Plus sage, mais aussi plus mature, la nouvelle Yaris attaque désormais les polyvalentes de front. Elle y rencontre la Citroën C3 dotée du très sobre e-HDi.
En délaissant l'air espiègle et la face rondouillarde de sa devancière pour une allure plus classique, la Yaris troisième du nom rentre dans le rang.
Aussi large et plus basse de 2 cm que sa devancière, elle grandit néanmoins de 10 cm en longueur. Mais même en s'étirant à 3,89 m, la Toyota est encore plus petite que bien des polyvalentes qui dépassent souvent les 4 mètres.
Pourtant, aussi raisonnable soit-elle, cette prise de longueur démontre la volonté du géant japonais de se rapprocher au plus près des standards du marché, histoire d'affronter la concurrence à armes égales. Avec toujours cette envie d'offrir le maximum d'espace disponible dans un gabarit réduit. Un point commun qu'elle partage avec la Citroën C3, qui reste à 3,94 m de long. Le match peut commencer entre une tricolore pur « jus » et la plus française des nippones (la Yaris est fabriquée à Valenciennes, dans le Nord).
À conduire
Le 1.4 D-4D de 90 ch est le seul diesel au catalogue Toyota. Mais à l'instar de nombreux blocs de petite cylindrée, celui de la Yaris manque manifestement de tonus en dessous de 1800tr/min, puis devient brutal ensuite.
Sur la route, son excellente boîte à six rapports permet de constamment rester au-dessus de ce régime où le moteur fait alors preuve d'une évidente énergie. Mais le caractère creux pénalise l'agrément en ville et lors des redémarrages, surtout lorsque le parcours devient accidenté.
Bien plus souple et parfaitement aidé par un excellent système Stop&Start qui se fait oublier, le 1.6 e-HDi de la C3 se montre plus docile en ville. Mais en utilisation intensive, son caractère plus indolent et sa boîte à cinq rapports le rendent un peu moins vivant. Pour autant, il s'avère moins bruyant sur longs trajets et offre une douceur et un agrément supérieurs au quotidien.
Malgré son D-4D moins adapté à un usage urbain, la Yaris fait de la cité son terrain de jeu favori. Ainsi, ses dimensions réduites et son plus court diamètre de braquage (9,40m contre 10,20m pour la C3) la rendent un peu plus maniable. Et une fois en dehors des agglomérations, elle se révèle plus dynamique à la conduite avec un châssis plus agile et des mouvements de caisse moins marqués qu'à bord de la Citroën. Privilégiant un confort moelleux, la C3 apprécie moins d'être brusquée sur un parcours sinueux, malgré un châssis très sûr.
À vivre
Par rapport à sa devancière qui était dotée d'une instrumentation centrale, la présentation intérieure de cette troisième Yaris apparaît plus classique. Mais la principale déception réside dans la qualité du plastique dur et désagréable au toucher qui entoure la planche de bord. En face, la C3 propose des matériaux un peu plus valorisants. Sans oublier cette atmosphère unique et lumineuse, surtout si l'on a choisi l'option pare-brise zénith, facturée 450 euros.
Côté pratique, les deux polyvalentes disposent de suffisamment de rangements avec des poches aumônières situées au dos des sièges arrière et quelques vide-poches. Sur ce point, la Toyota se montre plus généreuse à l'avant mais moins que sa concurrente à l'arrière. Mais la nippone étonne surtout par son habitabilité aux places arrière. Difficile de trouver une autre auto de moins de 3,90 m de long où deux adultes de plus de 1,80 m ne sont pas gênés au niveau des jambes.
La C3 réserve bien moins d'espace aux genoux. Par contre, elle s'avère plus accueillante pour installer trois enfants au second rang grâce à une meilleure largeur aux coudes.
À l'arrière, les volumes de coffre des deux rivales permettent d'envisager un départ en weekend à quatre, avec suffisamment de bagages. Les 14 litres supplémentaires de la Citroën sont en fait anecdotiques.
S'il faut jouer les déménageurs, chacune d'entre elles peut compter sur des assises fixes et des dossiers rabattables 2/3- 1/3. Mais la Toyota est alors la seule à libérer un espace de chargement pratiquement plat grâce à un astucieux plancher de coffre amovible.
À financer
Affichée 750 euros de moins que la C3 e-HDi 90 Confort, la Yaris 1.4 D-4D Style apparaît financièrement plus intéressante. Et à l'exception de l'absence d'un régulateur de vitesse (particulièrement regrettable), elle offre de série une dotation plus fournie qui lui permet en outre de creuser l'écart.
Par contre, la C3 dispose d'un catalogue d'options plus fourni et se montre plus économique au quotidien grâce à ses consommations légèrement inférieures et à sa fiscalité réduite (en finition Confort avec la monte pneumatique d'origine). Mais cela reste finalement insuffisant pour combler l'écart initial avec la Toyota.
Conclusion
Compacte à l'extérieur et généreuse à l'intérieur, la Yaris est une polyvalente bien née. Un peu plus habitable et astucieuse que sa rivale tricolore, elle distille des sensations plus dynamiques.
En face, la C3 réplique par son ambiance intérieure unique, son silence, son confort de suspension et sa grande douceur de conduite. Mais elle facture toujours ses qualités au prix fort,ce qui permet à la japonaise de l'emporter d'une courte tête.


Fiche technique
Fiche technique
une citadine diesel à 18000€ alors que le prix du fuel va passser au dessus du 98 dés 2012 !!! une vraie connerie... Pour le même prix on a une clio RS de 204 cv !!![]()
Et elle est fabriquée en france. Rien que cet argument mérite que l'on s'y intéresse. Aucune MEGANE n'est fabriquée en france par opposition. ![]()
l'interieur de la toyota est affreux !!!!!![]()
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