Abarth Punto - Petit moteur, gros souffle

Abarth Punto
Version essayée : Abarth Punto Supersport
Essence - 180 ch - 6,1 litres / 100 km - Fiche technique
20 990 €

Galerie : 37 photos

Avis sur la Abarth Punto

Note 321Auto

6 / 10

On aime

  • Le moteur attachant
  • Le prix compétitif
  • La présentation extérieure

On regrette

  • Le châssis « vieillissant »
  • L'ESP non débrayable
  • La finition légère

Apparue en 2005, badgée Abarth en 2008, restylée en 2010, la Punto pensait terminer tranquillement sa carrière. C'était sans compter l'arrivée d'une version SuperSport : 180 ch, et un joli tempérament...

Chez Abarth, le public connaît bien la petite 500, moins sa grande soeur Punto qui fût pourtant le premier modèle disponible au retour de la marque en 2009. Un constat totalement irrationnel... comme souvent lorsque le craquant « pot de yaourt » traîne dans les parages : la Punto, plus puissante, plus vaste et moins chère que la 500, se vend dix fois moins (8% des ventes Abarth en 2012) !Puisque la remplaçante de la Punto n'arrivera pas avant 2015, Abarth s'applique à animer la gamme. Ainsi est né notre acolyte du jour, la version SuperSport désormais seule disponible.Pour 20 990 euros, le client profite de 180 ch (165 ch auparavant), de freins majorés à étriers fixes et d'un échappement plus volubile (soit une partie de l'ancien kit Esseesse optionnel). Pour tester ce nouvel emballage, Abarth nous a donné rendez-vous sur les mythiques spéciales ardéchoises du rallye de Monte-Carlo : Le Moulinon > Antraigues, et Burzet > Saint-Martial, bien connues des passionnés. Moteur...

Petit moteur, gros souffle

Après quelques kilomètres parcourus en mode normal, le « Manettino » (un simple basculeur...) est rapidement placé en mode Sport : direction plus ferme, meilleure réponse à l'accélérateur et couple maximal en hausse transforment l'agréable citadine en véritable GTI. Le petit 1.4 turbocompressé, rempli de vie, catapulte alors l'italienne dès 2 500 tr/min. Amusant.Si la puissance s'évanouit après 6 000 tr/min -soit 500 tours avant la zone rouge-, les sensations restent sympathiques avec une sonorité rauque mais pas envahissante, des montées en régime rapides et des relances efficaces quelle que soit la vitesse engagée (six rapports au total, contre cinq pour la 500). Sur ce point, la Punto ne tombe pas dans le piège de l'allongement des rapports supérieurs (comme les Clio RS ou DS3 Racing), et préfère limiter ses émissions de CO2 avec l'aide d'un Stop & Start. Encore à la page en matière de motorisation, l'Abarth affiche davantage de complexes quand les lacets se présentent...

L'âge de ses artères

Dans la première spéciale, aux virages serrés et bitume dégradé, la Punto SuperSport souffre un peu. Les amortisseurs, certes mieux calibrés que ceux d'une 500, peinent à maintenir les roues au sol et font réveiller les aides électroniques au freinage comme à la réaccéleration. Et comme ces dernières ne peuvent se débrayer (antidérapage et autobloquant électronique fixes), le conducteur doit soigner ses ralentissements et réduire sa vitesse d'entrée en courbe, aussi altérée par un train avant plus paresseux que celui des françaises.La seconde spéciale (Burzet > Saint-Martial) tempère notre moue. Les courbes, au rayon plus important, conviennent mieux à la Punto qui laisse davantage jouer son train arrière pour faciliter l'inscription en virages. Les pneus chantent toujours un peu tôt mais le roulis contenu, la direction directe et les amortisseurs plus à l'aise sur ce bitume lisse redonnent le sourire au conducteur. Quant au freinage, moins échauffé par l'autobloquant électronique, il ne perd plus en efficacité et permet même des ralentissements musclés. Avec la Punto SuperSport, il suffit donc de choisir son terrain de jeu...

Le look en option

Les plus exigeants peuvent opter pour le kit de suspensions Abarth (741 euros hors pose), qui comprend quatre amortisseurs Koni à valve et autant de ressorts Eibach raccourcis. Moins abordable (2 037 euros), le kit jantes comprend quatre roues de 18 pouces livrées dans une caisse en bois, ainsi qu'un logo Esseesse sur le hayon (?!). Reste à savoir si l'efficacité progresse vraiment, au-delà du gain en matière esthétique. Un domaine que la Punto soigne particulièrement (voir liste des options), bien que les possibilités de personnalisation restent bien moins nombreuses que celles proposées sur la 500. A commencer par le nombre de teintes : rouge, noir, blanc et gris demeurent les quatre seules teintes disponibles sur la SuperSport.

Conclusion

Si son moteur reste attachant, la Punto Supersport ne suit plus la comparaison en matière de comportement routier face à aux rivales récentes que sont les Ford Fiesta ST, Renault Clio RS et Peugeot 208 GTi. Mais il serait injuste de la bouder. D'abord car son tarif très inférieur (3 000 à 4 000 euros de moins que ses rivales) invite à l'indulgence. Ensuite car la meilleure des Abarth, c'est assurément celle-ci : à la fois plus efficace et moins fatigante qu'une 500, la Punto est aussi moins chère et plus pratique !

  • Style intérieur / extérieur
  • Qualité et finition
  • Ergonomie et simplicité
  • Equipements et options
  • Confort et suspensions
  • Sécurité active et passive
  • Plaisir de conduite
  • Performances pures
  • Agrément moteur
  • Budget achat et carburant

Note 6 / 10

par 'Mathieu Sentis'.

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