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Skoda Octavia RS - 2.0 TSI DSG
Montée en gamme

On a souvent l'impression de faire une affaire en achetant une Skoda. En effet, il semble très intéressant de se payer une berline familiale pour le prix d'une compacte. D'autant plus une berline du groupe Volkswagen, avec les attributs d'une Golf GTI . On peut tout de même se demander s'il n'y a pas anguille sous roche. Verdict en conclusion.

Skoda Octavia RS
Skoda Octavia RS

Superbe Octavia

Concernant la présentation, si l'habitacle est quasi conforme à la précédente RS (lire l'essai de nouvelle Octavia) et la poupe totalement identique, de gros efforts ont été faits à l'avant avec un lifting qui transfigure le visage de la paisible Octavia.

La nouvelle Octavia RS gagne ainsi en caractère et en qualité perçue. La proue devient agressive, avec une grosse calandre redessinée, de méchantes optiques directionnelles au xénon et des feux diurnes à LED intégrés au dessus des antibrouillards. Le look est plutôt sympa, moderne et assez haut de gamme.

Voilà pour la forme. Pour le fond, la caisse est abaissée de 127mm et pèse 20 kg de moins sur la balance, pour la version essence (15 kg pour le diesel).

Simple mais sérieux

Une fois installés à bord, on se sent à l'aise et on trouve facilement ses marques. Les beaux sièges sport bien fermes offrent un bon maintien, les plastiques moussés contrastent avec les bandeaux couleur alu et les quelques touches du même matériau disséminées un peu partout. Les finitions sont correctes, jusqu'aux pédales, et les compteurs font enfin plus moderne avec leur nouveau rétro-éclairage blanc.

L'ensemble est relativement simple, sobre, mais complet et assez ergonomique. Seules les palettes au volant sont un peu trop proches des commodos pour les grosses mains, surtout que l'arceau du volant est bien épais.

Trop de sport nuit au confort

Ce qui frappe immédiatement après les premiers tours de roues, c'est la mauvaise motricité du train avant. La course de la pédale d'accélérateur vraiment trop courte, n'est pas vraiment idéale pour doser l'accélération au démarrage. Les pertes de motricité sont fréquentes, il est possible de s'y habituer avec un peu d'effort, mais je n'aime pas devoir m'habituer aux choses. L'Octavia RS aurait vraiment gagné en efficacité en intégrant le « différentiel autobloquant » XDS de la nouvelle Golf GTI. Dommage car la direction est pourtant assez précise.

Pas de surprise concernant l'amortissement : c'est ferme. Le confort est ainsi tout juste passable, trop ferme à mon goût pour une berline familiale, mais bon, il y a surement une clientèle. Le comportement est par contre assez impressionnant pour le segment. La caisse est bien équilibrée, la malle arrière compense le poids du moteur et de la transmission, la caisse ne prend pas une once de roulis, on aurait presque envie de faire du circuit avec ! Les utilisateurs de la boîte DSG6 ne me contrediront pas : le passage des rapports s'effectue sans rupture de couple et les palettes au volant n'incitent pas au respect des limitations...

Sous le capot le 2.0 TSI de 200 ch est agréable, silencieux et assez puissant. Il offre d'excellentes reprises, mais souffre d'une surconsommation assez importante : une autonomie de 500 km maximum, ce qui est vraiment peu pour un moteur moderne ! Tout comme le 2.0 TDI, ce bloc a pourtant été retravaillé pour répondre aux normes Euro 5 en matière de rejets de CO2 : respectivement 175 g/km pour le TSI et 150 g/km de CO2 pour le TDI.

Conclusion

Une robe ordinaire et des dessous haut de gamme, le principal problème de l'Octavia est l'image encore médiocre en France de la marque d'origine Tchèque. La nouvelle Octavia RS est une pourtant bonne auto, dotée de capacité sportives réelles et qui profite surtout d'un bon rapport « qualité / prix ». Il n'y a pas « anguille sous roche », toutefois, en faisant abstraction du format, nous n'arrivons pas à l'homogénéité d'une Golf GTI.

Le positionnement prix est identique à celui de la Seat Exeo du même groupe, mieux finie, avec des motorisations identiques mais qui se montre juste un peu moins pratique avec son volume de chargement plus petit. Le positionnement n'est pas tout à fait le même : « sport » pour l'Octavia avec sa DSG6 et son châssis bien ferme et « confort » pour l'Exeo avec son châssis d'ex-Audi A4 et la transmission automatique Multitronic qui arrivera en fin d'année 2009.


    • Skoda
    • Article du 01/09/2009
      De Stéphane Capela
  • Style intérieur / extérieur 
  • Qualité et finition 
  • Ergonomie et simplicité 
  • Equipements et options 
  • Confort et suspensions 
  • Sécurité active et passive 
  • Plaisir de conduite 
  • Performances pures 
  • Agrément moteur 
  • Budget achat et carburant 
Note : 8,2 / 10

On aime :

  • Prix
  • Mécanique
  • Simplicité à bord
  • Look avant

On regrette :

  • Motricité
  • Course des pédales
  • Consommation
  • Quelques détails de finition

Fiche technique

Modèle essayé :  Skoda Octavia RS
  • Vitesse max 240 km/h
  • 0 à 100 km/h 7.2 sec
  • Conso autoroute 6.2 litres / 100 km
  • Conso mixte 7.7 litres / 100 km
  • Conso ville 10.4 litres / 100 km
  • Poids 1470 kg
  • Moteur 4 cylindre en ligne
  • Cylindrée 1984
  • Carburant Essence
  • Puissance 200 ch à 5100 tr/mn
  • Couple 280 Nm dès 1700 tr/mn
  • Puissance fiscale -
  • Boîte de vitesses DSG6
  • Transmission Traction
  • Dimensions (L/l/H) 4.60 / 1.77 / 1.45 m
  • Réservoir 55 litres
  • Capacité coffre 585 - 1455 dm3
  • Emissions CO2 180 g/km
29 930 €
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