Pour 12 560 euros de plus, la 911 Coupé devient Cabriolet à capote en toile. Derrière le volant, il n'y a qu'un seul moyen de s'en apercevoir : regarder le ciel...
Passé un certain niveau de prix (100 000 euros en l'occurrence), le client aime être choyé. La nouvelle 911 Cabriolet l'a parfaitement saisi : une flexion de l'index, et sa capote en toile s'efface, en 13 secondes, jusqu'à 50 km/h. Trop de vent ? Un second mouvement de l'index, et c'est au tour du filet anti-remous de prendre place, électriquement, derrière les sièges avant.
Mais cet essai n'est pas celui d'une Rolls. Alors chez 321, on a choisi de travailler un peu en chevauchant la 911 Cabriolet de « base » (ce n'était pas le cas lors du récent essai du coupé). Cette fois, pas de boîte robotisée PDK, mais une bonne vieille transmission manuelle qui compte d'ailleurs sept rapports (grosse fatigue en vue). Pas non plus de suspension pilotée, de contrôle actif de roulis ou d'autobloquant électronique (on veut se cracher dans les mains !).
Enfin, nous retenons le moteur d'entrée de gamme, un 3.4 de 350 ch, histoire de suer à grosse goutte lorsqu'il s'agira de suivre une Carrera S de 400 ch sur route sinueuse.
La Carrera, ça suffit ?
L'ultime « oubli d'option » de notre modèle d'essai concernait l'absence d'échappement sport, qui donnait la chair de poule à chaque montée en régime. Les mélomanes ne seront pourtant pas déçus : grâce à une membrane renvoyant le son du moteur dans l'habitacle en charge, la sonorité reste assez présente en mode Sport, qui hâte aussi la réponse à l'accélérateur. Mais honnêtement, le flat 6 de la Carrera n'en a guère besoin...
Par rapport à la Carrera S, le déficit de puissance de 50 ch se sent surtout à bas régimes. Après une mise en action efficace mais pas impressionnante sous 4 000 tr/min, le 3.4 « s'énerve », en plusieurs phases, et génère les frissons tant attendus. L'étagement très rapproché de la boîte le laisse ensuite s'exprimer dans sa plage de puissance favorite, du moins jusqu'en cinquième car les rapports suivants servent surtout sur autoroute.
Dès lors, le surcoût réclamé par la S ne nous semble pas indispensable : le côté moins linéaire du « petit » bloc le place au niveau du « gros » en termes de sensations ! Cela fait toujours 14 500 euros d'économisés.
Décoiffante
Sur notre parcours, les lignes droites qui permettaient de libérer la cavalerie deviennent lacets, de plus en plus serrés. Le bitume lui, se dégrade franchement : bosses, trous, raccords, graviers. Un profil de spéciale de rallye que ce luxueux cabriolet absorbe de manière déconcertante. En dépit des oscillations verticales du « nez », caractéristiques des 911, la 991 survole les obstacles, freine comme une ventouse, se jette à la corde sans délai et ressort comme une fusée, tassée sur l'arrière, sans la moindre dérive ni perte de motricité. Nous sommes bien dans un cabriolet ?
S'il n'y avait ces vocalises amplifiées toit ouvert, on pourrait sérieusement en douter : rigidité parfaite, pas de tremblements dans la direction. Et, à doux rythme, une protection remarquable qui permet de rouler décapoté sans le moindre remous, ou capoté sans le moindre bruit d'air. Pour la concurrence, avouez que cela doit commencer à devenir agaçant.
Conclusion
Avec 50 ch de moins, 35 kg de plus et aucune option particulière (ni suspension pilotée, ni boîte PDK, ni échappement sport), ce cabriolet était attendu moins bluffant que le coupé essayé dernièrement. Encore une fois, c'est loupé... ou plutôt très réussi : l'auto ne perd pas une once de caractère au point de faire oublier, capote fermée, que son toit est en toile. Du grand art.


Fiche technique
L'ignorence est de ce monde ! le bosxter spyder et ses 315 cv est autrement plus efficace et jouissif avec son 6 à plat inversé par rapport à une 911 et met bien souvent une bonne fessée sur circuit à cette grande dame qu'est la 911 et que nous respectons tous. de plus le nouveau Boxster et son look à "tomber par terre" avec ses faux airs de carrera GT est à mon goût bien plus beau que cette 911 CAB et de plus à des perfs supérieures... DESOLE !!![]()
pour les pièces de rechange il y a:
oscaro.com![]()
Je ne saurai trop te conseiller de rechercher ton vilebrequin de 2,4S sur 911.net camarade de bon goût, on y trouve peu de garçons coiffeurs :)
![]()
Tout à fait d'accord pour la 911, mais le boxter (d'occasion) serait plus dans le budget !![]()
Ah! Only911! Que j'aime ton expression cruelle et drôle à la fois : c'est une "voiture de garçon coiffeur" (je n'ai rien cependant contre les garçons coiffeurs...)! Je partage ton avis (même si le Boxter ne démérite pas et est loin d'être une voiture de "kéké") la seule vraie Porsche (et ceci se vérifie depuis plus de 40 ans) c'est la 911 et rien d'autre ! Porsche aura eu beau fabriquer des 914, des 924, des 928, des 944 et des Boxters (et j'en oublie sans doute), tous étant des modèles assez bien réussis et qui avaient commercialement leur raison d'être, aucun d'entre eux n'est jamais parvenu à la cheville de la 911 en termes de plaisir de pilotage. PS : je recherche un vilebrequin de 911 S - 2,4 litres . Faire offre sur ce blog.![]()
il n'y a qu'une Porsche c'est la 911.
Celle-ci en est encore l'illustration.
Le boxter est une voiture de garçon coiffeur!![]()
rien à dire cette 911 est une tuerie ! mais elle a une concurente directe, c'est le nouveau BOXTER car avec son moteur de 315 cv il a les memes perfs mais surtout il a une gueuele d'enfer !!! et pour ceux qui ne pense que 911 un conseil essayer donc un boxster c'est jouissif et bien plus fun à conduire !!![]()
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