Audi A8 - Elle porte un drapeau vert

par 'Julien Caupeil'.
Audi A8
Version essayée : Audi A8 4.2 Tdi Quattro
Diesel - 350 ch - 7.6 litres / 100 km - Fiche technique
99 000 €

Galerie : 23 photos

Avis sur la Audi A8

Note 321Auto

7,6 / 10

On aime

  • Finition exceptionnelle
  • Tenue de route
  • Contenu technologique

On regrette

  • Style neutre
  • Prix des options

1ère impression

Sur le parking de l'aéroport de Malaga, les deux brochettes d'A8 qui attendent les journalistes sont à la fois imposantes et discrètes. La couleur la plus folle est un gris champagne et de profil on dirait des Audi A4 sous stéroïdes.

Quand on découvre la face avant c'est plus spectaculaire : la calandre "Single Frame" fait dans la démesure et les feux à LED sont la véritable signature de la nouvelle A8. Franchement statutaire sans être prétentieuse, l'A8 cherche le consensus... et elle va bien finir par le trouver.

Audi n'a pas de mal à tailler des croupières à BMW et Mercedes dans les autres gammes, mais l'image de la limousine à chauffeur reste solidement attachée à l'étoile et même avec quatre anneaux il n'est pas facile de convaincre les stars !

Le grand jeu

Avec l'A8, Audi sort le grand jeu : rien n'est trop beau, rien n'est trop cher. Les pièces de bois sont finies à la main, le système audio B&O revendique 1400 Watt de haute fidélité et le cuir envahit l'habitacle, cédant juste la place à l'Alcantara pour le ciel de toit !

Au rayon nouveautés, nous avons aimé le "MMI touch" et son petit pad multifonctions qui permet parfois de choisir une station de radio, parfois d'écrire le nom de votre destination. Le logiciel de reconnaissance de caractère est excellent. Une fois apprivoisé, ce système fait vraiment gagner du temps.

Nouvelle figure imposée de la catégorie, les sièges massants sont au rendez-vous. Ils sont connectés avec le MMI afin de choisir l'un des 22 programmes sur l'énorme écran central. La prestation est de qualité même si j'ai préféré me faire palper par la Lexus LS 600h...

Col en V

La grande Audi n'est pas n'importe qui... elle ne sort qu'avec des V6 et des V8. Mais, signe des temps, il est peu probable que le W12 soit reconduit, alors qu'il n'est pas impossible qu'un 4 cylindres fasse un jour une apparition verte dans la gamme.

En attendant, nous prenons le volant d'une version 4.2 FSI forte de 372 chevaux... nous sommes assez loin du vélo de Cohn Bendit. Après avoir positionné la boîte Tiptronic à 8 rapports sur "Drive" le moteur annonce tout de suite qu'il brillera plus par sa discrétion que par sa mélodie. Nous partons sur un filet de gaz, la voiture se conduit très facilement, privilégiant la douceur dans tous les domaines.

Le 4.2 TDI se révèlera aussi silencieux que l'essence en croisière et plus chantant dans les tours, offrant finalement un agrément supérieur. D'ailleurs c'est bien le diesel qui chapeaute la gamme avec un "prix d'appel" de 99 000 euros, soit 1 500 euros de plus que le V8 essence.

Terrains de jeux

Nous sortons de l'aéroport, la bretelle d'autoroute aspire l'A8 comme la grosse Lulu le faisait avec l'oncle Patrick. L'A8 est chez elle sur les longs rubans d'asphalte, la suspension pneumatique permet de régler le confort et aucun bruit ne vient parasiter la conversation. Le gros problème c'est qu'à 130 km/h on a l'impression de traîner la patte façon Keyser Söze alors qu'on a Hussein Bolt sous le capot...

La tentation est grande de passer la suspension en mode "dynamique", la boîte en mode "sport" et d'aller chercher les hypothétiques limites d'adhérence de la grande Audi.
On constate vite que l'A8 est imperturbable, ultra sécurisante et dynamiquement irréprochable.

Lors d'une petite virée dans Marbella, la belle d'Ingolstadt se sent déjà moins à l'aise. Le long capot doit être manoeuvré avec circonspection et la largeur de la caisse est pénalisante dans les ruelles. Même avec toutes les aides électroniques du monde, il n'y a pas moyen de se garer avec ce char : nous reprenons l'autoroute !

Ecolo ?

Pas facile de parler d'écologie au sujet d'une voiture dont le seul habitacle a dû nécessiter trois vaches et deux arbres, mais force est de constater que des efforts ont été faits.
En combinant une structure en aluminium de dernière génération, un système Start/Stop et une boîte Tiptronic à 8 rapports, la nouvelle version 3.0 TDI diminue sa consommation de mazout de 22% ! On peut donc raisonnablement envisager de consommer moins de 7 litres au 100 km avec une grosse berline de 250 chevaux... et dire que ma vieille Golf de 115 ch fait du 15 litres au 100 km !

Côté CO2, le 4.2 FSI peut se vanter de faire jeu égal avec la Lexus LS 600h en affichant une valeur de 219 gr/km, alors que le reste de la concurrence navigue joyeusement au dessus des 250 grammes.

Conclusion

Pas très impressionnante vue de l'extérieur, la nouvelle Audi A8 ne déçoit pas à l'intérieur. L'habitacle définit les nouveaux standards de la catégorie, flattant aussi bien le conducteur que les passagers. Le niveau de confort n'est pas encore celui d'une Mercedes, mais le Quattro apporte beaucoup en termes de sécurité active. Côté européen on a toujours un peu de mal à imaginer une Audi comme une voiture de maître, mais apparemment les chinois se sont bien faits à l'idée.
Finalement, pour que l'A8 soit parfaite il faudrait juste qu'on ait moins envie de la conduire !

  • Style intérieur / extérieur
  • Qualité et finition
  • Ergonomie et simplicité
  • Equipements et options
  • Confort et suspensions
  • Sécurité active et passive
  • Plaisir de conduite
  • Performances pures
  • Agrément moteur
  • Budget achat et carburant

Note 7,6 / 10

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