 000 ?. de plus.


Fiche technique
elle son sympa ![]()
Quelle idée,un diesel dans une caisse ludique loin des besoins utilitaires??????![]()
Ah Mini, Maxi prix pour mini voiture. Tant qu'il y aura des pigeons![]()
Vu le prix astronomique (pour une petite bagnole)où BMW vend sa Mini Cooper SD, le constructeur aurait pu faire un sérieux et honnête effort sur l'insonorisation. Car, des fois qu'ils ne le sauraient pas: un berlingot au fuel est bien plus bruyant qu'un à l'essence ! Et pourquoi avoir choisi le 2 litres BMW dans sa version "semi-light" de 143 chevaux (appelé 118d sur les séries 1 & 3) ? Ce moteur existe en 184 ch/360Nm de couple et aurait mieux convenu aux prétentions sportives de cette Mini. Pour réduire les effets de couple indésirables dans le train avant, le constructeur aurait alors pu installer le différentiel à glissement limité Quaife (autobloquant) qu'on peut avoir en option sur la Cooper S "essence". Une fois de plus, chez Mini, ça frime un max et ça joue les sportives, mais sans vraiment se donner les moyens techniques de ces prétentions. Dommage, au prix où c'est vendu...![]()
PAS MAL EST TOUJOUR OOSI PUISSANT
![]()
Je confirme ce qu'indique tactavu . J'ai possedé une 207 RC ( qui a le même moteur que la mini cooper S )et les consos affichés dans l'article sont complètement en dehors de la réalité . En utilisation "normale" mixte j'étais aux alentours de 8,4 litres . Pas testé le circuit avec mais bon la conso circuit ce n'est pas vraiment ce qu'il faut retenir pour une utilisation au quotidien . ![]()
On dit que ça vibre, ça claque et ça pue...![]()
eh oui, pourquoi pas un diesel performant. il ne faut pas oublier que les 24h du mans sont remportées par des mazout, alors qu'est qu'on dit maintenant ?![]()
je ne sais pas ou ils ont vu qu'une cooper s essence consommait du 20 litres !! meme sur circuit elle ne les fait pas. A vitesse normale sur autoroute c'est 7l de moyenne sur les longs trajets (anncecy paris), et en ville (je suis de paris) sachant que j'ai le pied lourd c'est 9.4l donc merci le sjournalistes qui disent n'importe quoi. Sachant que j'ai eu les 2 modele de cooper s !!!![]()
Nul![]()
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