Renault Koleos - Une recette qui ne plaît plus

par 'Xavier Chimits'.
Renault Koleos
Version essayée : Renault Koleos 2011
Diesel - 150 ch - 6.6 litres / 100 km - Fiche technique
28 €

Galerie : 16 photos

Avis sur la Renault Koleos

Note 321Auto

On aime

  • La polyvalence
  • Le comportement routier
  • L'équipement

On regrette

  • Le style, qui date
  • Le poids

Il était le dernier membre de la famille Renault à présenter encore l'ancienne face à moustaches de chat. Le Koleos a changé de visage : il arbore désormais une large calandre trapézoïdale et chromée à trois lames, inspirée de celle de la Latitude, et des phares plats.

Ce restylage lui permet de gagner en prestance. Mais il risque de ne pas changer grandchose au destin du Koleos, qui occupe, dans le segment des SUV compacts, un rang indigne d'une Renault : le 10e sur les huit premiers mois de l'année avec 3373 ventes, loin, très loin derrière le Peugeot 3008 (36476), le Nissan Qashqai (19376) ou. le Hyundai iX35 (3983).

Le problème est en effet profond : le temps que Renault se décide à investir enfin dans un SUV, puis cherche des synergies au sein du groupe (châssis de Nissan X-Trail, design Samsung et fabrication en Corée), il était trop tard, la mode avait changé, le public français désirait des SUV vraiment compacts destinés à un usage exclusivement routier !

Physique musculeux

Le Koleos ne sort pas de ce moule. Il est grand (4,52 m) et haut (1,71 m), mais sans tirer pleinement parti de ce gabarit : conséquences d'un hayon très incliné, son volume de coffre (450 l) est correct pour la catégorie, sans plus, et il ne propose pas, comme le Qashqai long (4,54 m), des strapontins de 3e rang.

Physique musculeux, sabots de protection et garde au sol de 19 cm le confirment : les chemins ne lui font pas peur. En version 4 x 4 (1 500 euros de plus), il est même doté d'un blocage de différentiel et d'un contrôle de vitesse en descente.

Mais rançon de ses talents de baroudeur, son châssis, conçu pour affronter creux et bosses, entraîne son poids vers le haut : 1649 kg en 2.0 dCi 150 4 x 2. Soit, à motorisation égale, 175 kg de plus que le Kia Sportage, 110 kg de plus que le Volkswagen Tiguan.

Dès lors, il ne peut, comme ses rivaux, opter pour des petits moteurs. Son premier prix s'en ressent : 28 400 euros, quand le Tiguan 2.0 TDI 110 débute à 25950 euros, le Sportage 1.7 TDCi 115 à 23 990 euros et le Qashqai 1.5 dCi 110 à 22150 euros.

Malgré son poids, le Koleos s'avère plaisant en usage routier : peu de roulis, appuis francs, direction précise, habitacle bien insonorisé, suspensions dont la fermeté ne maltraite pas le confort. Il a de surcroît réduit sa consommation lors de son restylage : la version dCi 150 4x2, descendue de 165 à 148 g de CO2/km, évitera donc le malus (750 euros précédemment). jusqu'au 1er janvier, car après...

Mais le Koleos est facile à vivre : son hayon s'ouvre en deux parties, le volet inférieur pouvant faire usage de banc, et sa banquette, une fois repliée, dégage une vaste surface de chargement plane. À partir du second niveau de finition, le dossier du siège passager se rabat. Enfin, il est bien équipé : le GPS est de série.

Conclusion

Pour qui cherche à prix raisonnable un SUV vraiment polyvalent, vaste et bien équipé, le Koleos représente à l'évidence une bonne réponse. Et son restylage a offert de l'allure à sa partie avant, qui était jusqu'alors bien fade. Mais en France, le public préfère désormais les SUV exclusivement routiers. Ce n'est pas le profil du valeureux Koleos, hélas venu trop tard sur un segment dont les règles du jeu avaient changé.

Lancement en octobre, dès 28 400 euros

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