Bmw M5 - Ange et démon

par 'Julien Bertaux'.
Bmw M5
Version essayée : Bmw M5 F10
Essence - 560 ch - 9.9 litres / 100 km - Fiche technique
117 €

Galerie : 52 photos

Avis sur la Bmw M5

Note 321Auto

On aime

  • Le compromis confort/sportivité
  • L'efficacité de la boîte M DKG
  • La disponibilité du V8

On regrette

  • Le poids
  • Le freinage manquant de mordant
  • La sonorité du V8 par rapport au V10

Sous sa robe bleue, la nouvelle M5 joue les discrètes. Toutefois, à l'image des quatre sorties d'échappement, des ouïes latérales implantées sur les ailes, des boucliers ajourés et des jantes de 19 pouces, certains détails trahissent son caractère sportif.

L'habitacle, quant à lui, est en adéquation avec la sobriété extérieure. Difficile dans ces conditions de s'imaginer que l'on va prendre le volant d'une des berlines les plus puissantes du marché. Certes la mise en route du moteur se fait remarquer. Mais dès que la voiture démarre, la discrétion devient de mise.

Les suspensions absorbent bien les irrégularités de la route, la transmission est douce et le bon niveau de confort intérieur permet d'avaler les kilomètres sans fatigue.

En troquant le V10 atmosphérique contre un V8 bi-turbo, la M5 fera crier au scandale certains passionnés de la marque. Mais BMW ne fait que suivre la tendance de la chasse aux émissions polluantes en dotant sa Série M d'un système Stop&Start. Ce qui lui permet d'annoncer des consommations en baisse de 30 %.

Toutefois, comme en atteste la fiche technique, les autres valeurs sont en hausse par rapport à l'ancien V10. De 507 ch, le nouveau V8 passe à 560 ch et le couple bondit de 520 à 680 Nm constant de 1 500 à 5 750 tr/min. Les accélérations sont très proches de celles proposées par la dernière Porsche 911 Carrera S et meilleures que celles de la Mercedes E 63 AMG.

Double facette

Trois modes de conduite sont disponibles : Confort, Sport et Sport+. Ils varient indépendamment des paramètres de la cartographie moteur, de la boîte de vitesses, des suspensions et de la direction.

Quelles que soient les conditions, la poussée est toujours forte du bas du compte-tours jusqu'à 7 250 tr/min. Impressionnant ! Et c'est à partir de 5 000 tr/min que la mécanique commence à exprimer son potentiel.

En mode Sport, le moteur devient plus sonore et laisse échapper un grondement grisant lorsqu'on lève le pied. Même si les turbos n'étouffent pas trop le bruit du moteur, un V8 AMG est plus démonstratif.

Pourtant on ne se lasse pas de ses accélérations, d'autant que la nouvelle boîte de vitesses à sept rapports et à double embrayage, ainsi que le différentiel actif, digère sans broncher l'énorme couple.

C'est un peu moins le cas des pneumatiques. Heureusement, l'antipatinage et l'ESP veillent. Il est possible d'en relever le seuil de tolérance grâce au mode MDM. Et l'on se prend vite au jeu des dérobades « sous contrôle ».

Saine et équilibrée, la M5 se place avec précision en entrée de virage et en ressort à l'accélérateur, un vrai régal. Le dynamisme pourrait presque faire oublier son poids. Il faut toutefois se méfier des vives allures atteintes avec une rapidité et une efficacité déconcertantes.

Mais attention au freinage : manquant de mordant et de constance, la course de la pédale est exagérément longue... ce qui est peu rassurant. Un système carbone/céramique n'est pas prévu, mais BMW assure que des plaquettes plus performantes seront disponibles? en option.

Conclusion

La M5 est une véritable GT. Elle est capable d'atteindre 305 km/h (avec le Pack M) en un éclair, tout en garantissant un haut niveau de confort. Il reste un petit détail : comme pour toute voiture d'exception, il faudra signer un gros chèque de 117 000 euros.

La flemme de revenir sur le site ? Inscris-toi et reçoit nos infos directement dans ta boite mail ! C’est gratuit !

Retrouve-nous sur

En poursuivant votre navigation sans modifier vos paramètres de cookies, vous acceptez l'utilisation des cookies pour l'amélioration de nos services. Pour gérer et modifier ces paramètres, cliquez ici . Fermer