Audi Q3 - Sage comme une image

par 'Mathieu Sentis'.
Audi Q3
Version essayée : Audi Q3 2.0 Tdi 177
Diesel - 177 ch - 5.9 litres / 100 km - Fiche technique
43 €

Galerie : 39 photos

Avis sur la Audi Q3

Note 321Auto

On aime

  • La présentation intérieure
  • L'agrément de conduite
  • La consommation
  • L'espace à bord correct

On regrette

  • Les options nombreuses
  • Les légères vibrations du moteur diesel
  • Le confort perfectible avec les grosses roues

Compteur à 120 km/h, dans une longue descente d'autoroute, le Q3 évolue sans bruit mécanique, et... sans aucun frein moteur. Étrange ? Non. Équipé de la boîte S tronic, il inaugure simplement une nouvelle fonction « roue libre » : à la décélération, la boîte est désaccouplée du moteur pour conserver le plus d'élan possible, et ainsi économiser du carburant. Un système parfaitement au point : en descente, il suffit d'effleurer la pédale de frein pour réengager un rapport et récupérer du frein moteur.

Pour en profiter, il faut opter pour la position Efficiency (sur les quatre modes de conduite disponibles), né pour traquer le moindre gaspi de carburant : lois de passages des rapports, climatisation et même gestion du régulateur de vitesse fonctionnent à l'économie. Ainsi, malgré ses 177 ch et quatre roues motrices, le Q3 se contente de 5,9 l aux 100 km en cycle mixte (valeur la plus basse du segment). Dommage que ces efforts ne payent pas sur le plan du bonus/malus écologique : 750 ? de pénalité, pour un petit gramme de CO2 de trop (156 g/km).

Hormis ce mode de conduite, rien ne surprend réellement au pays du Q3. La ligne, d'abord : fluide, et discrète. Esthétiquement, il est même facile de le confondre avec son grand frère, le Q5, pourtant 24 cm plus long.

L'ambiance intérieure, impeccable, l'en rapproche également. Et fait taire les détracteurs qui voyaient dans le Q3 un simple « Tiguan déguisé ». Ainsi, le volant en magnésium est repris de l'A8, comme les nouvelles fonctions d'ordinateur de bord organisées en menus.

Le système MMI, qui commande le GPS ou la radio, ne se trouve plus à l'horizontale mais en façade, sous l'autoradio. La prise en main et l'ergonomie restent appréciables. Mieux présenté qu'un Tiguan donc, le Q3 se montre en revanche moins modulable.

Hormis son siège avant passager rabattable (option à 180 ?), il la joue classique : banquette fixe, comme les dossiers (inclinables à bord d'un BMW X1), configuration break privée de plancher plat. Et dans le coffre, le seuil de chargement se trouve haut perché. Pour autant, les voyages en famille restent agréables : rapportée à la taille du véhicule, la place pour les jambes est suffisante, la largeur aux coudes correcte et le coffre, avec 460 l de volume, meilleur que celui d'un BMW X1 (420 l).

C'est dans la boîte

Sur la route là encore, le Q3 ne réserve aucune mauvaise surprise. Le 2.0 TDi affiche une belle santé dès 1 800 tr/min, gravit les cols de montagne sans faillir et assure des relances sécurisantes.

La gestion de la transmission S tronic à sept rapports (contre six pour le Q5 TDI 170) nous a aussi séduits. Maintenant qu'elle dispose d'un mode Efficiency, qui passe ses rapports très tôt et tarde à descendre un rapport à l'accélération pour économiser du carburant, son fonctionnement en mode classique est moins caricatural qu'auparavant : plus de sous-régimes, qui faisaient rouler en sixième à 60 km/h et engendraient des rétrogradages brutaux lors d'un besoin de puissance. Le mode manuel reste toujours aussi rapide, alors que le mode sport est à réserver aux envies de conduite très dynamique ou aux fortes déclivités.

Cela dit, le châssis invite plutôt à la balade tranquille : s'il agit très sainement en situation d'urgence (évitement, freinage en appui), il affiche un comportement sous-vireur aux limites d'adhérence, architecture en hauteur du modèle, poids (+ de 1 500 kg) et pneus à faible résistance au roulement mis à mal par l'exercice aidant.

Pointilleux

Une réussite, le Q3 ? Pas totalement : les vibrations (au ralenti) et le bruit (à l'accélération) du TDI pourraient être mieux contenus et, avec les roues de 18 pouces de notre modèle d'essai, les passagers ressentent quelques trépidations à basse vitesse sur les irrégularités de la chaussée.

Des défauts certes légers, mais à ce niveau de prix, le client peut se montrer exigeant : en finition intermédiaire Ambiente (siège en tissu, pas de Bluetooth ni de prise USB, entourage de carrosserie noir), le Q5 2.0 TDI 177 atteint 40 000 ? en tenant compte du malus. Un tarif qui enfle facilement au gré des options, que l'on soit soucieux de présentation (plusieurs types de cuir ou de jantes au choix) ou de technologie : surveillance d'angle mort, aide au maintien dans la voie ou système de stationnement automatique figurent dans la liste des suppléments. Mais ce détail n'a jamais effrayé la clientèle Audi.

Conclusion

Le plus petit SUV de la gamme n'est pas une Audi au rabais : belle présentation, bon agrément de conduite, habitabilité correcte, et... tarifs élevés ! Pour abaisser ce dernier, il existe le TDI 140, à deux roues motrices et boîte manuelle, facturé 7 100 ? moins cher.

Toutes les versions arrivent en octobre, hormis le TDI 140 4 x 2, attendu en décembre. Mi-2012 est aussi prévu le Q3 cinq-cylindres turbo essence de 300 ch !

La flemme de revenir sur le site ? Inscris-toi et reçoit nos infos directement dans ta boite mail ! C’est gratuit !

Retrouve-nous sur

En poursuivant votre navigation sans modifier vos paramètres de cookies, vous acceptez l'utilisation des cookies pour l'amélioration de nos services. Pour gérer et modifier ces paramètres, cliquez ici . Fermer