Mazda Cx-7 - Une conduite confortable et dynamique

par 'Stéphane Capela'.
Mazda Cx-7
Version essayée : Mazda Cx-7 2.3 Turbo Disi
Essence - 258 ch - 10.2 litres / 100 km - Fiche technique
37 €

Galerie : 32 photos

Avis sur la Mazda Cx-7

Note 321Auto

7,4 / 10

On aime

  • Comportement dynamique
  • Polyvalence

On regrette

  • Style trop standard manque de caractère
  • Absence de BVA

Une silhouette d'athlète

Des optiques allongées et de larges épaules en décalage avec le capot, de face le CX-7 rappelle le porte fleuron de la marque : la RX-8. On ne retrouve cependant pas le bosselage du capot en forme de rotor, car le CX-7 ne dispose pas du fameux moteur Wankel.

De profil, les proportions sont originales pour un SUV, avec un pare-brise très incliné (65 degrés) qui optimise l'aérodynamique, et qui s'oppose avec l'impressionnante partie arrière dont le relief est renforcé par le liseré qui entoure la surface vitrée. Les ailes musclées et les jantes de 18 pouces confortent cette impression de puissance et prédisent un caractère ardent. La poupe est plus conventionnelle, mais le CX-7 impressionne toujours avec son gros bouclier, ses optiques translucides et ses deux gros échappements.

Entre un monospace type Mazda 5, un 4x4 comme le Tribute et une berline sportive telle que la 3 MPS, le nouveau CX-7 mélange les genres et c'est plutôt réussi. Selon moi, la silhouette athlétique qui en résulte gagnerait à être encore plus agressive et manque un peu d'originalité.

Pratique comme un monospace

Visibles depuis l'extérieur, les points forts du CX-7 s'apprécient surtout une fois à bord : une grande facilité d'accès, une bonne visibilité pour appréhender au mieux la route, une habitabilité et une modularité de monospace, le crossover Mazda dispose de tout ce qu'il faut pour rendre la route agréable.

A l'avant, la large planche de bord inclinée vers l'énorme pare-brise apporte une sensation d'espace très plaisante. Nous retrouvons de nombreux éléments de la gamme, notamment le volant non réglable en profondeur partagé par presque tous les modèles, et le bloc compteur monochrome rouge (du coup peu lisible). Un seul niveau de finition est disponible, la qualité perçue est correcte pour la catégorie et les tarifs pratiqués, avec du cuir sur les sièges et les portières, malheureusement si les ajustements sont fins, presque tous les plastiques sont rigides, et certains comme ceux de la casquette de compteur, réduisent la qualité d'ensemble. Les éléments peints couleur alu et les plastiques brillants qui recouvrent le tunnel de transmission égayent l'ensemble et apportent une touche Fun bienvenue.

Confortables, les sièges maintiennent parfaitement leurs occupants, et sont traversés par une ligne de décoration façon « crocodile » assez originale, le détail insolite de l'habitacle en somme, car le reste manque un peu de fantaisie. Les sièges arrière sont tout aussi accueillants, côté modularité, la banquette est rabattable d'une seule manipulation afin de transporter de gros volumes, et le plancher est réversible (moquette / plastique). A l'époque des toits vitrés panoramiques, le petit toit ouvrant fait parti d'un autre âge. Comme toujours chez Mazda, l'installation audio Bose est digne d'une sono de discothèque.

Moteur / boîte

Unique motorisation proposée pour le moment sur le CX-7, le vigoureux 4 cylindres essence 2,3 litres Turbo DISI donne des ailes au SUV Mazda. Avec 260 chevaux disponibles à 5500 tr/min et un couple de 380 Nm dès 3000 tr/min, la sensation de légèreté est étonnante. Il est ainsi possible de circuler à 70 km/h sur le 5ème rapport sans problème, avec un plaisir de conduite s'approchant de celui des gros 4x4 V8, borborygmes en moins. Trop insonorisé pour ses revendications, le chant du moteur est du coup peu flatteur, et l'échappement inaudible ne risque pas non plus de vous irisser un poil.

Si ce bloc fait des merveilles sur la Mazda 6 au poids quasi similaire, sur le CX-7, il doit gérer un coefficient aérodynamique plus élevé (Cx : 0,34). Résultat, le 0 à 100 km/h demande 8 bonnes secondes et la consommation moyenne ne descend jamais sous 12,5 litres / 100 km. Ultra silencieux au ralenti, et assez calme sous 2000 tr/min, ce 4 cylindres ne brille pourtant pas par son agrément. Il se réveille dès 2700 tr/min, régime de déclanchement du Turbo, mais délivre sa puissance bien moins violemment que sur les citadines de la marque : Mazda 3 et 6.

Malheureusement la seule proposée en Europe, la boîte manuelle est indispensable pour profiter du tempérament sportif revendiqué par le CX-7. Plutôt bien étagée, cette transmission manque néanmoins parfois de précision, il n'est ainsi pas rare d'engager la 3ème au lieu de la première ou de ne pas enclencher correctement un rapport.

La sécurité d'un 4x4 et l'agilité d'une berline

Avec "polyvalence" pour maître-mot, le CX-7 est à l'aise sur tous types de revêtements. Que ce soit en ville ou sur autoroute, le véhicule est très agréable à conduire, la caisse bien suspendue absorbe toute irrégularité de la chaussée sans pour autant pénaliser la tenue de route qui reste très dynamique. Le roulis très bien maîtrisé apporte des sensations de conduite uniques, bien aidé par la direction très précise et la motricité toujours sans faille.

En effet, l'ESP très castrateur ne se désactive que partiellement, pour se désembourber d'un chemin boueux ou enneigé par exemple, et la transmission intégrale à répartition active du couple transmet 100 % de la puissance sur les roues avant en conditions normales de conduite, et transfère jusqu'à 50 % de la puissance sur les roues arrière en cas de perte de motricité.

En tout chemin, le CX-7 est assez confortable, attention tout de même à la faible garde au sol, qui ne vous permettra pas de franchir grand-chose. Effectivement, on est loin d'être aussi haut perché que dans la plupart des 4X4, et malgré le poids conséquent de l'engin (1700 kg), on a réellement le sentiment de conduire une berline de sport surélevée. Une nouvelle « petite » Mega Track en somme ! Le freinage est quant à lui, à la fois efficace et endurant.

Conclusion

Peut-être trop sobre pour un SUV sport, le CX-7 gagnerait à être plus encore expressif et équipé d'une gamme de moteur plus large. La boîte de vitesses automatique fait également défaut pour un véhicule qui sera principalement conduit à un rythme de croisière.

Un comportement de berline, une habitabilité de monospace et des capacités de 4x4, ce nouveau SUV a toutes les cartes en main pour rapidement devenir un succès commercial. Son positionnement prix agressif et son positionnement Crossover devrait permettre à Mazda de récupérer des clients dans plusieurs segments.

Question concurrence, si les possesseurs de 4x4, Nissan Murano en tête, ne sont pas encore convaincus par le CX-7 et ne descendrons donc pas encore de leur engin. Peut-être qu'une hypothétique version à moteur rotatif hybride aura des arguments plus pertinents.

  • Style intérieur / extérieur
  • Qualité et finition
  • Ergonomie et simplicité
  • Equipements et options
  • Confort et suspensions
  • Sécurité active et passive
  • Plaisir de conduite
  • Performances pures
  • Agrément moteur
  • Budget achat et carburant

Note 7,4 / 10

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