Toyota Auris - Une affaire en or ?

par 'Jean Marc Boulier'.
Toyota AurIs
Version essayée : Toyota AurIs D-4d 177ch
Diesel - 177 ch - 6.2 litres / 100 km - Fiche technique
24 €

Galerie : 25 photos

Avis sur la Toyota AurIs

Note 321Auto

7,2 / 10

On aime

  • Réelle sportivité
  • Présentation intérieure flatteuse
  • Coût d'exploitation réduit

On regrette

  • Ligne extérieure un peu fade
  • Endurance du freinage pas au niveau des performances moteur

Asiatique camouflée

L'Auris est une familiale compacte qui va devoir affronter des stars telles que 307, Mégane, Golf et Focus. Pour relever ce défi, les designers de Toyota misent beaucoup sur son style à la personnalité occidentale affirmée. Au premier coup d'oil les volumes sont ceux d'un vrai petit monospace, court et haut. Même si la plate-forme est nouvelle, on voit bien dans cette Auris une renaissance de la Corolla, avec notamment un dessin de calandre typé Toyota qui offre en point de mire le logo de la marque, proéminent.

La ceinture de caisse et la ligne de base des vitrages partent d'un point bas à l'avant pour remonter au-dessus des optiques arrières, ce qui procure un dynamisme bienvenu à l'auto. Les jantes de 17¿ (16 sur les autres modèles) contribuent également à la tonicité de l'ensemble. Notre D-4D est disponible en 3 ou 5 portes. L'arrière de la Corolla avec ses lignes un peu strictes est définitivement oublié : l'Auris est mignonne et moderne.

Tout ce qui brille n'est pas de l'or

Selon le centre de design Toyota de Sophia-Antipolis, l'Auris adopte une approche nouvelle partant de l'intérieur vers l'extérieur afin d'optimiser le volume et le confort de l'habitacle, tout en promettant une réelle satisfaction au volant. Dès qu'on ouvre la portière, on découvre une console centrale très originale, qui forme un pont entre l'écran de l'ordinateur de bord et la base de l'accoudoir central. D'un point de vue ergonomique, cette excentricité permet une très bonne prise en main du court levier de vitesses et de la commande du frein à main, mais elle emprisonne le conducteur et son passager dans des espaces séparés : pas forcément convivial.

Les garnitures intérieures sont de bonne qualité et le design général original et agréable. Sur notre modèle 3 portes, le siège passager rabattable est équipé d'un système de mémoire de position. La modularité n'est pas en reste avec le système Easy-Flat qui permet comme son nom l'indique de rabattre facilement les sièges arrière en une fois, une banquette arrière fractionnable 60/40 avec deux réglages d'inclinaison, et de nombreux rangements distribués partout dans l'habitacle.

La version testée, D-4D Clean Power, et au sommet de la gamme. Elle est équipée d'un détecteur qui permet d'ouvrir la portière et de démarrer le moteur sans sortir la clé de sa poche. Les compteurs « Optitron » à éclairage ambré relèvent l'ambiance d'une touche hi-tech sympathique et un signal visuel apparaît pour suggérer un changement de rapport (inférieur ou supérieur selon le besoin), de façon à réduire la consommation au maximum. Ce système, même s'il risque d'être perçu comme un gadget inutile par les conducteurs au caractère latin, a le mérite d'inciter à une conduite souple et économique, favorisant ainsi le civisme et dans une moindre mesure la sauvegarde de notre couche d'ozone !

Un diesel « 177 carats »

Le D-4D Clean Power 2,2, également présent sur Avensis, Corolla Verso et le nouveau RAV4, est un véritable cocktail survitaminé pour cette familiale compacte à l'allure plus raffinée que sportive. Ses 177 chevaux et surtout son couple remarquable de 400 Nm dès 2000 tr/min sont capables de la propulser à un rythme surprenant ! Un vrai luxe par les temps qui courent, mais il sait aussi se faire discret et velouté en conduite normale. Grâce au « Gear Shift Indicator », on peut supposer qu'atteindre les 6,2 l/100 promis par le constructeur en cycle mixte ne sera pas qu'une utopie.

Côté boite, nous disposons de 6 rapports alors que les motorisations essence doivent se contenter d'une boite cinq vitesses. La boite robotisée avec palettes au volant n'est curieusement disponible que sur le plus gros moteur essence et le plus petit diesel. Peut-être n'est-elle pas capable d'encaisser le couple du 2,2l ? Quoiqu'il en soit notre boite s'est révélée agréable à l'usage, notamment grâce à la commande idéalement placée sur le ponton central.

Avec la victoire de Prost sur Auris au trophée Andros, on est surpris que les gens du marketing ne nous aient pas concocté une série spéciale sur ce thème, mais cela n'enlève rien au caractère brillant de cette motorisation 177 ch.

Un comportement qui vaut de l'or

De gros efforts ont été accomplis par les ingénieurs en matière d'aérodynamisme et d'isolation acoustique. Il est vrai que dans ces domaines, on perçoit un meilleur confort que chez la concurrence, pourtant farouche sur ce créneau.

Côté tenue de route, on atteint avec notre version haut de gamme des sommets d'efficacité. La suspension à double triangles à l'arrière augmente la stabilité, notamment au lâcher de gaz. Les porte-à-faux courts à l'avant et à l'arrière contribuent également à augmenter cette stabilité. L'auto est saine mais réactive à l'accélérateur : un régal à piloter. Un parcours sinueux et particulièrement éprouvant nous a permis de vérifier que les performances atteintes sont très largement au-delà de ce que l'on peut exiger d'une auto de ce segment. En revanche ce sont les freins qui n'ont pas résisté à cet exercice musclé, et qui nous ont obligé à parcourir quelques kilomètres de ventilation le temps de retrouver une température et une efficacité normales. Dommage que ce point faible vienne ternir l'homogénéité de l'ensemble qui frisait le sans-faute, mais ce défaut ne sera certainement pas perceptible en conduite normale.

Notons toutefois que seule notre version Clean Power apporte un tel niveau de satisfaction au volant : les versions inférieures que nous avons rapidement essayées, bien que non dénuées d'intérêt, sont loin de procurer de telles sensations sportives.

Conclusion

Si la ligne ne m'a pas particulièrement bouleversé, y compris à l'intérieur malgré les efforts stylistiques évidents déployés par les designers, l'excellent comportement et le plaisir de conduite indéniable qui en découlent m'ont en revanche totalement séduits. Mais pour rester pragmatiques n'oublions pas que le gros des ventes ne sera pas réalisé avec le D-4D 177 ch mais plutôt par son petit frère de 126 ch aux performances moins brillantes. Néanmoins Toyota nous promet pour l'Auris des tarifs de révisions attractifs et une classification parmi les moins chères chez les assureurs... Si l'or est au prix du bronze, l'affaire est faite !

  • Style intérieur / extérieur
  • Qualité et finition
  • Ergonomie et simplicité
  • Equipements et options
  • Confort et suspensions
  • Sécurité active et passive
  • Plaisir de conduite
  • Performances pures
  • Agrément moteur
  • Budget achat et carburant

Note 7,2 / 10

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