Fiat Freemont - L'attaque du clone

Fiat Freemont
Version essayée : Fiat Freemont 2.0 Mjet 140
Diesel - 140 ch - 6.4 litres / 100 km - Fiche technique

Galerie : 31 photos

Avis sur la Fiat Freemont

Note 321Auto

5,6 / 10

On aime

  • Le rapport entre prix et équipement
  • La modularité, l'espace à bord et les rangements
  • Les 7 places de série

On regrette

  • L'insonorisation perfectible
  • La banquette trop dure
  • L'amortissement lâche et les pneus bas de gamme

Fiat, désormais propriétaire de Chrysler, s'est servi chez Dodge pour renouveler son offre de véhicule familial. Mais ce "nouveau" Freemont est davantage qu'un Dodge Journey rebadgé : châssis, moteurs et planche de bord sont revus pour séduire la clientèle européenne.

Dodge Journey, cela vous dit quelque chose ? Si votre réponse est négative, personne ne vous en voudra : ce grand monospace (4,89 m) aux allures de SUV s'est à peine écoulé à plus de 400 exemplaires en France en 2010.

Sous le blason Fiat, il devra faire mieux. Et pour cause : il compense à lui seul le départ en retraite des trois modèles familiaux de la marque (Multipla, Ulysse et Croma). Dès lors, Fiat a ouvré pour que l'Europe lui réserve meilleur accueil. Suspensions et direction ont été revues. La planche de bord aussi. Mais l'italien a gardé les qualités de l'américain : le prix est doux (26 600 euros), l'équipement riche et l'habitacle bien pensé.

Sept places de série

À bord ainsi, le Freemont choie les familles : ESP et contrôle de pression des pneus pour la sécurité, prises jack et USB pour les voyages en musique,climatisation trois zones avec flux d'air au plafond pour les passagers arrière, et plus de 100 l de rangement disséminés dans l'habitacle.
La modularité plaît aussi. Si la banquette de second rang, ferme et non extractible, paraît dépassée face aux sièges individuels, elle offre moult qualités : assise coulissante sur 10 cm, dossier inclinable sur une forte amplitude.

Elle dispose aussi, aux places latérales, de rehausseurs intégrés, qui rendent inutiles les sièges pour enfants dès que ceux-ci dépassent 15 kg. Au troisième rang, l'espace est moindre et l'assise basse génère des maux de fesse sur longs trajets.

Mais globalement, les voyages à sept passagers n'ont rien d'un supplice, contrairement aux monospaces compacts, dont les sièges du fond imitent souvent des strapontins.

Enfin, les sièges s'escamotent pour former un plancher plat jusqu'à la planche de bord, car le dossier passager se rabat pour offrir jusqu'à 2,80 m de longueur de chargement.

Légers retards

À l'avant, le conducteur est d'abord bien accueilli : rangements nombreux et spacieux (qui compensent la petitesse de la boîte à gant), position de conduite facile à trouver, équipement plaisant (clef mains-libres de série). Mais aura vite le sentiment d'évoluer dans un habitacle « vieillot ».

Le graphisme de l'écran tactile, qui commande la radio et la climatisation, manque de modernisme. L'ordinateur de bord n'est pas très intuitif. Quant aux aptitudes routières, elles restent éloignées de celles des concurrents : direction légère, amortissement lâche sur les grandes ondulations et efficacité moyenne (pneus Yokohama bas de gamme) rendent les montées de col peu agréables. En ville, on peste contre le piètre diamètre de braquage, et les commandes qui réclament trop d'effort (embrayage et levier de vitesse fermes).

Volontaire mais sonore

C'est dommage car le premier diesel, développant 140 ch, s'adapte à toutes les situations : souple dès 1 500 tr/min, il déplace sans difficulté les 1 870 kg de l'engin. La boîte à six rapports, bien étagée, préserve les relances en charge sans faire exploser la consommation (8,4 l/100 km à 130 km/h, d'après l'ordinateur de bord).

Mais si le niveau sonore et vibratoire marque un net progrès par rapport au Dodge Journey (qui utilisait le vieux TDI Volkswagen à injecteurs-pompes), il reste moins bien maîtrisé que chez les rivaux. Un défaut qui n'aura plus cours sur une future version du Freemont attendue en 2012, équipée d'un improbable V6 3.6 essence de... 276 ch !

Conclusion

Le Freemont est un grand monospace, facturé au prix d'un compact. Si l'agrément de roulage reste perfectible, modularité bien pensée, rangements nombreux et belle habitabilité séduiront les familles qui ont besoin de sept vraies places.

  • Style intérieur / extérieur
  • Qualité et finition
  • Ergonomie et simplicité
  • Equipements et options
  • Confort et suspensions
  • Sécurité active et passive
  • Plaisir de conduite
  • Performances pures
  • Agrément moteur
  • Budget achat et carburant

Note 5,6 / 10

par 'Mathieu Sentis'.

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