Essai du break Peugeot 308 SW 1.2 e-THP 130

par 'Benoît Solivellas'.
Peugeot 308 Sw
Version essayée : Peugeot 308 Sw 1.2 E-Thp 130ch Féline

Galerie : 18 photos

Avis sur la Peugeot 308 Sw

Note 321Auto

7,8 / 10

On aime

  • Volume du coffre
  • Moteur 1.2 e-THP convaincant
  • Confort et qualités routières

On regrette

  • Visibilité dans le rétroviseur arrière
  • Régulateur semi adaptatif parfois surprenant
  • Lenteur de l'écran tactile
Chez Peugeot, la compacte break est une tradition scrupuleusement respectée. Depuis le premier break 304 sorti en 1971, toutes les compactes au Lion ont eu leur version grand volume jusqu'à cette septième génération de déménageuse.

Sur cette nouvelle 308 SW, seule la partie arrière change, l'avant étant strictement identique jusqu'au pied milieu de la voiture. La transformation est plutôt élégante et donne une bonne prestance au break, bien loin en tous cas du design d'utilitaire de la précédente génération.

Côté mensurations, la longueur de ce break grimpe à 4,58 m et gagne donc 33 centimètres par rapport à la berline, essentiellement au niveau du porte à faux (+ 22 cm). Ce gain est bien à profit et permet d'offrir un coffre de 660 litres. C'est autant que celui de la 508 SW et 130 litres de plus que sur une Renault Mégane Estate !

Un coffre de 508 SW


Les concepteurs de la 308 SW ont en effet privilégié le volume de chargement et n'ont donc pas cherché à monter une troisième rangée de sièges comme sur la précédente génération, pour éviter d'empiéter sur le coffre.

Utile mais aussi pratique, ce coffre peut s'agrandir en rabattant la seconde rangée d'assise, grâce à deux poignées situées à proximité du hayon. L'architecture des sièges arrière (dont l'assise s'abaisse) permet alors de disposer d'un plancher plat.

Naturellement, ce break bénéficie des mêmes progrès d'allègement que la berline et malgré ses 90 kg de plus, il se limite à 1 180 kg dans sa version d'entrée de gamme.

Vision arrière à revoir


A bord, on retrouve une finition plutôt soignée à l'exception de quelques oublis. On apprécie surtout le design dépouillé de la planche de bord, obtenu grâce à l'écran tactile multifonction qui regroupe de nombreuses commandes, dont celles de climatisation. Une belle interface malheureusement pas assez réactive, on attend souvent entre deux menus.

Le petit volant et les compteurs déportés sur le haut de la planche assurent quant à eux une prise en main originale et efficace de la voiture.

Petit bémol observé sur le break, la vision arrière reste réduite dans le rétroviseur bien que la taille de la lunette de hayon n'ait pas été réduite comparé à la berline.

Du côté des équipements, on note l'arrivée de l'assistance dynamique au stationnement (Park assist) qui assure automatiquement des créneaux en ligne ou en bataille. Le régulateur semi adaptatif est reconduit et mieux vaut bien comprendre son fonctionnement car il freinera pas pour le conducteur et se désactive assez rapidement.


Un trois cylindres essence plein de qualités


Depuis la commercialisation de la nouvelle 308, l'essence représente 40% des ventes. C'est étonnamment élevé et la tendance pourrait se poursuivre avec l'arrivée de ce nouveau bloc 1.2 eTHP. Ce moteur trois cylindres essence, dopé au downsizing, développe 130 chevaux avec sa batterie de technologies  dont un turbo et l'injection directe.

Premier constat, il se montre à peine plus bruyant que le précédent 1.6 l quatre cylindres. Sa sonorité métallique, pas désagréable, se fait entendre au démarrage, sur les trois premiers rapports. Mais ensuite, c'est à peine si on remarque la différence. De toute évidence, vis à vis de son seul concurrent sur le marché, le bloc 1 litre Ecoboost Ford de 125 chevaux, il se montre nettement même plus discret.

Sur route, le 1.2 eTHP offre de bonnes reprises même à bas régime et il n'est pas ceinturé par une boite aux rapports trop longs comme peuvent l'être certains blocs essence voulant faire bonne figure sur les chiffres de consommation. Sur ce terrain, on relève d'ailleurs une honorable moyenne de 7,2 litres aux 100 km sur un parcours mixte.

Touche Sport


130 chevaux, c'est bien mais ce n'est pas suffisant pour en faire une sportive. Pour ceux souhaiteraient pourtant retrouver quelques sensations, Peugeot propose néanmoins un mode sport assez amusant, activable à la demande. Il ne modifie en rien les performances ou le moteur mais s'attache à donner quelques relents de sportivité comme une direction raffermie, une pédale d’accélérateur plus réactive et surtout une amplification de la sonorité moteur via les haut parleurs. C'est sympathique sur petite route mais sur autoroute cela devient vite lassant.

D'autant que l’insonorisation est soignée, il n'est pas nécessaire d'ajouter un bourdonnement.

Le confort est aussi de mise sur ce châssis, même avec une monte en 18 pouces. Les suspensions ont été retravaillées pour tenir compte du poids plus élevé du break mais elles offrent le même équilibre dynamique que sur la berline, une des grandes qualités de cette nouvelle 308.

Que reste-t-il à la 508 ?


Disponible dans des niveaux de finitions élevés, cette version essence de 130 chevaux demande un investissement minimum de 25 950 euros, soit 900 euros de plus que la berline.

C'est bien moins que le ticket d'entrée de la 508 SW car on peut se permettre d'hésiter entre les deux. Le volume de chargement de la 308 est identique, son design offre la même prestance que celui de sa grande sœur et l'agrément de conduite est bien là. Comme la berline, le break 308 est donc une réussite.
  • Style intérieur / extérieur
  • Qualité et finition
  • Ergonomie et simplicité
  • Equipements et options
  • Confort et suspensions
  • Sécurité active et passive
  • Plaisir de conduite
  • Performances pures
  • Agrément moteur
  • Budget achat et carburant

Note 7,8 / 10

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