Land Rover Range Rover Sport - 4x4 of course

par 'Stéphane Capela'.
Land Rover Range Rover Sport
Version essayée : Land Rover Range Rover Sport V8 Supercharged
Essence - 390 ch - 15.9 litres / 100 km - Fiche technique
79 €

Galerie : 56 photos

Avis sur la Land Rover Range Rover Sport

Note 321Auto

8,2 / 10

On aime

  • Look
  • Moteur
  • Comportement
  • Capacités de franchissement

On regrette

  • Prix
  • Consommations
  • Certains matériaux dans l'habitacle
  • Poids

Extérieur

Développé sur la base d'un Discovery, le Range Rover Sport est raccourci de 14 cm et abaissé de 13 cm. Plus courte et moins carrée, sa silhouette est toujours aussi massive mais gagne énormément en dynamisme. Pour cela les pare-brises et le toit son plus inclinés que sur le Range "Classique", l'espace vitré est affiné par des montants noirs, et les passages de roues sont encore plus gonflés. Déjà qu'un Range Rover ne passe pas inaperçu, la version "Sport" est carrément exubérante avec ses énormes jantes de 20 pouces et son spoiler largement aéré. Les projecteurs bi-xénon à faisceaux orientables sont plus larges et de forme moins rectangulaire. Le capot est gonflé en son centre et non plus sur les côtés. La calandre perforée en aluminium a fait une cure de "Botox" et se montre bien plus sensuelle.

De profil, de proéminents bas de caisse finissent d'asseoir et d'élargir le mastodonte. Les ouies verticales sont remplacées par des modèles plus petits et horizontaux, les répétiteurs latéraux quittent les ailes pour s'accrocher aux portes.

A l'arrière, le hayon ne s'ouvre plus en deux parties mais intègre une lunette ouvrante qui facilite certains chargements. Les feux adoptent des couleurs vives pour accentuer la sportivité, un becquet de toit prolonge la ligne du pavillon et accueille le 3ème feu stop. De chaque côté de la poupe, une "sobre" sortie d'échappement (détail rare sur ce type de véhicules) libère le souffle ardent du monstre. Enfin, à l'avant et à l'arrière, les radars de stationnement sont très pratiques pour manoeuvrer en ville.

Habitacle

A bord, l'ambiance suit la même tonalité "Bodybuilding". On remarque instantanément que les magnifiques sièges en cuir du Range Rover "Vogue" ont laissé place à des modèles plus sportifs. Le pare-brise incliné réduit le champ de vision et participe également au climat sportif, tout comme les compteurs cerclés de chrome et le pédalier en acier.

La planche de bord rappelle à la fois celle du Range et du Discovery, elle est pourtant totalement différente. Sobre et inédite, elle intègre une casquette plus enveloppante et une console centrale non plus verticale mais inclinée qui lui fait gagner en ergonomie et en corpulence. L'habitacle est moins luxueux que dans un Range Rover "Classic" mais le charme "British" est toujours présent même en l'absence de cuir blanc et de boiseries. Côté équipement, les commandes principales sont vocales, le GPS est tactile et le système audio, signé Harman Kardon, active 8 HP et un caisson de basses. Pour près de 80 000 €, nous aurions aimé voir plus d'équipements tels que les sièges chauffants et le toit ouvrant.

Haut perchés, le conducteur et son passager sont confortablement installés. Par rapport au Range classique, la garde au toit abaissée et l'empattement raccourci réduisent l'habitabilité. Côté coffre, la capacité de chargement peut être modulée en abaissant la banquette arrière.

Au chapitre des déceptions, nous notons quelques détails d'ergonomie tels que la position des commandes des vitres électriques en bout de portières, ou la difficulté pour accrocher sa ceinture de sécurité lorsque l'accoudoir est descendu. Globalement, les matériaux employés sont de bonne facture mais il est toutefois regrettable que la plupart d'entres eux sonnent creux.

Moteur / boîte

Sous le capot de notre modèle d'essai "Supercharged", nous ne trouvons plus le V8 - 4.4 litres d'origine BMW mais un 4.2 litres d'origine Jaguar suralimenté d'un compresseur. Pour être accueilli chez Land Rover, il a du être adapté au niveau de son étanchéité, des protections de poussières et de son fonctionnement en forte inclinaison.

Quasiment inaudible au ralenti, ce bloc est un bonheur pour les tympans dès ses premiers feulements. Spécialement développé pour fournir un maximum de couple à bas régime, il délivre une puissance de 390 ch à 5750 tr/min et un couple de 560 Nm dès 3500 tr/min qui lui permettent d'arriver à 100 km/h en 7,6 secondes seulement, malgré ses 2555 kilos. En dépit d'une bonne stabilité à grande vitesse, le moteur est bridé par l'électronique à 225 km/h, vous ne pourrez donc pas suivre les Porsche Cayenne sur les autoroutes allemandes.

Pour l'arrêter, les jantes de 20 pouces autorisent d'énormes étriers Brembo 4 pistons (à l'avant) à morde de gigantesques disques ventilés de 360 mm. Le freinage est ainsi à la hauteur de nos attentes, performant et endurant.
Le gros problème reste bien sûr la consommation qui descende rarement sous les 25 litres / 100 km. Sachant que le réservoir contient 88 litres, le calcul est rapide, un plein d'essence vous coûtera environ 100 € et vous pourrez parcourir entre 200 et 400 km, suivant votre rythme.

La boîte automatique gagne une vitesse ainsi qu'un nouveau différentiel central électronique, les 6 rapports peuvent être passés séquentiellement ou suivant deux modes : Un mode auto qui privilégie la souplesse, et un mode sport plus réactif qui exploite les régimes plus élevés.

Comportement

Le Range Rover est l'arme ultime pour contrer les gros baroudeurs Japonais. Dans le même esprit, le Range Rover Sport s'occupe des SUV du marché Allemand. Sur autoroute, le Range est le roi. Personne ne nous double et tout le monde se rabat en voyant le monstre arriver dans le rétroviseur. Tout a été fait pour ne pas ressentir le poids et se sentir en sécurité : Le moteur est surpuissant, les freins démesurés et l'amortissement est épaulé par de nombreuses aides électroniques. Une première dans la gamme : un régulateur automatique de vitesses et de distance est livré de série.

En conduite sportive ou à hautes vitesses, la stabilité est bluffante. Le Range enchaîne les courbes avec souplesse grâce à ses suspensions pneumatiques à double triangle, ses pneumatiques taille basse de 275/40/20", sa direction variable, son "contrôle actif du roulis" (ARM) et son "contrôle dynamique de stabilité" (DSC). Le système "Suspension Dynamic Response" calcule les forces latérales afin de limiter la prise de roulis, le train avant a également été avancé afin d'améliorer le comportement. En ville, la fermeté de l'amortissement se fait ressentir sur certaines routes abîmées mais le "Sport" reste confortable. On regrette cependant que la pédale d'accélérateur soit trop sensible et engendre un à-coup au démarrage.

Franchissement

En terme de franchissement, le Range Rover Sport est loin d'être ridicule. En récupérant le châssis du Discovery "Type Integrated Body" (à carrosserie intégrée) dont l'empattement est raccourci de 14 cm et le poids soulagé de près de 200 kg, il récupère également le système "Terrain Response" qui permet de choisir entre 5 modes de conduite / type de terrain d'un simple coup de molette.

Avec sa transmission à 4 roues motrices permanentes, sa suspension pneumatique à hauteur variable et sa gamme de vitesses courtes, rien ne semble l'arrêter. Même en descente, la "fonction de retenue" (Hill Descent Control) contrôle en permanence l'adhérence et réagit en conséquence.

Conclusion

Compagnon idéal pour les longs trajets d'autoroutes. allemandes. le Range Rover Sport complète la gamme Land Rover et se place entre le Discovery et le Range "Classique". Même si le "Sport" n'est qu'un Discovery déguisé en Range, il a tout de même récupéré ses tarifs élitistes au passage. Il faut donc compter 79 200 € pour bénéficier du grand méchant look et de ses capacités de tout terrain, le prestige de la marque est inclus. D'ailleurs, après être passé à la pompe, plus de doute, le Range Rover Sport dans cette version V8 SC s'adresse aux clients fortunés qui n'aiment pas passer inaperçus et veulent se démarquer à bord du véhicule le plus exclusif qui soit.

Même s'il n'est pas le plus puissant ni le plus performant, les Porsche Cayenne et autres Mercedes ML 55 AMG, BMW X5 4.8is et VW Touareg W12 doivent certainement le regarder du coin de l'oeil. Personnellement je me serais contenté du grondement d'un bon vieux V8 atmosphérique.

  • Style intérieur / extérieur
  • Qualité et finition
  • Ergonomie et simplicité
  • Equipements et options
  • Confort et suspensions
  • Sécurité active et passive
  • Plaisir de conduite
  • Performances pures
  • Agrément moteur
  • Budget achat et carburant

Note 8,2 / 10

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