Alpina D3 - Dédoublement de personnalité

par 'Mathieu Sentis'.
Alpina D3
Version essayée : Alpina D3 Coupé
Diesel - 214 ch - 6.0 litres / 100 km - Fiche technique
44 €

Galerie : 37 photos

Avis sur la Alpina D3

Note 321Auto

On aime

  • Les performances élevées
  • L'efficacité du châssis

On regrette

  • Le bruit du diesel
  • L'équipement pauvre

Je m'appelle Julien...

Je pratique la conduite sportive, suis fan d'Alpina mais je déteste cette D3. Pour moi, un diesel n'a rien à faire dans une telle voiture. Et celui-ci n'est même pas noble : pourquoi ne pas avoir retravaillé le six cylindres 3.0 l de la 325d ?

Alpina a préféré récupérer le quatre cylindres de la 123d, et n'y a ajouté que 10 ch et 50 Nm de couple. Je reconnais qu'il marche bien, dès 1 500 tr/min. Se réveille franchement, de 3 000 à 4 000 tr/min. Mais un moteur qui s'arrête à 5 000 tr/min, c'est bon pour un utilitaire...

La boite automatique n'arrange rien. Elle manque de réactivité en mode auto, passe toute seule le rapport à haut régime en mode manuel, et souffre de glissement.

Quant au châssis, il n'est pas réglé comme je le voudrais : les suspensions affermies talonnent sur les bosses, les aides électroniques ne peuvent se déconnecter totalement, et les pneus arrière ultra-larges verrouillent la voiture au sol sur le sec. Pour une propulsion, c'est dommage. Et pour une Alpina, rédhibitoire.

Je m'appelle Yves

J'aime les belles voitures et connaît Alpina surtout de nom. Je roule en BMW 325d mais cherche une auto moins « pépère ». Pour moi, cette D3 est idéale.

Si elle vibre au ralenti et se montre moins musicale que ma BMW, elle pousse autrement plus fort : quelle hargne à partir de 3 000 tr/min ! En ville, la boite auto, douce, est parfaite. Et se montre très rapide en mode manuel, une fois sur les petites routes.

L'Alpina y est super : la puissance passe au sol sans aucun problème, la motricité est excellente, et on ne se fait jamais piéger (du moins sur le sec).

J'aime aussi les suspensions dures, qui limitent le roulis et rendent la voiture très efficace en virages. La voiture n'est pas pour autant inconfortable, consomme peu à vitesse stabilisée et reste silencieuse sur longs trajets. Je l'adore.

Alpina, le retour

En France, la dernière Alpina officiellement importée sortît du Garage du Bac en 1991. Vingt ans plus tard, l'histoire se répète : quatre concessions BMW (toujours le Garage du Bac en région parisienne, mais aussi Toulouse, Metz et Valence), assurent la distribution des nouveaux modèles de la gamme.

Si la garantie des pièces spécifiques à Alpina doivent être assurées par ces quatre professionnels, l'entretien et les prises en charge classiques peuvent s'effectuer dans n'importe quel atelier BMW en France.

Trois gammes au choix

Que les puristes se rassurent : Alpina n'a pas abandonné l'essence. La B3-S, issue de la BMW Série 3, est mue par un six cylindres turbo de 400 ch. Elle se décline en coupé, berline, break et même en coupé-cabriolet, sans oublier les versions à quatre roues motrices sur les trois premières carrosseries.

Au sommet de la gamme trône la B7 à transmission intégrale, sur base Série 7 : en version normale ou limousine, son V8 biturbo crache 507 ch. Un moteur que l'on retrouve sur le dernière-née de la gamme, baptisé B5 (photo). Cette Série 5 endiablée grille donc la politesse à la BMW M5 « officielle », dont la commercialisation n'interviendra qu'en fin d'année !

Un peu d'histoire

Il est loin, le temps où Burkard Bovensiepen, fondateur d'Alpina, préparait des carburateurs de BMW 1500 dans son garage. Considéré comme constructeur automobile dès 1965, Alpina s'est d'emblée spécialisé dans la préparation de BMW. Après de nombreux succès en compétition (avec Niki Lauda ou Jacky Ickx comme pilotes), la firme de Buchloe s'est attaquée aux modèles de série : cette B7 Turbo de 1978 (sur base de BMW Série 5 E12) développait 300 ch, et même 330 ch deux ans plus tard ! Depuis, les Série 3, 5, 6, 7, mais aussi Z4 ou Z8 ont toutes connu leurs déclinaisons Alpina.

Conclusion

Conduite comme une Alpina d'antan, la D3 bi-turbo décevra son pilote : sonorité et comportement manquent de style, et la boîte automatique altère la sportivité. Pourtant, l'esprit demeure. Car l'Alpina D3 reste une déclinaison de BMW plus dynamique. Et plus attachante : présentation affirmée, moteur plus percutant, et. 250 euros de moins qu'une BMW 325d en prix de base !

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