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Mitsubishi Outlander 2.2 DI-D Instyle TC-SST
Le break Lancer

Lorsqu'on pense à Mitsubishi, on pense surtout au 4x4 Pajero et à la berline Lancer, qui plus est, dans sa déclinaison ultra sportive « Evo ». On pense aussi aux champions qui ont marqué le célèbre Rallye Dakar, mais on ne pense qu'ensuite aux véhicules « plus civilisés » : la citadine Colt , le SUV Outlander, et (peut-être) le monospace Grandis. A la limite avant ce dernier je penserais d'abord au Pick-Up L200 ! Si la gamme a considérablement évolué en se diversifiant, Mitsubishi conserve une image de spécialiste du 4x4, ce qui n'est pas très vendeur de nos jours. La solution la plus économique pour relancer les ventes est donc de modifier la communication autour des produits. Situé entre deux segments, l'Outlander est le modèle qui a le plus à gagner d'un repositionnement, ce qui passe par un petit lifting.

Mitsubishi Outlander 2.2 DI-D
Mitsubishi Outlander 2.2 DI-D

Moins « 4x4 » et plus « berline »

Le Mitsubishi Outlander est un crossover, comprenez, un véhicule situé à cheval sur deux segments. Il a été vendu à sa sortie en tant que SUV : un terme à la mode à ce moment là, qualifiant un véhicule regroupant les avantages d'un 4x4 et d'une berline. Aujourd'hui les baroudeurs n'ont plus la cote, qu'à cela ne tienne ! Terminé le terme SUV. Selon les termes de Daniel Nacass, Directeur des Relations Publiques pour l'Europe de la marque, l'Outlander sera vendu en tant que « gros break ». Une réponse qui peut faire sourire, mais après tout pourquoi pas ? Après la Lancer et la Lancer Sportback, l'Outlander deviendrait une sorte de grosse Lancer break.

Pour rendre ces propos cohérents, l'Outlander harmonise son look avec celui des berlines de la marque. La principale modification porte sur le maquillage de la face avant. On remarque surtout l'intégration de la calandre dite « Jet Fighter » de la Lancer. De nouveaux boucliers, capot et ailes contribuent également à rendre l'Outlander plus urbain, tout en améliorant au passage l'aérodynamique afin de réduire sensiblement le bruit dans l'habitacle.

Les détails de finition sont également soignés afin d'améliorer la qualité perçue : projecteurs bi-xénon adaptatifs dès la finition de milieu de gamme « Intense », rappels de clignotants à LED dans les rétroviseurs (de série), nouvelles jantes, double échappement et ajout de chromes supplémentaires. Aussi minime soit-il, le lifting de l'Outlander est plutôt réussi. Le SUV gagne un look bien plus moderne.

Repositionnement en SUV routier

Mitsubishi s'est ensuite penché sur l'amélioration du confort routier. Pour cela, l'Outlander 2010 peaufine son habitacle avec de nouveaux garnissages moussés imitant le cuir surpiqué sur certains éléments de la planche de bord et les contre-portes. Les sièges gagnent un nouvel habillage plus sportif, les nouveaux compteurs intègrent un ordinateur de bord. L'équipement est revu à la hausse avec notamment un accoudoir central, l'aide au démarrage en côte (sur le 2.2 DID) et l'augmentation de la puissance du système audio Rockford Fosgate (710 watts au lieu de 650 watts). Encore une fois le but est de rendre l'ensemble plus qualitatif. C'est plutôt réussi, mais la base n'était pas terrible.

Le système de hayon modulable en deux parties est vraiment pratique. Malheureusement, rien pour améliorer la flexibilité de l'engin. Il est toujours aussi fastidieux d'escamoter et d'accéder à la troisième rangée réservée aux enfants.

Tout en douceur

Pour arriver à un prix d'appel intéressant, les deux premiers niveaux de finition "Invite" et "Intense" sont associés au bon vieux 2.0 DiD 140 d'origine Volkswagen à injecteurs-pompe (simplement optimisé pour réduire ses émissions de 4 à 5 % selon les modèles : 177 à 180 g/km de CO2). De surcroît, ce bloc est uniquement disponible avec la transmission manuelle à 6 rapports.

Notre modèle d'essai haut de gamme "Instyle" était équipé du 2.2 DiD 156 ch d'origine Peugeot. Plus agréable que le 2.0 litres (380 Nm dès 2000 tr/min contre 310 Nm dès 1750 tr/min) et plus silencieux, il reste dans la même tranche malussée à 750 euros avec des rejets variant de 185 à 192 g/km de CO2 suivant les versions.

Si la boîte manuelle à 6 rapports est également disponible dans cette version 2.2 litres, notre modèle était équipé d'une boîte à double embrayage TC-SST (Twin Clutch Sport Shift Transmission) semblable à celle qui équipe la Lancer Evolution. Pour un surcoût de 1700 euros, l'Outlander profite ainsi d'une transmission moderne, aux passages de rapports rapides et très doux, et, gagne même des palettes au volant et un mode sport. Seules contreparties : la consommation augmente et les performances diminuent. Ce n'était pourtant déjà pas le point fort de l'Outlander qui se veut vraiment « pépère » sur ce point...

L'Outlander n'est plus disponible qu'en version quatre roues motrices (peut-être pour ne plus avoir à communiquer sur le sujet.). Sécurisant pour aborder le serré sous la pluie, car avec un poids de 1755 kg dans cette version et un amortissement moelleux, le SUV a une légère tendance à s'écraser sur ses appuis.

Conclusion

Plus moderne en photo, que sur la route, l'Outlander profite tout de même d'un équipement amélioré, pour moins cher. Son positionnement est clair : la sécurité et le confort.
L'offre aujourd'hui simplifiée, devient plus intéressante, mais face à certains concurrents japonais et allemands (certes 5 places pour le moment), ce n'est pas encore ça niveau mécanique, comportement routier, et qualité des matériaux.

Le positionnement prix est intéressant. L'entrée et le milieu de gamme « Invite » et « Intense » sont proposés avec le 2.0 VW pour respectivement 29 900 euros et 32 500 euros. Nous vous conseillons le haut de gamme « Instyle », seule finition livrée avec le 2.2 Peugeot pour 37 500 euros.

Pour continuer son repositionnement, après le lifting de l'Outlander, Mitsubishi va ainsi moderniser sa gamme en accueillant un petit crossover (RVR) en début d'année 2010, puis une citadine 100% écolo : l'i-Miev aux alentour de la fin d'année. Un véritable tournant pour la marque, qui continuera tout de même à construire des 4x4 purs et durs pour ne pas perdre ses fidèles clients. On a envie de dire : « il ne manquerait plus que ça ! ».


    • Mitsubishi
    • Article du 15/12/2009
      De Stéphane Capela
  • Style intérieur / extérieur 
  • Qualité et finition 
  • Ergonomie et simplicité 
  • Equipements et options 
  • Confort et suspensions 
  • Sécurité active et passive 
  • Plaisir de conduite 
  • Performances pures 
  • Agrément moteur 
  • Budget achat et carburant 
Note : 5,8 / 10

On aime :

  • Look
  • Confort sur route
  • Hayon en deux parties

On regrette :

  • Mécanique mollassonne
  • Comportement routier
  • Certains matériaux de l'habitacle

Fiche technique

Modèle essayé :  Mitsubishi Outlander 2.2 DI-D
  • Vitesse max 200 km/h
  • 0 à 100 km/h 11.7 sec
  • Conso autoroute 6.1 litres / 100 km
  • Conso mixte 7.3 litres / 100 km
  • Conso ville 9.3 litres / 100 km
  • Poids 1755 kg
  • Moteur 4 cylindres
  • Cylindrée 2179
  • Carburant Diesel
  • Puissance 156 ch à 4000 tr/mn
  • Couple 380 Nm dès 2000 tr/mn
  • Puissance fiscale 10 CV
  • Boîte de vitesses TC-SST 6
  • Transmission Intégrale
  • Dimensions (L/l/H) 4.64 / 1.80 / 1.72 m
  • Réservoir 60 litres
  • Capacité coffre 882 dm3
  • Emissions CO2 192 g/km
39 200 €
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