Essai Honda Civic Tourer 1.6 i-DTEC 120 ch : beaux volumes

par
Honda CIvIc
Version essayée : Honda CIvIc 1.6 I-Dtec Executive Navi

Galerie : 28 photos

Avis sur la Honda CIvIc

Note 321Auto

6,8 / 10

On aime

  • Le style à part et dynamique
  • L'habitabilité et le volume du coffre
  • L'ergonomie des sièges
  • Le comportement routier
  • Le moteur

On regrette

  • Le hayon qui s'ouvre très haut
  • L'espace manquant pour les pieds des passagers arrière
  • L'absence de GPS en finition « cœur de gamme »
  • Le pack sécurité réservé à la finition Innova
Un temps rendu ringard par l’arrivée sur le marché de monospaces comme le Renault Scénic ou le Citroën Picasso, le break compact a tendance à revenir à la mode. Renault Mégane, Peugeot 308, Opel Astra, Ford Focus, Volkswagen Golf, Toyota Auris, Seat Leon, etc : la plupart des compactes disposent de leur version à coffre.

> A LIRE. Essai de la Seat Leon ST 2.0 TDI 150 (2014)

Tout juste deux ans après son apparition sur le marché, la Honda Civic de neuvième génération franchit le cap elle aussi avec un break –le premier depuis le début des années 2000– qui se fait désormais appeler Tourer, et non plus Aerodeck comme auparavant.

Volume maximal

Référence de la catégorie des compactes en termes d’habitabilité et de volume de coffre (477 litres !), la Civic ne pouvait faire moins bien dans sa nouvelle version Tourer. Elle affiche donc un volume de 624 litres, reléguant à près de 20 litres celui de la Golf SW qui tenait jusque-là le haut du pavé. Honda s’est pourtant contenté de rallonger le porte-à-faux arrière de 24 centimètres mais mise plus que jamais sur des astuces comme l’absence de roue de secours permettant de dégager un petit coffre de 117 litres sous le plancher et le déplacement du réservoir sous les pieds des passagers.

La modularité est presqu’exemplaire avec un plancher plat dégageant un volume total de 1 668 litres et un espace de rangement pour le cache bagages souple et le filet de séparation disponible sur les finitions hautes. On apprécie toujours autant les sièges arrière "magiques" dont l’assise se relève mais on regrette l’absence de tirettes dans le coffre pour rabattre ces sièges. Le seuil de chargement bas est également un plus appréciable.

Un style qui peut dérouter

Très stylée, la Honda Civic Tourer conserve toute la partie avant de la berline, y compris les poignées de portes arrière dissimulées dans les montants. Sa personnalité à part n’est pas remise en cause, bien au contraire, et son allure gagne même en sportivité grâce aux vitres de custode qui s’étirent jusqu’au hayon, dissimulant ainsi le montant D qui devient « flottant ». L’implantation des phares peut laisser dubitatif mais au moins, le bandeau de jonction ne gâche plus la visibilité arrière puisqu’il s’étire désormais sous la lunette et non plus au milieu.

A l’intérieur, aucune modification spécifique n’est à noter, si ce n’est que ce break inaugure le millésime 2014 de la Civic avec quelques retouches comme un volant un peu plus gros, des cerclages chromés autour des aérateurs et du levier de vitesse et des surpiqûres blanches sur la sellerie. Les sièges sont toujours aussi confortables et la planche de bord originale mais, si elle ne souffre pas de défauts d’ajustement, aurait mérité quelques matériaux plus valorisants que les trop nombreux plastiques durs qui la composent.

A l’aise sur toutes les routes

On remarque pourtant en bas de la console centrale un bouton inédit : il s’agit de celui de la suspension adaptative ADS, intégrée à partir de la finition Exclusive Navi. Elle permet de jouer sur la force d’amortissement de l’essieu arrière selon trois modes (Confort, Normal, Dynamique), le but étant d’optimiser le comportement de l’auto en fonction de la route et de la charge du coffre. Mais son rôle reste limité (ce n’est une suspension pneumatique à assiette constante) et les différences entre chaque mode sont assez légères.

Quoi qu’il en soit, la Civic Tourer conserve son excellent compromis entre tenue de route et confort et profite d’une direction précise pour faire totalement oublier, sur la route, sa condition de break. Côté sécurité, elle peut faire le plein de technologies avec notamment le freinage d’urgence automatique (jusqu’à 30 km/h), l’alerte de franchissement de file et de présence dans l’angle mort, les feux de route actifs et la reconnaissance des panneaux de signalisation. Mais ce pack baptisé ADAS n’est disponible que sur la finition haut de gamme Innova, sans être proposé en option sur les finitions inférieures. Quel dommage !

Une motorisation adaptée

Alors qu’elle est également proposée en motorisation essence 1.8 i-VTEC 142 chevaux, cette Honda Civic Tourer sera majoritairement vendue dans nos contrées en Diesel. Sous le capot, c’est bien entendu le bloc 1.6 i-DTEC 120 chevaux inauguré l’année dernière sur la berline et qui, depuis, est également utilisé par le CR-V, qui a été retenu.

> A LIRE. Essai du Honda CR-V 1.6 iDTEC de 120 ch (2013)

Fort en couple (300 Nm), assez silencieux et profitant d’une boite de vitesse manuelle six rapports bien étagée, il apparaît parfaitement calibré pour un break comme la Civic Tourer. Les 120 chevaux "sont bien là", avec des accélérations franches et de bonnes reprises, mais il sait également faire preuve de souplesse, un atout en ville par exemple. Avec des rejets de CO2 catalogués à 99 g/km en monte 16 pouces, il permet à la Civic Tourer d’éviter en toute quiétude le moindre malus écologique. Notre essai mené à bon train nous a fait constater une consommation réelle tournant aux alentours des 5,5 litres/100 km (3,9 annoncés) et il semble donc aisé de passer sous la barre des 5 litres/100 km avec un peu d’écoconduite et le mode Econ enclenché.

Quelle finition choisir ?

Le meilleur rapport équipement/prix au sein de la gamme (désormais simplifiée) Honda Civic Tourer est livré avec la finition Executive à 25 340 euros. La caméra de recul côtoie entre autres la climatisation automatique bizone, le Bluetooth, l’allumage automatique des phares et des essuie-glaces et les antibrouillards. Mais il manque une option GPS autre que celle consistant à passer à la finition Executive Navi qui demande tout de même un effort de 1 200 euros supplémentaires. Dommage également que les radars de stationnement avant/arrière ne soient proposés qu’en finition Exclusive Navi (31 090 euros), où ils sont accompagnés du démarrage sans clé, des sièges chauffants semi-cuir, des projecteurs bi-xénon, de la suspension ADS et des vitres arrière et de hayon surteintées.

Bilan de l’essai

Si le surcoût de 1 100 euros par rapport à la berline peut sembler un peu élevé, cette Civic Tourer a le mérite d’afficher un style dynamique qui ne passe pas inaperçu et de disposer d’une capacité de chargement inégalée pour la catégorie. L’essentiel est donc là. Elle se repose ensuite sur ses acquis avec un comportement appréciable et un moteur économe et aucun de ses défauts ne semble rédhibitoire. Reste à savoir si elle fera son trou face à une concurrence aussi vaste.
  • Style intérieur / extérieur
  • Qualité et finition
  • Ergonomie et simplicité
  • Equipements et options
  • Confort et suspensions
  • Sécurité active et passive
  • Plaisir de conduite
  • Performances pures
  • Agrément moteur
  • Budget achat et carburant

Note 6,8 / 10

La flemme de revenir sur le site ? Inscris-toi et reçoit nos infos directement dans ta boite mail ! C’est gratuit !

Retrouve-nous sur

En poursuivant votre navigation sans modifier vos paramètres de cookies, vous acceptez l'utilisation des cookies pour l'amélioration de nos services. Pour gérer et modifier ces paramètres, cliquez ici . Fermer