Nissan 370z - Le meilleur des deux mondes ?

par
Nissan 370z
Version essayée : Nissan 370z Coupé
Essence - 331 ch - 10.4 litres / 100 km - Fiche technique
43 200 €

Galerie : 24 photos

Avis sur la Nissan 370z

Note 321Auto

8,2 / 10

On aime

  • Quelle ligne
  • Quel bruit
  • Sensations garanties
  • Finition en net progrès
  • Comportement joueur

On regrette

  • Quelle soif
  • Attention au permis
  • Poids encore élevé
  • Pas de boîte à double embrayage

Coup de foudre

Le jour J est enfin arrivé. A 9h pétante j'arrive au siège de Nissan. Une ravissante jeune femme vient à ma rencontre. En temps normal, mes pensées se seraient déjà perdues dans ses beaux yeux bleus mais pas cette fois. Je n'ai qu'une seule chose en tête : prendre le volant de la Nissan 370Z ! Je la vois au loin dans sa belle robe blanche nacrée, elle m'attend sagement sur le parking du parc presse.

Dès les premiers regards, je suis immédiatement séduit par sa plastique. Elle est encore plus belle que sur les photos. Plus ramassée que la 350Z (- 7 cm en longueur, + 3,3 cm en largeur), la nouvelle Z ne laisse personne indifférent avec sa gueule de méchante, ses feux taillés à la serpe et sa musculature qui rappelle sous certains angles la célébrissime 240Z. A vrai dire, je la préfère même à la GT-R.

Qualité en hausse

Montons à bord ou plutôt descendons à bord car dans la 370Z on a carrément le cul posé par terre. La position de conduite est tout simplement excellente.

Je gardais un souvenir mitigé de l'habitacle de la 350Z, de ses plastiques au toucher peu flatteur et de sa finition approximative. La découverte de la 370Z est donc une très bonne surprise tant les matériaux employés et la qualité des assemblages ont sérieusement progressé.
Par ailleurs, la 370Z a conservé certaines caractéristiques de sa devancière, comme le poste d'instrumentation solidaire de la colonne de direction et les trois manomètres orientés vers le conducteur.

Mais assez perdu de temps, il est temps maintenant de quitter le parking...

Comme un gosse

Une pression sur le bouton "Start Engine" réveille le V6 dans un bruit sourd typique des blocs nippons. Du moteur parlons-en justement. Alors que les constructeurs s'efforcent aujourd'hui de réduire la cylindrée de leurs blocs au bénéfice de la consommation, Nissan opte pour le mouvement inverse : le "upsizing".
Inauguré sur le coupé Infiniti G37 en fin d'année dernière, ce V6 à distribution entièrement variable est une évolution du bloc de la 350Z dont la cylindrée cube désormais à 3,7 litres et la puissance atteint 331 ch (+ 18 ch). C'est bien plus qu'il n'en faut pour mettre son permis de conduire en péril.

Une brève pression sur la pédale des gaz permet de constater effectivement qu'il y a en a sous le capot. Pour cet essai, j'ai fait le choix de la nouvelle boîte automatique à 7 rapports facturée 2300 €. Si elle n'est pas aussi rapide à l'usage que celle de la Nissan GT-R (ce n'est pas une boîte à double embrayage), elle permet tout de même au coupé japonais d'afficher de belles performances, avec un 0 à 100 km/h en seulement 5,6 secondes et un 1000 mètres DA en moins de 26 secondes.

Quelques confrères m'avaient affirmés avoir été déçus par la sonorité du V6, qu'ils trouvaient moins flatteuse que celle de la 350Z. De deux choses l'une, soit mes confrères sont blasés, soit ils sont devenus sourds car, pour ma part, les montées en régimes vigoureuses et les rétrogradages ponctués d'un léger coup de gaz me donnent la chair de poule !

Pour intensifier le plaisir, je vous recommande le mode "manuel" avec lequel vous pouvez passer vous-mêmes les vitesses au volant comme en compétition. Attention toutefois de ne pas trop abuser de ce plaisir, au risque de passer plus de temps à la station-service que derrière le volant.

A ne pas mettre entre toutes les mains

Malgré une caisse allégée d'une trentaine de kilos par rapport à sa devancière, la 370Z reste lourde : plus de 1500 kg à vide. La précision de conduite n'est donc pas encore au niveau d'une Porsche Cayman S (plus légère de 150 kg) mais il y a du mieux par rapport à la 350Z. En effet, l'empattement raccourci de 10 cm a rendu le comportement de la Z beaucoup plus vif et réactif.

Si le plaisir est immédiat au volant, la conduite de la japonaise réclame tout de même un certain temps d'adaptation. En accélérant trop tôt en sortie de virage par exemple, l'arrière de la voiture a tendance à vouloir se dérober malgré les gros boudins de 275 mm ! Mais rassurez-vous, les aides électroniques sont là pour corriger vos excès d'optimistes.

Conclusion

Après trois réservoirs mis à sec et un permis de conduire miraculeusement rescapé, il était temps de rendre cette Nissan 370Z. Plus aboutie encore que la 350Z, j'ai pris un plaisir fou au volant de ce joujou d'une agilité incroyable qu'il faut apprendre à dompter avant d'en prendre le contrôle intégral.

Et si ses tarifs ont enflés de 4200 € par rapport à la 350Z, ils sont justifiés par une présentation intérieure plus cossue, un équipement complet et un moteur V6 toujours plus puissant. Sans oublier que la 370Z reste la meilleure offre de sa catégorie, s'affichant une vingtaine de milliers d'euros moins cher que les Audi TT RS et Porsche Cayman S !

  • Style intérieur / extérieur
  • Qualité et finition
  • Ergonomie et simplicité
  • Equipements et options
  • Confort et suspensions
  • Sécurité active et passive
  • Plaisir de conduite
  • Performances pures
  • Agrément moteur
  • Budget achat et carburant

Note 8,2 / 10

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