Mazda 5 - Le monospace qui fait zoom-zoom

par 'Jean Marc Boulier'.
Mazda 5
Version essayée : Mazda 5 Facelift 2008
Diesel - 143 ch - 6.1 litres / 100 km - Fiche technique
27 €

Galerie : 36 photos

Avis sur la Mazda 5

Note 321Auto

7,6 / 10

On aime

  • Porte coulissantes à commandes à distance
  • Comportement excitant
  • Agrément moteur

On regrette

  • Direction trop assistée à haute vitesse
  • Petits défauts ergonomiques
  • Consommation en conduite soutenue

Nippon style

A sa sortie, le Mazda5 pouvait se targuer d'avoir une silhouette plutôt engageante pour un monospace avec sa ligne dynamique et moderne, dans un segment qui ne fait traditionnellement pas beaucoup d'efforts dans ce domaine puisque ce n'est pas sa priorité. Depuis, avec l'arrivée notamment du nouveau C4 Picasso, il n'a plus l'exclusivité du style. Contrairement aux autres modèles de la marque, on ne peut pas dire que l'achat d'un Mazda5 soit un acte franchement décalé. Néanmoins, si les nouveautés de la cuvée 2008 restent prudentes sur le plan stylistique, elles contribuent à rendre sympathique la ligne d'un véhicule dont la vocation reste fondamentalement familiale.

Dans le détail : c'est principalement à l'avant qu'on trouve de la nouveauté, avec un nouveau bouclier qui donne un air plus sportif au Mazda5 vu de face. A l'arrière les feux se modernisent avec une division verticale bicolore, et de côté ce sont les jantes qui prennent un coup de jeune. Rien de révolutionnaire même si le résultat ne manque pas d'élégance. Si vous souhaitez vraiment sortir de l'ordinaire, il vous faudra opter pour le pack sport en option, comprenant une calandre à lamelles, des jupes latérales, un aileron arrière et des feux arrière à diodes.

Hara-kiri

Pardon, je voulais écrire « Karakuri ». Ce mot n'a heureusement rien à voir avec l'honorable mode de suicide japonais qui consiste à s'ouvrir le ventre ; il dénomme juste le système d'aménagement rapide qui permet de rabattre rapidement les sièges arrière pour obtenir un coffre à fond plat jusqu'aux places avant. Il est certes pratique et ingénieux, mais la concurrence ne manque pas non plus d'idées géniales en la matière. Notez qu'en version 7 places, il ne vous restera que 112 litres de volume utilisable dans le coffre : c'est à peine plus de la moitié du coffre d'une Fiat 500.

Les portes latérales coulissantes, particularité du Mazda5 à sa sortie, ont été améliorées avec l'ajout d'une motorisation - en option. Il est possible de commander leur ouverture (durée 4 secondes) et leur fermeture (durée 5 secondes) depuis le tableau de bord et la clé. Pratique lorsqu'on arrive du centre commercial les bras chargés ! Notons aussi la possibilité d'ouvrir le hayon au choix à 1m81 ou 1m91 de hauteur ce qui peut éviter des coups de tête ou des coups de porte sur le plafond d'un garage.

Concernant l'ambiance intérieure, l'humeur est à la sobriété. Pour un constructeur qui se revendique anti-conformiste, on a déjà vu plus rebelle. Il y a un peu de gris, et beaucoup de noir ; c'est chic mais un peu de fantaisie ne m'aurait pas déplu. L'ergonomie est bonne en dépit d'une commande de réglage du dossier difficile à attraper car trop proche du montant de carrosserie, et d'une utilisation du système de navigation (option à 1550 €) peu intuitive.

Gazole, mon idole... diesel mon étincelle

Si le Mazda5 est disponible avec des moteurs essence 1.8 (115 ch) et 2.0 (146 ch), l'immense majorité des ventes concernera les diesels ; c'est pourquoi nous avons choisi d'essayer la motorisation MZR-CD 2.0 « Haute Puissance » (143 ch). Le même moteur est disponible également en « Puissance Standard » (110 ch), et les valeurs de consommation sont les mêmes. En plus des 33 chevaux supplémentaires, notre moteur dispose d'un couple de 360 Nm (contre 310 en standard), qui augmente grandement l'agrément de conduite.

Il s'agit d'une vraie réussite : ce moteur est silencieux et ne fait pas vibrer l'habitacle. Au volant son velouté et sa souplesse sont appréciables, et les montées en régime sont assez linéaires ; on ne retrouve pas le désagréable pic d'accélération à bas régime puis l'essoufflement au-delà de 3000 tr, apanage de nombreux 4 cylindres diesels puissants ces dernières années. Ici la poussée est continue et il n'est pas désagréable de monter dans les tours, d'autant que la zone rouge est bien haute pour un mazout. La boite manuelle ne pose aucun souci, néanmoins il est regrettable que la boite auto 5 rapports ne soit disponible que couplée à un moteur essence.

Pitié, plus de ligne droite !

Nous abordons enfin ici la partie la plus excitante de notre essai. En effet le comportement du Mazda5 est très amusant et efficace. Mais avant les éloges, il nous faut d'abord mettre le doigt sur un petit défaut qui peut devenir assez gênants pour les gros rouleurs. L'assistance de la direction n'est à mon sens pas bien calibrée : sur autoroute, dès 110 km/h on aimerait beaucoup plus de fermeté car avancer en ligne droite sans louvoyer demande une concentration de tous les instants. Fatiguant à la longue, surtout si on part en vacances pour des centaines de kilomètres d'autoroute.

Ce défaut se révèle néanmoins être une immense source de satisfaction lorsqu'on aborde un tracé sinueux. La direction est directe, très incisive, et c'est un régal de se lancer à l'assaut des courbes tant l'auto s'y inscrit facilement. On se prend vite au jeu, et si on hausse le rythme, il est très facile de jeter l'auto en virage serré et de réaliser de belles arabesques du train arrière avec l'ESP déconnecté, d'autant que celui-ci a le bon goût de ne pas se remettre en action de façon intempestive comme cela devient souvent le cas.

Quoiqu'il en soit, l'efficacité reste au rendez-vous et la tenue de route en conduite normale ne souffre d'aucun défaut de stabilité. Bref le comportement de cette auto est amusant et efficace, mais on peut se demander si les ingénieurs n'ont pas oublié qu'ils ciblaient des pères de famille nombreuse lorsqu'ils ont réglé leur châssis !

Conclusion

Le Mazda5 est une bonne alternative pour celui qui veut éviter de grossir les convois de monospaces identiques sur l'autoroute des vacances. Son look stylé et ses bonnes prestations ne décevront pas les acheteurs, mais il faudra savoir composer avec son caractère « joueur », pas toujours en adéquation avec une utilisation familiale. Probablement un bon choix pour permettre au chef de famille ayant du céder à la pression conjugale en achetant un monospace... il pourra au moins se faire plaisir seul, sur ses trajets quotidiens. D'autant que l'augmentation de prix raisonnable pour ce face lift 2008 et sa liste d'options contenue constituent des arguments très consensuels pour toute la famille.

  • Style intérieur / extérieur
  • Qualité et finition
  • Ergonomie et simplicité
  • Equipements et options
  • Confort et suspensions
  • Sécurité active et passive
  • Plaisir de conduite
  • Performances pures
  • Agrément moteur
  • Budget achat et carburant

Note 7,6 / 10

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