Ford Mustang - Voyage en fusée

par 'Mathieu Sentis'.
Ford Mustang
Version essayée : Ford Mustang Shelby Gt500 Cabriolet 2013
671 ch - Fiche technique
46 000 €

Galerie : 118 photos

Avis sur la Ford Mustang

Note 321Auto

7,6 / 10

On aime

  • Les performances terrifiantes
  • La sonorité grisante
  • Le look ravageur

On regrette

  • Qu'elle ne soit pas importée en Europe.

V8 5,8 l compressé, 671 ch, 898 Nm de couple, et seulement deux roues motrices, à l'arrière, pour passer tout ce petit monde au sol. Si le soleil ne baignait pas cette fraîche journée de novembre, c'est bien simple : nous aurions décliné l'invitation.Devant une fiche technique si particulière, nous faisons à peine le tour de la Mustang la plus puissante jamais produite, histoire de partir au plus vite. Coup de fil d'un ami, juste après le démarrage. « Allo ? C'est quoi ce bruit derrière toi ?? - J'essaie la dernière Mustang Shelby. - Génial, j'adore son look ! Elle est de quelle couleur ? - Hum. Aucune idée »

Gros truck

Pour partir, point de bouton de démarrage ou de docile boîte robotisée : clef façon Ford Ka, embrayage de « camion », et levier de vitesse plus facile à admirer qu'à manipuler. Une fois la boîte chaude, c'est -un peu- moins dur.

Direction l'autoroute (allemande), histoire d'appréhender le caractère du V8 sur une route bien droite, bien lisse, bien large. Première accélération en sixième, pour voir. L'auto bondit en quelques secondes à 150. Puis on s'aperçoit que les gros chiffres, sur le compteur, indiquent en fait les miles par heure. En km/h, on frise donc les 240. Terrifiant.

On ressaie, un rapport plus bas à chaque fois, et la claque est exponentielle. En deuxième, on pense comprendre ce qu'a ressenti Felix Baumgartner et son saut en chute libre de 39 km d'altitude. Le dos s'incruste dans le siège, le paysage se liquéfie, le tout dans un râle sidérant de bête enragée. L'échappement, caverneux à l'accélération, crépite à la décélération, et l'on se réjouit d'entendre le V8 « glouglouter » joyeusement malgré la présence du compresseur. C'est rare. Et si bon !

L'amour du risque

Retour sur le réseau secondaire, pour endosser le rôle du journaliste, le vrai, le brave, qui risque sa peau pour livrer une information complète à ses lecteurs. En l'occurrence les réactions du châssis en conduite sportive. Je survis au premier enchaînement de virages. Bien sûr, les mouvements de caisse sont importants (roulis, plongée au freinage), le freinage peu mordant et la direction trop démultipliée mais globalement, les réactions n'ont rien de scabreuses. La suspension pilotée absorbe bien les irrégularités. Le train avant fait correctement son boulot pour faire tourner une auto de 1 806 kg. La rigidité de la caisse est même plutôt étonnante pour un cabriolet quatre places.Vient alors la confiance, la coupure des aides électroniques... et le début des ennuis. Car en haussant le rythme, le cobra revient vous piquer à la moindre faute d'inattention. Sur le sec, le train arrière ne veut rien savoir en première, ni même en seconde passé les 3 000 tr/min. L'étagement est pourtant long : on atteint 160... sur le deuxième rapport ! Pour les novices, mieux vaut donc attendre d'avoir les roues bien droites pour profiter de la poussée, et ce même en laissant branché l'antidérapage, un rien dépassé par les événements.

Holiday on ice

Pour les autres, cette auto devient tout simplement le meilleur outil pour optimiser sa maîtrise du « drift » : quel que soit l'allure, l'angle du virage ou le rapport engagé, il suffit de chatouiller l'accélérateur pour faire pivoter la voiture dans un épais nuage de fumée. La conduite enlevée devient alors jouissive, et confine au domptage de bête féroce tant les réactions demeurent brutales et l'art du contre-braquage éclair indispensable.

Conclusion

Après à peine 150 km, le réservoir crie déjà famine. On passe alors en mode « éco », en 6e, à 1 600 tr/min. Dernier sourire en s'apercevant qu'à ce faible régime, la Mustang file déjà à 130 km/h. A ce rythme, sage, les réflexes « basiques » reviennent : plastiques durs, assemblages approximatifs, pas de GPS. Il est temps d'arriver à la station-service. Car là, je m'égare...

  • Style intérieur / extérieur
  • Qualité et finition
  • Ergonomie et simplicité
  • Equipements et options
  • Confort et suspensions
  • Sécurité active et passive
  • Plaisir de conduite
  • Performances pures
  • Agrément moteur
  • Budget achat et carburant

Note 7,6 / 10

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