Mazda 3 - C'était mieux avant

par 'Stéphane Capela'.
Mazda 3
Version essayée : Mazda 3 Mps 2009
Essence - 260 ch - 9.6 litres / 100 km - Fiche technique
30 €

Galerie : 22 photos

Avis sur la Mazda 3

Note 321Auto

7,2 / 10

On aime

  • Performances
  • Boîte de vitesses
  • Équipement complet
  • Look de la face avant

On regrette

  • Sonorité moteur
  • Inconfort
  • Prix
  • Look arrière

Le look Manga

Première déception, totalement subjective : le look ! J'étais fan de la première 3MPS qui ne payait pas de mine, la faisant parfois passer pour une vulgaire berline diesel. La silhouette est désormais sans concessions : boucliers tortueux, énorme entrée d'air sur le capot, bas de caisses et becquets démesurés, optiques très « asiatiques ». La 3MPS ne passe plus inaperçue et ressemble désormais à une vraie voiture de sport ! Certains lui trouvent alors des airs de Subaru Impreza et même de Ferrari 550 Maranello, lorsqu'elle est de face ;-) ! C'en est terminé pour l'effet de surprise, mais je comprends que certains apprécient de s'exposer dans une auto au look explicitement sportif.

A bord, on perd l'ambiance un peu RX-8 au profit de celle de la nouvelle Mazda3 bien mieux agencée. La qualité des matériaux employés sur la console centrale est moyenne mais l'équipement fait un bon en avant en devenant celui du segment supérieur : GPS avec commandes au volant, clim bizone, sono Bose, phares au Xénon, sièges sport offrant un excellent maintien. Petits bémols, nous trouvons la jante du volant un peu fine, et, si on gagne un manomètre de pression du turbo, il n'y a toujours pas de jauges de température ni de pression d'huile.

Une base améliorée

Au volant de la nouvelle Mazda3 MPS, nous ressentons plus de rigueur dans le comportement. Le roulis est en effet amoindri par un nouvel amortissement très ferme, un centre de gravité abaissé et de barres stabilisatrices plus épaisses. La résistance torsionnelle est ainsi augmentée de 41 % et l'hystérésis de la caisse est supérieure de 15 %.

La performance est d'autant plus remarquable que, comme à l'habitude chez Mazda, les ingénieurs ont réussi à économiser un peu de poids sur la balance. Avec 25 kg de moins et une mécanique au rendement optimisé, la 3MPS devient ainsi un poil plus écolo : 9,2 l/100 et 224 g de CO2/km.

Sensations aseptisées

Une fois sur autoroute, c'est certain, la MPS « pousse » toujours autant qu'avant. Avec un 0 à 100 km/h expédié en 6.1 secondes, la 3MPS peut même se targuer d'être presque aussi performante qu'une Ford Focus RS pourtant forte de 305 ch. Cependant, la sonorité monstrueuse qui participait au succès de l'ancienne fait place à un grognement typique de petit 4 cylindres, simplement secondé d'un léger sifflotement. C'est la grosse déception !

Mazda a voulu bien faire en améliorant la 3MPS et en tentant de faire disparaître ses défauts. Résultat, les trois premiers rapports sont bridés de quelques Newtons afin de pouvoir passer toute la puissance au sol et limiter les retours de couple dans la direction (surtout les deux premiers où le couple est réduit à respectivement 320 et 350 Nm).

C'est la même histoire lorsque la route se fait un peu tortueuse. Plus l'angle de braquage est important, plus la puissance est réduite. Et là où l'ancienne passait telle une fusée grâce à son autobloquant (mécanique), la nouvelle semble passer aussi vite, mais en remontant les affreuses sensations de bridage d'un ESP castrateur ! Terminé le côté « sauvage », la MPS devient plus efficace et facile à utiliser, mais bien moins sensationnelle ! Il est bien sûr possible de désactiver les aides à la conduite, mais bon, il n'était pas nécessaire de se priver de cette sécurité avec la première MPS.

Conclusion

Nous sommes plutôt déçus. Tant par le look, que par les sensations ou par le prix de cette nouvelle Mazda 3MPS qui change de philosophie : radicale en 2006, elle devient plus soft et sécurisante aujourd'hui. La plateforme et la mécanique sont les mêmes alors que les tarifs ont pourtant grimpé de plus de 3000 euros. Alors certes, sans compter les améliorations portées sur le châssis, les nouveaux équipements sont à eux seuls valorisés à 2955 euros, mais je ne suis pas certain que cet argument soit convainquant pour la clientèle de ce genre de petites japonaises recherchant un max de sensations. La MPS se rapprochait en effet davantage de l'esprit un peu « extrême » d'une Honda Civic Type R que celui d'une VW Golf GTI.

De plus à 30 600 euros, les tarifs sont trop proches de ceux de la bouillante Ford Focus RS également plus efficace et puissante (33 650 euros). Les tarifs deviennent surtout supérieurs à ceux des Seat Leon Cupra R de 265 ch aux performances équivalentes (26 990 euros) et de la Golf GTI bien plus confortable, polyvalente et mieux finie (28 400 euros). A quand une 3MPS-R pour mettre tout le monde d'accord ?

  • Style intérieur / extérieur
  • Qualité et finition
  • Ergonomie et simplicité
  • Equipements et options
  • Confort et suspensions
  • Sécurité active et passive
  • Plaisir de conduite
  • Performances pures
  • Agrément moteur
  • Budget achat et carburant

Note 7,2 / 10

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