Volkswagen Golf - Comparatif Golf GTI / Mégane Renault Sport

par 'Julien Caupeil'.
Volkswagen Golf
Version essayée : Volkswagen Golf Gti
Essence - 200 ch - 8.0 litres / 100 km - Fiche technique
26 €

Galerie : 59 photos

Avis sur la Volkswagen Golf

Note 321Auto

9,4 / 10

On aime

  • Le dynamisme du moteur
  • Le châssis
  • La polyvalence
  • L'efficacité

On regrette

  • De ne pas en avoir une

1ère manche : la ligne

Mégane RS
Pas de doute, la française veut montrer qu'elle en a sous le capot. Avec des jupes très enveloppantes à l'avant et à l'arrière, une grosse entrée d'air, une double sortie d'échappement centrale et d'énormes jantes de 18 pouces, vous serez certains de ne pas laisser indifférent à son volant. Renault en rajoute avec des teintes inédites qui distinguent ce modèle du reste de la gamme : en Orange Sanguine ou Bleu Artic, il sera définitivement impossible de la prendre pour une familiale au mazout ! D'ailleurs en s'approchant un peu on distingue nettement les étriers de freins Brembo au travers des jantes alu. Les feux antibrouillard avant placés aux extrémités du bouclier participent à ce look original mais semblent assez exposés aux chocs lors des manouvres.

Golf GTI
Le design de la Golf est légèrement plus discret, mais aussi plus cossu. Les modifications par rapport au reste de la gamme sont moins ostentatoires mais soulignent tout de même nettement son caractère sportif : calandre spécifique nid d'abeille, becquet, double sortie d'échappement chromée. Le sigle GTI n'est plus sur l'aile avant comme le sont les niveaux de finition mais sur la malle arrière : un petit détail qui veut tout dire ! Les jantes très ajourées mettent en valeur les étriers de frein de couleur rouge. Plus basse que les versions non sportives, cette Golf semble coller à la route et ne manque pas de chien.

Gagnante : Mégane RS

Les goûts et les couleurs ne se discutant pas, nous pouvons laisser l'avantage à la Mégane qui revendique sa sportivité avec plus de brio et se distingue mieux du reste de la gamme.

2ème manche : l'habitacle

Mégane RS
Notre Mégane d'essai est aussi sobre à l'intérieur que voyante à l'extérieur. Ses signes distinctifs se limitent au sigle Renault Sport brodé sur le dossier des sièges avant (un peu plus enveloppants) et des cerclages laqués noirs autour des cadrans. En dehors de ça, on retrouve l'ergonomie, le confort et l'espace habituels de la Mégane coupé ainsi qu'une excellente sécurité passive (8 airbags, 5 étoiles au crash-test Euro NCAP). On trouve facilement une bonne position de conduite mais sur ce modèle on aimerait pouvoir descendre plus le siège conducteur pour s'éloigner de cette position un peu "camion". L'équipement est très complet avec par exemple un rétroviseur intérieur électrochrome, les phares automatiques au xénon, un détecteur de pluie, et des capteurs de pression des pneumatiques.

Golf GTI
L'habitacle de la Golf est à la fois fidèle à la tradition et aux standards de qualité actuels du groupe. La finition est nettement au-dessus de la Mégane ainsi que l'ambiance, plus « cosy ». Par contre on se sent un peu plus étriqué, notamment à la place conducteur ou l'on a vite fait de toucher un peu partout avec les genoux en conduite sportive si on est grand. Les sièges sont plus enveloppants que sur la Renault, et le petit volant épais à trois branches aplati en bas est particulièrement agréable à manipuler. De nombreux inserts en aluminium réhaussent le ton et le ciel de toit, noir, est chic et original. L'équipement de série est généreux et similaire à celui de la Mégane : écran LCD de l'ordinateur de bord, rétroviseur photosensible, détecteur de pluie, contrôle de pression des pneus.

Gagnante : Golf GTI

La vie à bord est plus agréable dans la Golf et l'ambiance stylée et sportive tranche avec la sobriété de la Mégane. Notons toutefois que cette dernière est bien mieux dotée en rangements.

3ème manche : le comportement

Mégane RS
Le châssis est celui de la Mégane II avec des voies élargies. Mais avec une barre anti-roulis et des ressorts plus raides, la stabilité et la tenue de route sont nettement améliorées. au détriment du confort qui passe au second plan, surtout lorsqu'on s'éloigne du bitume lisse des autoroutes. Le train avant à pivots indépendants, censé améliorer la motricité ne nous a pas du tout convaincu : dès que le revêtement n'est pas bon, les pertes de motricité sont flagrantes et l'auto rebondit sur les bosses, en envoyant des remontées de chocs très sensibles dans le volant. C'est à la fois désagréable et peu rassurant, mais ce phénomène n'apparaît heureusement que lorsqu'on sollicite l'auto au maximum de ses capacités.

Côté freinage, le toucher est radicalement ferme avec une course courte et une attaque extrêmement franche et directe. Nous avons apprécié, mais lorsque madame empruntera l'auto pour aller faire ses course elle risque de se retrouver le nez dans le pare-brise plus d'une fois ! La puissance et l'endurance sont au rendez-vous, notamment grâce aux étriers Brembo 4 pistons à l'avant. Notons également la direction assistée électrique revue par rapport au coupé Mégane : plus ferme et précise, elle est mieux adaptée à une conduite dynamique. L'ESP n'est malheureusement pas totalement déconnectable, ce qui est regrettable sur une auto qui arbore le blason Renault Sport, d'autant plus qu'il renforce la tendance déjà très sous-vireuse du châssis. C'est d'ailleurs là le point le plus décevant sur le plan du comportement.

Golf GTI
Rabaissé de 15 mm par rapport à une Golf classique, ce châssis est une superbe réussite dans la mesure où le confort est excellent en même temps que la tenue de route. Il est rare de trouver d'aussi bons compromis à part chez les meilleurs constructeurs dans ce domaine (Subaru, Porsche). Capable de transporter ses passagers dans un bercement feutré, la Golf est royale dès que l'on attaque, et ce dans toutes les conditions y compris les plus difficiles. Aucune ornière, aucun bas-côté ne lui fait peur et au volant l'impression de sécurité est immense. L'auto reste très peu sensible aux transferts de masse et le comportement est beaucoup plus neutre que celui de la Renault.

Ce tableau friserait la perfection si le système de freinage avait été à la hauteur. Malheureusement le touché de pédale est spongieux et l'endurance des freins nous a fait défaut lors de l'essai, là où la Mégane persistait à freiner sans mollir. Toutefois, sur route les performances de freinage sont largement suffisantes pour ne jamais se faire peur.

Gagnante : Golf GTI

Sans hésitation, la Golf l'emporte sur ce plan grâce à son châssis très réussi et au comportement plus permissif en conduite sportive.

Dernière manche : moteur et boîte

Mégane RS
Dans ce domaine encore, la Mégane est moins sportive que ses galbes ne le laissent paraître au premier abord. En effet la répartition de la puissance du moteur privilégie la souplesse et la polyvalence. Pourtant les accélérations sont réellement impressionnantes, et l'on a vite fait de se prendre au jeu lorsqu'on s'élance après avoir franchi un péage. La sonorité, un peu métallique, reste très discrète et sans les « psssssschit » aigus produits par la soupape de décharge du turbo, on ne soupçonnerait pas une sportive en restant aux allures légales. La boîte est exempte de défauts avec un bon étagement et une commande précise, même si un peu plus de douceur ne lui aurait pas fait de mal.

Golf GTI
Légèrement moins puissante que la Mégane, la Golf ne procure pas moins de sensations à l'accélération, grâce notamment à une sonorité plus sourde et une réponse moteur fulgurante en reprises. Responsable de cet agrément exceptionnel : l'injection directe associée au turbo, une véritable innovation sur un moteur essence. Au volant, on en redemande et on se prend sans cesse au jeu de la reprise tant cette sensation de disponibilité immédiate à tous les régimes est plaisante. Toutefois, côte à côte avec la Mégane sur une longue ligne droite la Golf reste derrière. La rigidité de l'ensemble moteur-boîte nous a paru légèrement inférieure à celle de la Renault avec des rapports parfois difficiles à engager lors de très forts appuis, mais la précision et la douceur de la commande à très faible débattement rendent son maniement très agréable.

Egalité Mégane / Golf

Si la Mégane est devant en accélération pure, la Golf compense par des sensations plus jouissives et son comportement lui permet d'ailleurs d'être la plus rapide des deux sur circuit.

Conclusion

Les deux autos sont de formidables jouets pour les pères de famille qui sont restés de grands enfants. Toutefois elles sont très différentes dans leur façon de donner du plaisir : la Mégane fait sensation avec son look ravageur alors que la Golf procure un sentiment plus sensuel et individualiste à son conducteur. Dans la mesure où la Mégane se « cherche » encore et n'est ni franchement sportive ni totalement familiale, nous avons préféré sa concurrente allemande. Toutefois nous ne saurions trop conseiller à nos lecteurs de se forger leur propre opinion en prenant le volant de chacune d'elle tour à tour, mais gare au capital points de votre permis de conduire !

  • Style intérieur / extérieur
  • Qualité et finition
  • Ergonomie et simplicité
  • Equipements et options
  • Confort et suspensions
  • Sécurité active et passive
  • Plaisir de conduite
  • Performances pures
  • Agrément moteur
  • Budget achat et carburant

Note 9,4 / 10

La flemme de revenir sur le site ? Inscris-toi et reçoit nos infos directement dans ta boite mail ! C’est gratuit !

Retrouve-nous sur

En poursuivant votre navigation sans modifier vos paramètres de cookies, vous acceptez l'utilisation des cookies pour l'amélioration de nos services. Pour gérer et modifier ces paramètres, cliquez ici . Fermer