Toyota Avensis - Souvenir périssable

Toyota Avensis
Version essayée : Toyota Avensis Sw 2.2 L 177 D-Cat
Diesel - 177 ch - 6 litres / 100 km - Fiche technique

Galerie : 30 photos

Avis sur la Toyota Avensis

Note 321Auto

6,2 / 10

On aime

  • Le rangement sous l'accoudoir
  • Le sérieux
  • La consommation

On regrette

  • L'ennui

Imaginez des vacances qui se passent si "bien" que vous ne savez pas quoi raconter à vos amis en revenant... Il a fait beau, tout le monde était gentil, la voiture n'est jamais tombée en panne, l'hôtel était nickel. Un cauchemar. L'Avensis c'est un peu ça. Exactement ce qu'on attendait. Ceux qui connaissent l'ancienne Avensis peuvent s'épargner la lecture fastidieuse de mon article et aller voir directement la fiche technique en se disant que cette nouvelle Toyota est juste une bonne mise à jour. Pour ceux qui en veulent vraiment, voici le récit peu inspiré de deux jours à bord d'un véhicule qui n'a pas le goût du drame.

Low expectation

Si Toyota est aujourd'hui le premier constructeur du monde, c'est avant tout grâce à sa capacité à produire des véhicules fiables et consensuels. Deux qualificatifs qui collent parfaitement à l'Avensis.

En arrivant à Milan, l'autre capitale de la mode, je savais que l'Avensis n'était pas un premier prix de beauté. Je savais aussi que je ne partais pas pour l'aventure journalistique du siècle. Mais je gardais le secret espoir d'être surpris par la marque à laquelle nous devons tout de même l'iQ !

Le premier modèle qui me tombe entre les mains est une berline (4 portes) équipée du 1.8 l Valvematic et associé à une laborieuse boîte automatique à variateur ("Multidrive S"). 147 chevaux de glace et un couple aussi haut perché que l'Ile Maurice avec 180 Nm à 4000 tours minute. Inutile de préciser qu'il faut plus de 10 secondes à ce carrosse pour atteindre les 100 km/h. Des chiffres qui font rêver.

Le coffre est moyennement grand (509 litres), l'habitacle est moyennement accueillant, le moteur est moyennement bruyant, la boîte de vitesse est moyennement réactive et moi je suis moyennement heureux.

J'ai beau poser un oeil critique sur cette Avensis, il n'y a rien de grave à lui reprocher.
Le confort est correct, la finition est correcte, l'ergonomie est correcte, l'isolation est correcte et moi je commence correctement à m'emmerder.

Je vais être totalement honnête, il y a un truc qui m'a bluffé : c'est la capacité du coffre de rangement qui se trouve sous l'accoudoir central, un énorme bac dans lequel on peut aisément disposer deux appareils photo reflex. Ça fait plaisir, mais c'est un petit peu léger pour remplir un article !

Deuxième jour

La non-surprise totale du premier jour et son cortège de frustrations sont passés. Pour me réconcilier avec l'Avensis, je choisis la version Station Wagon, avec la meilleure finition (Lounge Pack Luxe) et le meilleur moteur (D-4D 177 ch).

L'association boîte mécanique + gros diesel est clairement plus dynamique que le couple petit essence + boîte automatique à variateur. Mais il faut aller chercher les chevaux, qui n'acceptent de sortir de leur léthargie que lorsqu'ils aperçoivent la cravache. Claquant à froid et bruyant dans les tours, le D-4D donne le meilleur de lui même en rythme de croisière. Là encore, l'Avensis fait bien son boulot sans jamais faillir... ni briller.

Le coffre est généreux et pratique, les places arrière confortables et spacieuses, l'Avensis est tout à fait capable de transporter une grande famille, mais il va falloir convaincre les enfants de rentrer dans ce corbillard... pour cela il n'y a qu'un seul argument valable : le toit panoramique en verre qui apporte une lumière salvatrice dans cet habitable désespérément glauque.

Quant aux parents, ils se consoleront avec les chiffres de consommation flatteurs, un faible niveau d'émissions de CO2 et la certitude de passer totalement incognito.
En effet, j'ai garé cette toute nouvelle, et inédite, Toyota Avensis dans plusieurs endroits incongrus pour faire des photos et jamais un passant ne s'est retourné. Même au beau milieu d'un parc, la voiture semblait invisible. C'est donc une voiture à conseiller aux "peoples" qui ne veulent plus en être.

Conclusion

Dans un segment à l'offre fraîchement renouvelée (Mondeo, Laguna, C5, Insignia...) Toyota se contente de faire du Toyota, avec une voiture sans âme qui devrait convenir à tout le monde à défaut de plaire à qui que ce soit.
C'est sans doute suffisant pour vendre des voitures aux entreprises qui se satisferont d'avoir dans leur flotte des véhicules fiables, sobres et sans surprise.

En revanche, il sera difficile de séduire les familles qui recherchent un peu plus de convivialité, de charme et d'innovation.

  • Style intérieur / extérieur
  • Qualité et finition
  • Ergonomie et simplicité
  • Equipements et options
  • Confort et suspensions
  • Sécurité active et passive
  • Plaisir de conduite
  • Performances pures
  • Agrément moteur
  • Budget achat et carburant

Note 6,2 / 10

par 'Julien Caupeil'.

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