Peugeot Rcz - Beau comme un lion

par
Peugeot Rcz
Version essayée : Peugeot Rcz 1.6 Thp 156
Essence - 156 ch - 6.7 litres / 100 km - Fiche technique
27 400 €

Galerie : 26 photos

Avis sur la Peugeot Rcz

Note 321Auto

7,4 / 10

On aime

  • Joli coup de crayon
  • Châssis équilibré
  • Matériaux raffinés
  • Moins chère qu'une Audi TT
  • Position de conduite

On regrette

  • Manque de caractère moteur
  • Sonorité quelconque
  • Places arrière symboliques
  • Consommation en rythme sport

Du rêve à la réalité

La première fois que je l'ai rencontré c'était au salon de Francfort en 2007. Ça a été le coup de foudre. Un coup de foudre général puisque tout le public, journalistes comme passionnés, a d'emblée été séduit par la belle plastique de la lionne. La même question sortait de toutes les lèvres : « elle sort quand ? ». Pour le plus grand embarras des dirigeants de la marque. Et pour cause, la 308 RCZ ne devait jamais voir le jour ! Mais l'engouement du public les a fait réfléchir. Deux ans plus tard (au salon de Francfort 2009), Peugeot annonce officiellement la commercialisation en série du coupé RCZ.

Belle gueule

Le plus frustrant lorsqu'une voiture passe au stade de la production, c'est que bien souvent la beauté du concept-car a mystérieusement disparu, coûts de production obligent. Le Peugeot RCZ a été épargné : il est fidèle à 99% au prototype. On retrouve sa ligne agressive comme taillée à la serpe, ses passages de roues proéminents, son regard de squale, ses arches latérales en aluminium brossés, son aileron déployable et même le double bossage de toit qui faisait toute l'originalité du concept-car.

En RCZ on ne passe pas inaperçu, tout le monde le regarde, le dévisage avec envie. Les designers ont réalisé un chef d'oeuvre qui mérite amplement son titre de plus belle voiture de l'année 2010.

Habitacle sportif

L'habitacle est à l'image de la robe extérieure : sportif et raffiné. La planche de bord est celle de la 308 avec quelques éléments spécifiques en plus : une montre entre les deux aérateurs et un poste d'instrumentation au dessin plus sportif. En outre, la planche de bord est recouverte d'un plastique moussé surpiqué... qui a l'apparence d'un vrai cuir ! Le volant à méplat, les sièges bien enveloppants et la position de conduite très basse sont des signes qui ne trompent pas : nous sommes bien à bord d'un coupé sportif.

Qui dit coupé sportif dit habitabilité médiocre. Le RCZ ne déroge pas à la règle : les places arrière sont symboliques et inconfortables. En revanche, le capacité du coffre et la visibilité arrière sont plutôt bons pour un coupé.

Le moteur n'est pas à la hauteur du châssis

Pour animer ce beau félin, on retrouve le 1.6 THP (turbo à injection directe) développé en partenariat avec BMW. D'une puissance respectable de 156 ch, il suffit amplement pour offrir un bon agrément de conduite au volant du coupé RCZ, d'autant plus que l'essentiel du couple est disponible dès 1500 tr/min.

Un moteur très agréable donc mais qui me laisse tout de même sur ma faim. Disons que je m'attendais à mieux de la part d'un coupé de cette trempe. Que lui reprocher ? Déjà le bruit. C'est simple, il n'y en a pas ! Ce 1.6 THP est muet, au ralenti comme à l'accélération. Aucun feulement, aucune mélodie, même à l'échappement. C'est frustrant...

Autre reproche : ce moteur n'invite pas à une conduite sportive. Souple à bas régime, il s'essouffle rapidement dans les tours et n'aime pas être cravaché. Pour ne pas arranger les choses, le disque de l'embrayage a la fâcheuse tendance à rester collé en passant les rapports à la volée.

Au final, on est frustré par ce moteur dont le manque de sportivité va à l'encontre de la très grande agilité du châssis et de la précision des trains roulants. Car au chapitre comportement dynamique, le RCZ frise le sans-faute : la prise de roulis est quasi-inexistante, les pneus rivés au bitume, la direction directe et précise, le contrôle de trajectoire ESP n'est jamais castrateur et les freins ne manquent pas de mordant.

Et face à l'Audi TT ?

La comparaison de la Peugeot RCZ avec l'Audi TT est inévitable. Si le design est une affaire de goût (ma préférence va tout même à la française), le TT garde les commandes concernant la qualité des matériaux, encore un cran en dessus, et l'homogénéité de ses moteurs essence TSI. Mais la RCZ a aussi ses qualités : un châssis diabolique et surtout des tarifs inférieurs de presque 5000 euros pour un équipement de série plus riche.

Conclusion

A l'instar de la nouvelle DS3 chez Citroën, le RCZ est promis à un bel avenir commercial. Très bien dessiné, très agréable à conduire et proposé à un tarif raisonnable, il ne lui manque plus qu'un moteur plus sportif et mélodieux pour faire chavirer mon coeur pour de bon.

  • Style intérieur / extérieur
  • Qualité et finition
  • Ergonomie et simplicité
  • Equipements et options
  • Confort et suspensions
  • Sécurité active et passive
  • Plaisir de conduite
  • Performances pures
  • Agrément moteur
  • Budget achat et carburant

Note 7,4 / 10

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